Elsa, la Vegemite, les kangourous qui broutent et les barbecues en libre service… à Canberra (Australie)

10 04 2012

La famille pour le moment ce n’est que nous deux et Coco the cat.

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? (contrat d’Expatriation ou en duree indeterminee…) Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

Je suis venue pour la première fois en Australie (Canberra) en 2007 pendant mes vacances universitaires. Je suis expatriée ici depuis 2009, j’ai un visa de résidence permanente. Mon fiancé est australien, il est professeur des écoles ici. Je suis le point de poursuivre mes études à l’université de Canberra pour devenir professeure aussi. Nous voulons revenir en France dans les 8 prochaines années, l’Australie c’est loin et la famille ça manque ! J’ai beaucoup voyagé mais c’est la première fois que je vis à l’étranger.

2- Comment se passe la scolarisation ? Y-a-t-il des ecoles francaises ?

Nous n’avons pas encore d’enfants ( on se marie en Juillet 2013 : ) ) mais on s’intéresse tout de même aux différentes pédagogies. Il y a une école unique ici à Canberra car il ne s’agit pas d’une école Française mais d’une école bi-nationale, franco-australienne : elle allie les deux programmes scolaires, les deux langues,etc. Il y a une école/collège Steiner, quelques écoles Montessori et beaucoup de jardins d’enfance qui s’intéresse à l’approche de Reggio Emilia.

4- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

Je suis fascinée par l’espace, c’est grandiose, la lumière est différente, les gens sont chaleureux et accueillants et la Nature est pleine de surprises et surtout je suis avec celui que j’aime qui est originaire d’ici ! J’aime aussi le mélange de cultures, ce melting pot où je trouve ma place en tant que personne d’ailleurs.

5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ? (en positif, cote mentalite principalement)

J’ai l’impression que les gens prennent plus le temps de vivre ici, ils sont bavards et curieux, ils vous mettent à l’aise de suite. Les gens d’ici ne font pas de manières, c’est à la bonne franquette !

6- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

J’adore faire des barbecues  les week ends (d’ailleurs il y a des barbecues en libre service dans tous les parcs et à la plage ici), c’est le côté convivial de la culture australienne. La cuisine française me manque beaucoup, je n’aime pas tous les fast food ici et les portions sont gigantesques ! Le fromage est très cher et pas très bon, moi qui l’aimais tant en france ! J’ai découvert la vraie cuisine asiatique ( je pense que la cuisine asiatique en France s’adapte à nos papilles françaises), je suis fan de la cuisine japonaise qui est très saine et tellement dépaysante !

7- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

Les plats les plus étranges sont peut être le kangourous et le crocodile, j’ai goûté ces deux plats et j’ai beaucoup aimé. Certaines tribus aborigènes mangent des plats beaucoup plus étranges je crois (comme des vers). Ah oui ! il y a aussi le vegemite ici (pâte noire très salée faite de levures), au début je n’aimais pas beaucoup mais maintenant j’adore, sur du pain grillé avec un peu de beurre et une tasse de thé. Ici, on en donne même aux bébés dès le plus jeune âge !

8- La vie est-elle chere ?

La vie est extrêmement chere ici !! Nos courses hebdomadaires (pour deux) qui sont simples (surtout produits frais) nous reviennent à 200 dollars.

10- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

La culture de la table me manque beaucoup, ici on ne reste jamais à table très longtemps – les australiens sont très actifs, ils aiment passer du temps à faire des activités (souvent sportives).

Ce qui m’énerve c’est le fait que tout est payant !! tout ! même le pain racis pour donner aux canards du lac, c’est vous dire ! Aussi, j’appréhende un peu l’Australie comme un monde à part : ils sont tellement éloignés du reste du monde qu’ils n’en parlent presque pas. Je me suis habituée aux horaires différents, le diner se sert très tôt et les soirées ne tardent pas.

 

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

Le communautarisme est assez important mais ne m’a jamais empêché de rencontrer d’autres nationalités.

13- Decrivez votre rue/cadre de vie

Le concept de rue est très différent ici, car les rues sont en fait des routes. Nous habitons dans un des plus vieux quartier de Canberra, dans une maison en briques rouges, style britannique. Des eucalyptus entourent la maison, au printemps un couple de magpie (genre de grosse pie qui attaque au printemps !) fait son nid devant chez nous. Nous avons aussi un opossum dans un autre arbre. A une centaine de mètres, il y a de grandes prairies où l’on peut voir les kangourous brouter à la tombée de la nuit.

vue depuis la telstra tower sur Canberra

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

Oui il est facile de partir en week end, nous sommes à 3 heures de route de Sydney. Il est agréable de faire du camping sauvage ici, il y a tellement de coins perdus à découvrir.

15- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

Je rentre en France pour juillet/aout tous les ans, comme ça j’ai deux étés dans l’année !

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

Oui, nous voulons revenir en France. Les immenses étendues d’espaces vides mais remplies de beauté naturelle me manqueront beaucoup de retour en France (la France est 17 fois plus petite que l’Australie).

18- Quel est le climat ?

En été il fait très chaud (35 degres maximum) et en hiver assez froid ( -5 minimum) mais le soleil est toujours au rendez vous ! Les maisons ne sont pas adaptés à ce climat, donc en hiver il fait très froid !

Adventure race l’année dernière qui allie vélo, marche, canoë et bouée dans la rivière mais surtout beaucoup de fous rires!

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes francaises ?)

Je suis sûre que j’ai gardé des habitudes françaises et que j’ai pris des habitudes locales mais je ne saurais les nommer là ,tout de suite.

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante » ;)

Le week end dernier nous sommes allés nous promener dans un parc national du coin (Bungonia, NSW), sur le chemin du retour nous sommes tombés nez à nez avec un lézard d’environ 1m40 (genre iguane) – c’est le genre de rencontre improbable à Bordeaux !

 

« De ma fenetre, je vois…. » :

Un perruche, une rosella, rouge et bleu sur la branche d’eucalyptus. Un ciel bleu sans nuages. C’est peut être très cliché mais c’est bien ce que je vois depuis la fenêtre de ma cuisine.

***

merci Elsa !

J’attends vos témoignages, et c’est par ici : mariegervais2004 AT yahoo.fr !

Et notamment : je m’adresse aux Français qui vivent en Australie : est-ce que vous habitez tous sur la côté Est ? Personne dans un coin reculé du bush, ou sur la côté Ouest ?





Virginie, le Bubble tea, les abeilles grillées et les dentistes… à Taïwan

26 03 2012

Dans notre famille il y a : Doudou, le daddy aimant et travailleur, Ratounet, le petit blond de bientôt 4 ans qui n’a jamais vraiment connu la France, Macha, la chatte qui ne nous a jamais quitté, Carapuce, la tortue qui nous a rejoint en novembre et qui mange autant qu’un ours avant d’hiberner et moi !

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? (contrat d’Expatriation ou en duree indeterminee…) Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

Nous sommes à Taïwan depuis un peu plus d’un an et le contrat de doudou est renouvelable encore 3 ans. Il a un contrat local à l’université. Mais contrairement à ce que les gens pensent il n’est pas professeur, c’est un chercheur. Nous avons quitté la France pour une durée indéterminée en 2007. Notre première expatriation s’est faite au Japon puis aux Pays Bas et maintenant ici !

2- Comment se passe la scolarisation ? Y-a-t-il des ecoles francaises ?

Il y a une école européenne au nord de la ville mais notre fils n’y va pas. Le trajet serait trop long et les tarifs sont vraiment exorbitants surtout pour un enfant de 3 ans. Nous avons préféré le mettre dans une école « américaine » juste en bas de notre immeuble. Ratounet est le seul étranger si l’on ne compte pas les professeurs. Il y est très content. Et cela nous permet de pouvoir avoir un réel échange avec les professeurs sachant que s’il avait du aller à l’école taïwanaise c’est une chose qui aurait été impossible. Nous en sommes très contents, surtout parce que lui aussi est content d’y aller. Les écoles taïwanaises ont tendance à beaucoup pousser les enfants, comme souvent en Asie où l’éducation et la recherche de la perfection sont très importantes. Je pense que c’est le cas de beaucoup des parents des camarades de classe de notre bout de choux où ils voudraient que leur enfant soit bilingue anglais à leur entrée dans l’école obligatoire à 6 ans. Pour nous, c’est surtout un moyen de socialiser notre enfant. L’apprentissage de l’alphabet, des chiffres, de l’anglais sont un plus appréciable, c’est certain, mais pas primordial. Tout ce qui nous importe, c’est qu’il ait le sourire en y allant ou en rentrant le soir car il est, comme il dit lui-même, un « big boy ».

Classe dans une source d’eau chaude

3- Vos enfants sont-ils bilingues ?

Oui, il parle anglais et français.

4- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

Les gens. J’aime déjà au départ beaucoup les gens mais ici ils sont vraiment chaleureux, gentils. Bien entendu il y a des exceptions comme partout mais oui, ce sont les gens. Où que vous alliez vous avez la possibilité de rencontrer des personnes formidables ici. Et même si la langue peut paraître un frein, on arrive toujours à se comprendre.

5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ? (en positif, cote mentalite principalement)

Le sourire ! Les taïwanais sont accueillants, ils ont toujours le petit truc qui va faire que l’on se sentira bien. Au restaurant il y aura toujours des petits couverts pour les enfants par exemple. Les gens viennent nous voir pour nous demander d’où l’on vient ce que l’on fait. En France je n’ai jamais connu ça.

C’est certainement un coté marchand et intéressé, mais c’est très agréable de ne pas avoir l’impression de déranger un vendeur quand on lui pose une question.

6- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

Je suis une grande fan de bubble tea ou de jus de fruit. Partout il est possible de trouver des stands vendant ces petites merveilles. Il s’agit de tea où sont mises des billes de tapioca. C’est délicieux. On en retrouve aussi dans les jus de fruit avec des lamelles de gelé à la noix de coco. J’adore ! Je ne pourrais plus m’en passer.

Par contre il manque bien entendu certaines choses. J’adore la brandade de morue mais ici ça n’existe pas et coté fromage il faut se contenter de ce que l’on peut trouver à Carrefour à des prix qui vous obligeraient à vendre un de vos reins.

A Taïwan, les influences sont diverses : il est ainsi très facile de trouver des spécialités culinaires des quatre coins de la Chine, mais aussi du Japon, de la Corée et de la péninsule indo-chinoise.

7- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

A Wulai vous pouvez trouver des abeilles grillées mais je n’ai jamais gouté. Autrement il y a le Stinky Tofu qui sent horriblement mauvais jusqu’à en donner la nausée. Mon doudou en a gouté et il a dit que ce n’était pas vraiment mauvais mais pour ma part je préfère éviter.

Il y a aussi les noix de betel qui rend les dents et la bouche rouges/noires. Il paraît que ça a des effets « stimulants ».

L’un des plats favoris de Doudou est une spécialité uniquement taïwanaise, le nuiramen, une soupe de nouilles au bœuf.

8- La vie est-elle chere ?

Non la vie de tous les jours n’est pas chère. On peut manger dans la rue pour 100 à 200 NT ce qui fait  moins de 5 euros. En ce qui nous concerne c’est l’école et le loyer qui plombent le budget, ce qui est logique dans une capitale de plusieurs millions d’habitants. A titre d’exemple, hier j’ai acheté un tee shirt à 100 NT ce qui est courant ici, soit 2,5 euros.

9- Cote conduite ?

Nous n’avons pas de voiture mais cela nous arrive de prendre le taxi ou de monter avec des amis et il nous arrive d’avoir des frayeurs. Il y a beaucoup de scooters. Une fois nous avons même pu voir un scooter sur un autre scooter en plus du conducteur. Voir une famille entière sur un 2 roues est courant. Je n’ai pas mon permis mais si je l’avais il ne me viendrait pas a l’idée de conduire ici.

Pour faire simple : dangereux !

10- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

Je ne sais pas si c’est dans la mentalité mais ce qui m’a beaucoup énervé au début et encore maintenant, ce sont les gens qui viennent toucher mon fils. Même si c’est gentil et qu’ils ne veulent pas lui faire de mal. Un petit blond ça ne se voit pas souvent et nous avons pris l’habitude de cacher son visage ou de nous interposer quand les appareils photos commencent à sortir des poches.

Mais le plus dur doit être surement le manque d’intimité. Chez certains médecins, un simple rideau vous sépare des autres patients qui attendent et qui bien entendu peuvent tout entendre de votre conversation. Pareil chez le dentiste où la séparation n’est qu’un comptoir.

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

Notre intégration a été très facile. En tout cas beaucoup plus qu’aux Pays Bas. Nous connaissions déjà des japonais sur place et il y a quelques français au labo de Doudou donc nous avions déjà des contacts. Ensuite j’ai rencontré une taïwanaise parlant français et nous sortons souvent ensemble. Ici pour rencontrer une personne il suffit juste d’aller lui parler. Nous avons désormais des amis turcs, d’Amérique du Sud, d’un peu partout en fait.

De manière générale, nous évitons le communautarisme franco-français. Travaillant dans un institut où les nationaux forment moins de la moitié des employés, l’intégration à travers plusieurs nationalités est de mise.

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

Je ne parle pas mandarin et je n’ai pas vraiment le temps mais je connais quelques mots comme « bonjour » ou « merci ».

13- Decrivez votre rue/cadre de vie

Nous habitons au sud de Taipei dans le quartier de Xindian. Notre appartement est plutôt grand pour ici et nous sommes au 19ème étage. Avec seulement 3 chambres, nous avons 2 salles de bain. Il est de coutume à Taïwan d’avoir une salle de bain dans la plus grande des chambres dite « chambre des maitres de maison ». Nous l’avons laissé à Ratounet. Nous sommes dans un ensemble d’immeubles avec gardien jour et nuit et nous avons même un local poubelle ce qui est génial puisque les poubelles à Taïwan c’est franchement galérien. En bas nous avons un 7/11 qui est une supérette ouverte 24h/24 et à moins de 50 mètres se trouve l’école de Ratounet. Il nous suffit de traverser la route pour partir à l’aventure et se perdre dans la montagne, de plus un bus nous amène directement au village de Wulai qui est comme un petit bout de campagne dans la montagne avec ses sources d’eaux chaudes et sa cascade.

Nous sommes vraiment bien placés car le métro est à peine à 5 minutes à pied et à une station d’où nous sommes, à Bitaine,se trouve un bout de rivière où il est possible de faire du pédalo. Il y a aussi un parc avec des jeux et un marché tous les matins dans notre quartier.

Joueur de scie

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

Même très facile ! Le train et hop ! Dans une capitale il y a toujours plein de choses à visiter. Par contre avec un enfant c’est plus problématique. Mais nous sortons régulièrement quand même. Dernièrement nous sommes tombés amoureux de la ville de Lukang lorsque nous sommes allés au festival des lanternes. Une véritable merveille. Sur Taipei il y a les marchés de nuit qui plaisent beaucoup et pas mal de musées. Le zoo est génial et nous y allons souvent. Du zoo il est possible de prendre une cabine pour aller dans la montagne voir les maisons de thé. Il y a même un musée où dès votre arrivée on vous offre une tasse bien chaude. Nous avons aussi visité la tour 101.

Festival des lanternes

L’île est petite et partir quelques jours dans le sud est très facile. En plus il y fait chaud en hiver !

15- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

Nous rentrons cette année en vacances pour les fêtes de fin d’année mais je pense que ce sera la seule fois que nous le ferons avant de repartir ailleurs. Mais la famille vient nous voir. Mes parents sont venus en octobre et ils comptent repasser l’année prochaine tellement l’île leur a plu.

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ?

On ne sait pas. Nous aimerions bien nous poser dans peu de temps pour que notre fils se fasse des amis a long terme mais nous ne savons pas encore où.

17- Face a quelle mentalite/habitude/defaut francais etes-vous + clement, avec le recul d’habiter a l’etranger ?

Leur grande gueule. A Taïwan et encore plus au Japon les gens ne disent pas toujours ce qu’ils pensent et derrière un sourire on ne sait pas ce qu’il peut se cacher. J’aime beaucoup les taïwanais mais il faut aussi être réaliste : on n’est pas au pays des bisounours. Il y a aussi des gens grincheux et qui ne sont pas dignes de confiance mais c’est plus difficile à voir. Les français sont peut-être d’éternels insatisfaits mais au moins ils disent ce qu’ils pensent.

18- Quel est le climat ?

A Taipei c’est subtropical avec deux saisons où il pleut : en été avec de grosses chaleurs et en hiver avec une température qui descend rarement en dessous de 10 degrés. Mais quand il fait ce que j’appelle un « froid-mouillé » c’est très difficile de se réchauffer surtout que les appartements et maisons ne sont pas équipés de chauffages. Quand il fait 15 dehors il fait également 15 dedans. En été il fait excessivement chaud en plus d’être humide. Au moindre effort on est dégoulinant de transpiration mais les clim sont là pour ça !

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes francaises ?)

Je cuisine français, avec un peu de local dedans. Je ne traverse pas la route si le bonhomme est rouge, ce qui fait rire certains de mes amis, et ceux même en pleine nuit quand il n’y a pas un chat. Jusqu’à ce que je m’en rends compte bien sûr. Mais c’est devenu un réflexe. Par contre le petit déjeuner c’est du 100% français, j’ai beaucoup de mal avec l’idée de manger du poisson et du riz dès le réveil. D’ailleurs j’ai eu de grands moment de solitude quand j’ai accouché au Japon lors de mon séjour à la maison de naissance. Je pense que notre vie est un mix d’habitudes locale et française, comme enlever nos chaussures avant de rentrer dans une maison, boire du thé n’importe quand, trouver normal que tous les magasins soient ouverts le dimanche mais aussi fêter Noël et manger à heure fixe.

Koahsiung

19- Y-a-t-il de la censure ?

Ni plus, ni moins qu’en France. En tout cas si c’est le cas je ne la ressens pas.

Le président précédent étant en prison depuis plusieurs mois/années pour corruption, j’aurais tendance à dire que la censure est moins présente, mais la démocratie taïwanaise est jeune et a encore quelques travers. Il est toujours difficile pour un expatrié ne parlant/lisant pas la langue locale de connaître les divers manquements à la démocratie, étant par définition en dehors de la vie publique locale.

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante » ;)

Ok ! Mais elle est de mes parents. Quand ceux-ci sont venus, ils sont allé manger dans un petit restaurant de fruits de mer. Ils ont un peu sympathisé avec la table à côté puis à un moment un plateau de crabes farcis qu’ils n’avaient pas commandé est arrivé : c’était un cadeau de leurs voisins de table !

Aller une deuxième, mais de moi cette fois. Un vendredi matin alors que j’allais faire les courses au tout début de notre aménagement, j’avais une route à traverser assez dangereuse et la mamy qui était descendue avec moi m’a pris la main pour traverser comme une petite fille, tout en m’expliquant comment faire attention en chinois (en tout cas je pense que c’est ce qu’elle disait). Et on s’est quitté de l’autre côté en échangeant un sourire. Elle ressemblait à ma grand mère avec les yeux bridés !

« De ma fenetre, je vois…. » :

De la fenêtre de ma chambre quand je suis dans mon lit je vois la montagne ! Avec une espèce de petite pagode au sommet. J’adore cette montagne. En mai elle est toute blanche avec ses fleurs de neige, il lui arrive d’être grise de temps en temps et parfois elle a même la tête dans les nuages !

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Merci Virginie pour ce détour taïwanais ! Je veux bien la même vue de mon lit… et je rêve désormais de goûter au bubble tea !! 

Si vous voulez suivre les aventures de la famille Raton, c’est par là :

clic !

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La semaine prochaine ? J’attends vos témoignages !!

C’est par ici : mariegervais2004 @ yahoo.fr





Carte du monde à jour !

12 03 2012

3 minutes avant de laisser la place à Céline qui va nous faire découvrir Pasadenas…

La voilà, la jolie carte à jour de tous vos témoignages !

74 témoignages, déjà !!!!!

Je remarque qu’il y a de gros trous dans cette carte du monde… Des volontaires pour un petit témoignage sur la vie en Afrique noire, en Amérique du Sud, dans le grand nord  ? Personne dans l’Ouest de l’Australie ? Et y’a comme un gigantesque trou en Asie et en Russie… A vous !!

Pour faire des zooms (vous êtes plusieurs à témoigner pour la même ville, ou des villes voisines), pour la découvrir de façon interactive, cliquez sur l’onglet "New ! La carte interactive" sous la bannière du blog

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Et maintenant, place à Céline à Pasadena !

C’est NOUVEAU, pour cette semaine, et c’est juste en-dessous :





Cécile, le métro qui sent bon, le jambon à l’eau et l’accent "cute"… à Pasadena (Californie))

11 03 2012

Cecile et Patrick, alias LesMouths, nous vivons a Pasadena, a 15kms au nord-est de Los Angeles depuis 2 ans.

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? (contrat d’Expatriation ou en duree indeterminee…) Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

Nous avons demenage en Californie fin December 2009, pour a la base une aventure de 2-3ans qui s’est vite transformée en EDI (expatriation a durée indéterminé J) ! Je travaille dans un labo de recherche comme ingenieur chercheur (ce qui fait suite a mon post-doc de 2ans) et Patrick a un boulot type CDI egalement.

Ce n’est pas la première fois que nous vivons a l’etranger : j’avais passe presque 1 an a New-York pendant mes études et LeMouth a déjà vecu 14 ans en Afrique et 2 ans chez les British…

 Panorama de la Death Valley vu du Zabriskie Point

2- Comment se passe la scolarisation ?

Nous n’avons pas d’enfants donc je peux uniquement parler du vécu de nos collègues/amis. L’ecole « publique » ne commence qu’a 5-6ans, avant ils vont a la Pre-School ou a la creche. C’est payant et cela peu atteindre $1500/mois facilement quand les 2 parents travaillent et que les enfants font des jours complets.

Ensuite il y a des écoles publiques et privées jusqu’à la fin du lycée, les écoles publiques sont plus ou moins bien selon les quartiers de L.A., elles sont notées sur 10 ce qui donne des infos aux parents sur la qualité de l’enseignement, elles sont gratuites (ou très peu cheres). Les écoles privées sont très cheres, entre $15,000 et $30,000 par an selon les endroits…

Il y a 2 ecoles françaises a L.A. : les Lilas (Pasadena, Los Feliz et en OC je crois) et le lycée français vers Beverly Hills. Elles sont payantes mais il existe des systèmes de bourses pour les expats, plus ou moins importantes selon les revenus.

3- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

La gentillesse des gens, toujours serviables, toujours le sourire, jamais grognons ou de mauvaise humeur …!! La vie est beaucoup moins stressante d’un point de vue global. Le métro ne pue pas, il est a l’heure et jamais en greve, meme chose (ou presque) pour les bus. Les magasins sont ouverts jusqu’à 10h le soir donc pas la peine de courir en sortant du boulot, il y a le temps. Le dimanche tout est ouvert donc on a vraiment 2 jours entiers pour profiter du WE et faire ce que l’on veut et pas seulement 1.25 jour comme en France… enfin voilà, beaucoup de choses en fait !

4- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

La nourriture c’est toujours un peu complique quand on debarque dans un nouveau pays, on a l’habitude de ses marques françaises, on achete toujours la meme chose… ici forcement on ne trouve pas. Donc au début on essaye de faire la meme cuisine qu’en France avec les produits locaux mais c’est pas super (typiquement une quiche avec du jambon imbibe d’eau)… et puis on en vient a modifier nos habitudes alimentaires pour coller aux produits du dit-pays. Cela prend un peu de temps …

Ce que l’on ne trouve pas c’est du bon pain qui a un bon gout, du coup je fais mon pain moi meme, a la main. Ca prend un peu de temps mais c’est quand meme super bon ! Pareil, les chocolats et bonbons sont pas supers, (oubliez les fraises Tagada), les seuls que l’on va trouver seront dans les colis humanitaires envoyés par la famille/les amis !!

Ah et puis le saucisson …bah il n’y en a pas … enfin presque pas, car on en trouve chez Trader’s Joe du pas trop mal (Colombus pour ceux qui seraient en manque).

 

Exemples de colis humanitaires de compet

5- La vie est-elle chere ?

Oui la vie est assez chere mais les salaires sont plus eleves donc en comparaison je pense qu’on s’y retrouve assez vite. Les fruits et légumes sont chers par exemple mais l’electromenager, les voitures, l’essence le sont moins qu’Europe. Meme chose pour les fringues.

Par contre la sécu coute très très cher, de meme pour l’education des enfants et la retraite ! Donc selon la situation familiale et l’age, il faut vivre ici ou rentrer en France J !

Notre ancien appart nous coutait $1900/mois pour 80m2, 1 chambre et une mezzanine type loft … ca donne une idée et je pense qu’a Paris, proche du métro et d’un coin qui bouge, c’est globalement le meme prix, avec le taux de change.

 

Plats de suhis et makis pour $10 dans Little Tokyo

6- Cote conduite ?

Les ricains sont plutôt relax au volant et comme les voitures ont presque toutes une boite automatique, conduire ici est très agréable. Bon évidemment il y a pas mal de bouchons (18millions d’habitants oblige) mais cela reste correct. Ils ne klaxonnent pas, jamais, meme quand le gars de devant s’endort au feu rouge… Par contre ils ne savent pas vraiment conduire au sens propre du terme, il n’y a pas d’Auto-Ecole comme chez nous du coup il y en a certains qui sont un peu dangereux !!

Ah et puis un autre petit truc bien sympa, il n’y a pas de priorité a droite (une aberration a la française) et ca c’est bien pratique, faut juste faire attention et s’en rappeler quand on rentre en France !!

 

Plaque d’immatriculation personnalisee, « Love Mammoth Lake »

7- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

L’integration est facile, surtout pour nous vu que l’on côtoie 90% de français en dehors de nos boulots. On essaye de se faire des amis americains mais les modes de vie sont tellement différents des nôtres que c’est assez difficile. Arriver chez les gens a 3pm pour commencer a manger a 5pm et partir a 9pm, ca fait bizarre !

Mais on a quelques couples d’amis ricains tout de meme J.

8- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

Oui nous parlons tous les 2 anglais couramment, on a évidemment pris des cours a l’ecole comme tout le monde mais on a surtout appris sur le tas une fois dans les pays anglophones ! Il ne faut pas avoir peur de prendre la parole et de s’exprimer, les gens sont très compréhensifs et sont toujours ultra charmes de notre accent français … I loooove your accent, you are sooo cuuuute !!!

9- Decrivez votre rue/cadre de vie

Nous avons achete une maison il y a 9mois donc nous avons maintenant 2 chambres a l’etage avec chacune sa salle de bain, un grand garage au sous sol et une grande pièce a vivre+cuisine au rez de chaussée, avec un petit patio qui donne sur la rue. La résidence a piscine et jacuzzi, de meme que BBQ en libre accès. La rue est très calme avec de grands palmiers, très californien. C’est un quartier familial avec des enfants qui font du vélo, des gens qui courent avec leur chien, pas un bruit la nuit, c’est limite la campagne !!

Notre jardin/patio avec un citronnier et un BBQ dont on se sert toute l’annee !

10- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

Il y a des tonnes de choses a visiter aux alentours, on est a 30min de la plage, 30min des montagnes, 1h30 des pistes de ski, 1h du désert, 1h des vignoles de Santa Barbara. Dans L.A., il y a toutes sortes de rencontres sportives, des expos, des musées, des concerts… comme toute grande ville!

Je pense qu’on pourrait vivre 1an a L.A. en faisant quelque chose de different tous les WE. On essayait au début de faire pleins de choses et puis le temps passe et on devient plus pantouflard !

 

Le « Queen » Mary a Long Beach

 

« Getty Center » le long de la 405

11- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

On essaye de rentrer 1 fois par an au moins, 2 si possible (financièrement et « vacancierement »). On a environ 15jours de congés par an chacun donc ce n’est pas très facile ! A chaque fois que nos boulots nous envoient en Europe, on en profite pour passer le WE dans la famille, c’est toujours ca de gagne !

Au dessus des nuages sur un vol LA-Paris

12- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

Oui, on reviendra surement en France, un jour, mais on ne sait pas quand ni ou. Je devrais plutôt dire, on rentrera en Europe … apres l’Europe tout est a 1h ou 2h d’avion donc c’est plus facile !

Rien ne nous « degoute » en France mais pour l’instant on est plus séduits par le mode de vie californien et nos boulots nous plaisent beaucoup.  Mais comme je le disais plus haut, l’education des enfants coute très cher donc on refera la balance une fois que l’on en aura, et c’est possible que l’on decide de rentrer a ce moment la.

La famille et les amis nous manquent, mais par contre la mentalité des français ne nous manque pas : jamais contents, tout le temps entrain de râler ou de faire greve … c’est d’ailleurs comme cela que les américains nous perçoivent, toujours en greve (bonjour la réputation)!

13- Quel est le climat ?

Il fait beau 350jours par an et en moyenne il fait 25C donc ca se supporte plutôt bien J. Il ne pleut pas beaucoup, mais quand il pleut c’est pour de bon : pas de petit crachin breton qui ne sert a rien … non, de la vraie pluie qui inonde tout !

Ce qui est agréable c’est qu’il ne fait jamais très humide donc meme si il fait 35C, on peut encore respirer.

 

Photo prise a Santa Monica, un 1er Janvier … on était en T-Shirt !

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante » ;)

Une fois un petit pépé arrete mon chariot en plein milieu d’un supermarche et me demande d’un air suspicieux ce que c’est que ces trucs verts … c’etait des poireaux ! Il m’a demande comment je les mangeais, si c’etait bon, quel gout ca avait et puis il a fini par me demander d’ou je venais. Quand je lui ai dis que j’etais française il m’a répondu « Of course, you’re French ! » … Mais c’est bien sur, je mange des poireaux donc je suis française !!

 

Il m’arrive également de demander de l’eau sans glaçons et je dis « water without glass » au lieu de ice … alors forcement on me regarde bizarre, de l’eau sans le verre c’est toujours un peu complique !

« De ma fenetre, je vois…. » :

… ma rue et les magnolias qui la bordent mais je vais tricher et vous faire voir la vue des fenetres du Griffith Observatory de nuit … un must !

Vue de DownTown du Griffith Observatory

***

Merci Cécile ! 

Son blog :

clic !

***

La semaine prochaine, on ira soit découvrir le Japon avec Jérôme, soit Taïwan avec Virginie (je leur mets la pression :) ), soit… vous ? Quelque part dans le monde ?

Si vous souhaitez témoigner, c’est par ici :

mariegervais2004 @ yahoo.fr (sans les espaces évidemment)





Amandine, le beurre frit, le port d’arme et l’accent du Sud… à Greenville (Caroline du Sud)

5 03 2012

1-    Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

Je suis arrivée à Greenville, SC en août 2010. Je pourrais rester encore un an de plus mais j’ai décidé de  rentrer en France pour l’été 2012. C’était ma première expérience de vie à l’étranger.

2- Comment se passe la scolarisation ?

Je suis enseignante dans une école américaine qui a un programme d’immersion française. Les élèves passent 50% de la journée en anglais et 50%  en français à étudier les maths et les sciences.

Il y a très peu d’enfants d’expatriés qui vont plutôt à l’Ecole Francaise Bilingue de la ville.

Il y a également plusieurs écoles de type Montessori dans la ville.

4- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

 J’aime la simplicité de la vie, le temps très agréable.

5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ? (en positif, cote mentalite principalement)

Le côté très agréable, acceuillant des Américains. Le sourire des gens, leur gentillesse, leur hospitalité.

6- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

Je me suis mise à apprécier les vrais hamburgers que je peux trouver ici. Et puis j’adore aller chez Starbucks me prendre un latte régulièrement. Ce que j’adore aussi c’est de pouvoir trouver des fruits délicieux et gorgés de soleil à toute saison grâce à la Floride qui se trouve à quelques heures.

Ce qui me manque, ce sont les yaourts, le choix étant très restreint ici et le fromage que l’on peut trouver mais à un prix excessif.

7- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

Les spécialités des foires : les beignets en tout genre : le beurre frit, le snickers frit, le coca frit…

8- La vie est-elle chere ?

Ici, la vie n’est pas chère comparée à d’autres villes américaines. La Caroline du Sud est un des états qui a les taxes les plus basses.

9- Cote conduite ?

Plutôt tranquille, sauf sur l’autoroute où ils n’ont aucune conscience des distances de sécurité. Les queues de poisson et doubler par la droite sont « autorisés ».

Les motards peuvent rouler sans casque.

10- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

- L’omniprésence de la religion avec des églises tous les 10 mètres, la prière systématique avant chaque repas, le fait qu’il soit très difficile de s’intégrer à la population américaine si on ne fait pas partie d’une communauté religieuse.

- Les batailles contre l’avortement ou la peine de mort : on croise souvent des gens aux feux avec des pancartes contre tout ca, j’ai même vu une affiche 4×5 anti avortement.

 - L’hypocrisie ambiante : le sourire « colgate » pour ne surtout pas choquer ou heurter.

 - Le port des armes très (trop) courant ici.

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

L’intégration peut s’avérer plus difficile qu’il n’y parait. Les Américains du Sud sont très accueillants, mais le contact peut s’avérer superficiel. Comme je l’ai dit plus haut, si on n’appartient pas à une église, il est difficile d’avoir des relations sincères avec les gens.

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

 J’ai une licence d’anglais et je me débrouille même s’il a été difficile de s’habituer à l’accent du Sud,  très particulier ! La communauté hispanique est également très présente. La plupart des choses sont proposées dans les deux langues.

13- Decrivez votre rue/cadre de vie

Je vis dans une résidence où il y a piscine, salle de sport, activités pour les résidents et terrain de tennis. Mon appartement est bien plus grand que ce que je pourrais m’offrir en France. Il y a de l’espace ici !

Greenville est une ville américaine très boisée, ce qui la rend agréable. Le centre-ville a été rénové et contrairement à beaucoup de villes américaines, il est particulièrement plaisant de se balader sur Main Street où il y a beaucoup de restaurants avec terrasse, des petites boutiques, un grand parc. 

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

Oui, c’est assez simple. L’aéroport de Greenville est plutôt bien desservi, Charlotte et son aéroport international est à 1h30 et Atlanta à 2h30.

La côte de la Caroline du Sud avec Charleston et Savannah sont à 3h30 environ (ce qui n’est rien ici !) Et les montagnes Apalaches à 1h. Très simple de se faire des petits weekends dépaysants pour pas cher.

Charleston avec ses anciennes maisons coloniales

Les swamps et les alligators

Les arbres couverts de mousse espagnole à Savannah

Coucher de soleil sur les marécages aux alentours de Savannah.

Et les montagnes Apalaches à 1h. Avec des couleurs magnifiques, surtout en automne.

Smoky Mountains dans les Apalaches.

15- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

Je suis rentrée pour Noël les deux années.

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

Oui je dois rentrer en juillet prochain.

La vie plus compliquée, le temps.

18- Quel est le climat ?

C’est un climat subtropical humide. Très chaud mais très humide au printemps et en été. L’hiver ne dure pas longtemps.

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante »

La Saint Valentin est une fête que l’on fête pour de vrai ici. Les supermarchés, les centres commerciaux se mettent au rose et au rouge, il y a des cœurs partout. A l’école, j’ai été couverte de cadeaux et de chocolats par mes élèves car ici, ce n’est seulement la fête des amoureux mais l’occasion de dire à tous ceux qu’on les aime.

Voici tout ce que j’ai reçu pour la St Valentin.

« De ma fenetre, je vois…. » :

De mon grand balcon, je peux voir la piscine de ma résidence et au loin les Apalaches. Et bien sûr, le ciel bleu !

 ***

Merci Amandine ! 

La semaine prochaine, on retrouve Cécile et Patrick à Pasadena !





Bernard, le zébu, les taxi-brousses surchargés et l’épicurisme… à Madagascar

27 02 2012

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? (contrat d’Expatriation ou en duree indeterminee…) Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?
Bernard 56ans
J’ai découvert Madagascar en 1995, j’y suis revenu plusieurs fois avant de m’y installer en 2002. C’est la première fois que je vis à l’étranger.
Je travaille à mon compte surtout sur internet avec des produits propres à Madagascar.

2- Comment se passe la scolarisation ?

Il y a des écoles françaises ainsi que des lycées dans les grandes villes.

4- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

Le climat, pas de froid comme en France, bien qu’il fasse bien frais pendant l’hiver austral sur les plateaux, à cette époque je migre sur la côte où il fait trop chaud pour moi de décembre à avril.

L’accessibilité aux gens quel que soit leur statut, les classes sociales sont très marquées financièrement mais socialement parlant on peut aborder n’importe qui. On peut sourire à une femme et l’aborder sans qu’elle n’appelle la police !!! Une certaine indolence tropicale, loin du stress européen. J’ai bu des verres avec des ministres inconnus dans plusieurs bars.

 

5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ? (en positif, cote mentalite principalement)

La gentillesse naturelle des gens, même si elle est souvent intéressée surtout en ville. Un rythme plus humain bien que très ralenti parfois. Ici le temps n’a pas de valeur. Paradoxalement les malgaches vivent dans l’urgence au jour le jour, mais le temps ne compte pas. Les malgaches rient facilement et aiment ça.

 

6- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

Sur la côte, les poissons et fruits de mer, notamment, calmars, dame tombée, camarons et cigales. Sur les plateaux, le zébu qui a vraiment un goût de viande, le canard sous toutes ses formes, excellent foie gras local, il y a quelques fromages mais les « vrais » manquent. Le vin local est de piètre qualité. Le bon pain ne court pas les rues non plus.

 

7- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

La tortue, bien qu’interdite est consommée dans le sud, le fany ou chauve-souris au goût de poulet. Le poisson d’eau douce, tilapia, séché et salé et vachement…salé qui dégage une odeur infernale sur les étals !

 

8- La vie est-elle chere ?

Oui et non, si on s’approvisionne sur les marchés, c’est encore abordable, pour les étrangers,  bien que la vie ait énormément augmenté ces dernières années. En supermarché, les produits importés sont chers. Le logement est cher comparé au niveau de vie si on veut un confort minimum, électricité, eau chaude, etc…L’électricité est la plus chère du monde. L’essence est à un peu plus d’un euro.

 

9- Cote conduite ?

Souk intégral dans la capitale au niveau embouteillages. Il n’y a pas un feu rouge dans tout Madagascar. Sur les routes, ça va à peu près si on fait attention aux camions et aux taxi-brousses surchargés, il faut être plus vigilant qu’en France, sur les pistes, galères en temps de pluie. Les véhicules sont souvent dans un état lamentable, 80% ne pourraient pas rouler en France.

 

10- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

La déférence systématique ou presque envers les « vazahas », les étrangers. On sent une sorte de « complexe ». En ville surtout, les rencontres se terminent toujours par un intéressement, il  y a peu d’échanges sincères véritables. Rien n’est gratuit. Les « fady », interdits ou tabous, issus de traditions obsolètes qui gangrènent la vie quotidienne, surtout en province.

Le vol, les « vazahas » sont dans le collimateur, à la moindre occasion vous êtes dépouillés. La corruption systématique à tous les niveaux, du gardien de parking au ministre.

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

Le rapport des vazahas et des malgaches est très ambigu. Neuf fois sur dix, le malgache demandera quelque chose au vazaha, supposé être riche, c’est dans leur « culture », un sport national. On sent bien qu’on est étranger. En 1995, un « zanatany », étranger né à Madagascar, m’avait dit au cours d’une conversation quand je suis arrivé que je n’aurai jamais d’ami malgache, ami dans le sens où on l’entend en France. Je l’ai pris pour un néo-colon bien imbu de sa personne, seize ans après, je constate qu’il avait raison.

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

Non pas vraiment, je connais les phrases essentielles, je comprends plus que je ne parle, ici quasiment tous les locaux parlent français, du moins en ville.

13- Decrivez votre rue/cadre de vie

A Tananarive je suis en appartement en centre-ville, ça me permet de bouger à pied ou en taxi pour les courses ou voir des amis et sortir, avoir une automobile ne me sert à rien. Sur la côte, je loue un grand bungalow au bord de  l’eau, case en végétal, sans fenêtre, juste des volets, salle d’eau,  ventilateur quand il y a de l’électricité. Très spartiate mais ça me suffit.

 

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

De Tana, il y a quelques lieux de villégiature à deux heures de route. La mer est à six heures de voiture. Pas grand-chose à visiter sinon, à part la campagne, culturellement, c’est très très limité. Mais à 10 minutes de la capitale, on est en pleine cambrousse, appréciable en regard de la pollution de Tana. Quand on est sur la côte, on y reste !

15- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

Jamais.

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

Peut-être un jour, pour le moment je vis bien à Madagascar, rien ne me rebute vraiment à revenir en France, si ce n’est le système compétitif systématique dans le monde du travail et le culte de l’argent.

17- Face a quelle mentalite/habitude/defaut francais etes-vous + clement, avec le recul d’habiter a l’etranger ?

L’épicurisme.

 

18- Quel est le climat ?

Chaud et humide sur la côte est et au nord, plus sec dans l’ouest et le sud. Continental sur les plateaux, chaud l’été, frais voire froid le soir en hiver.

 

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes francaises ?)

Pas spécialement si ce n’est manger dans des gargotes locales. La nuit tombe à 6 ou 7 heures selon la saison, on traîne moins dans les rues le soir pour raisons de sécurité. Toujours vérifier ses portes et serrures, c’est pénible.

19- Y-a-t-il de la censure ?

Oui, Madagascar se veut très religieux et prude, mais ce sont les apparences. Les sex-shops sont interdits par exemple, mais il y a des prostituées plein les rues. La presse est muselée en douceur, l’opposition quelle qu’elle soit vit dans la peur d’un emprisonnement sous tous prétextes.

 

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante » ;)

Au cours d’un de mes premiers voyages j’ai vu au « Zoma » l’ex plus grand marché en centre-ville du monde, un homme qui perçait sur une machine à colonne manuelle des pièces de dix centimes. Je m’enquis du pourquoi, ici il n’y a pas de rondelles me dit-il, alors je perce des pièces de dix centimes et je vends la rondelle quinze centimes.


« De ma fenetre, je vois…. » :

Vue de la porte :

Tananarive

Merci Bernard !

***

N’hésitez pas à proposer vos témoignages : par ici : mariegervais2004 AT yahoo.fr !





Guillaume, les vers grillés, les inondations et les massages de pieds …. à Bangkok (Thaïlande)

13 02 2012

 

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? (contrat d’Expatriation ou en duree indeterminee…) Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

 

Je suis arrivé à Bangkok (Thaïlande) à la mi-octobre 2011. Je dois normalement rentrer en France à la fin de mon semestre d’études, début mai 2012. C’est bien la première fois que je vis à l’étranger et j’aimerais beaucoup prolonger cette expérience asiatique d’au moins un an. Mais pour cela, je dois trouver une mission ici.

 

4- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

 

Ce pays est juste extraordinaire. Les gens sont d’une part très accueillants. En tant qu’européen et blanc, on est très bien considérés même si il s’agit de stéréotypes bien ancrés. D’abord comme étant riche, mais aussi comme étant « plus beau que la moyenne ». En France, c’est plutôt l’inverse mais ici les thaïs aiment les peaux blanches. La mode, omniprésente, véhicule des codes de beauté liés à la blancheur. Outre cela, les gens sont très disponibles et ont toujours le sourire. Leur regard peuvent paraître insistants mais c’est surtout de la curiosité. On s’y habitue très vite. De plus, on ne ressent pas de jugement dans leur regard comme on pourrait avoir en France. Ils sont aussi très respectueux de manière générale et inspirent la confiance. Pour la petite anecdote, un de mes amis a oublié sa carte bancaire deux fois quand il est venu en Thaïlande. Je lui ai dit qu’il n’y aurait aucun problème et qu’il ne devait pas s’inquiéter. Les deux fois, les personnes l’attendaient avec sa carte !   

 

5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ? (en positif, cote mentalite principalement)

 

Les catégories sociales sont moins marquées et tout le monde semble pouvoir se rassembler, tout au moins autour de la religion bouddhiste et de la ferveur envers le roi. Les thaïs sont très solidaires. J’ai vécu la deuxième phase des inondations à Bangkok et j’ai été frappé par la mobilisation pour aider les sinistrés. Enfants comme adultes. Ceux qui travaillaient, venaient aider directement après leur heures de travail, même la nuit. D’une manière générale, les gens sont très respectueux et ne s’énervent pas.

 

6- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

 

Les thaïs mangent dans la rue sans arrêt. C’est une vraie institution. La nourriture est très bon marché (moins d’un euro le plat en général) et délicieuse. Les plats sont préparés et servis en quelques minutes et vous pouvez manger presque à toute heure, ce qui serait inconcevable ailleurs. L’un des plats emblématiques du pays est les pad thaïs. Ce sont des nouilles de riz sautées accompagnées de légumes, de graines, d’œufs, de crevettes. On y incorpore aussi une sauce sucrée à base de citron vert. On peut aussi y ajouter de la viande, des cacahuètes, des épices… C’est un délice ! Les fruits sont également délicieux et très bon marchés.  


En bon français, les aliments qu’on souhaiterait trouver et qu’on ne trouve pas ici sont nombreux. Heureusement, la bonne cuisine bon marché d’ici arrive à nous le faire un peu oublier. Le fromage évidemment manque à l’appel. On peut trouver des petits camemberts autour de 8 à 10 euros. Les « toastinettes », ces fines tranches de fromages que l’on met dans les croque-monsieur ou les hamburgers sont même vendues comme du fromage ! Il est aussi plus difficile de manger un bon steak saignant. Certains restaurants l’ont bien compris et proposent dans leur menu le choix entre des steaks thaïs et des steaks d’importation ! Il en est de même pour la charcuterie quasi-inexistante. Côté boissons aussi, on pourrait aussi trouver à redire. Pas de vin et seulement des bières blondes. Pour l’alcool fort, il faudra choisir des marques européennes pour retrouver les goûts que l’on connaît.    

 


7- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

 

Certains thaïs mangent des insectes grillés. Ce n’est pas une majorité mais ils en sont quand même friands. J’ai pu goûter des vers grillés qui quand on oublie que ce sont des vers ne sont pas si mauvais ! Le problème seraient plutôt les insectes plus gros comme les sauterelles ou même les cafards. Ensuite, les thaïs mangent très épicés. Les plats sont généralement déjà épicés et on trouve toujours sur les tables de quoi ajouter des épices mais aussi du sucre. Je vous laisse imaginer le mélange final…J’ai aussi pu goûter aux sèches fumées. Rien de bien extraordinaire : caoutchouteux mais surtout une odeur bien prononcée de poisson !

 

8- La vie est-elle chere ?

 

La vie n’est vraiment pas chère tant que l’on vit normalement. Manger à l’extérieur ne revient pas cher. Manger dans un restaurant revient un peu plus cher que dans la rue mais reste tout à fait abordable. Faire ses courses dans un supermarché peut revenir cher. En effet, les produits de marque ne sont pas moins cher contrairement à ce que l’on pourrait croire. Il en est de même pour les produits électroniques, les grandes marques de vêtement ou de cosmétiques ou encore les voitures dont le montant des taxes est très élevé. Les thaïs qui fréquentent les supermarchés ou les grands centres commerciaux ne sont pas majoritaires et appartiennent à une classe plus aisée. Faire ses courses sur les marchés, quelque soient les produits recherchés, reste bien plus abordable, d’autant que vous avez l’occasion de négocier. L’immobilier (achat ou location) est aussi très bon marché. 

9- Cote conduite ?

 

La conduite est bien différente de ce qu’on peut connaître en France. D’abord on roule à gauche. Ensuite, mieux vaut avoir un œil partout. Les règles affichées sont juste affichées. Quand vous vous trouvez à un carrefour sans feu, c’est un peu au premier au ou plus gros qui passe. Il faut « sentir » les choses. Pas de port du casque obligatoire pour les deux roues. L’âge des conducteurs n’est pas non plus un problème. J’ai déjà vu un garçon de 7 ans conduire un scooter. Il faut dire qu’ils naissent pratiquement dessus. Aussi ne vous étonnez pas de voir un papa conduire son scooter avec son fils devant et sa femme derrière qui tient leur bébé dans ses bras ! Le feu rouge est en général respecté à Bangkok, exception faîte des tuk-tuk qui semblent avoir une autorisation spéciale, peut-être liée au fait que les autres usagers de la route s’en méfient. Enfin, la considération pour le piéton est quasi-inexistante alors ne vous attendez pas à traverser tranquillement un passage piéton.

10- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

 

Le culte du roi est effectivement pour moi assez difficile à supporter. Nous avons chassé nos rois il y a 300 ans et c’est à cette période qu’une nouvelle lignée royale est arrivée en Thaïlande. Les rois ont certes fait beaucoup pour la modernisation du pays mais on ne peut jamais échapper à leur image. Entendre ensuite de la bouche des thaïs que le roi est merveilleux n’est guère étonnant mais plutôt agaçant car ils n’ont pas l’occasion de se faire une vraie opinion. La deuxième chose est peut-être le terme qu’ils utilisent pour les étrangers et qui peut paraître blessant. Les étrangers sont appelés « farang » sans distinction. C’est plus difficile à comprendre pour nous français aujourd’hui car en tant que terre d’accueil, on ne pointe pas du doigt les gens en disant qu’ils sont étrangers. Mais comme on est bien considéré, on oublie très vite cette appellation.

 

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

 

L’intégration est selon moi facile car les gens sont extrêmement accueillants. La barrière de la langue reste toutefois un problème et il est plus facile de s’intégrer avec des thaïs qui parlent un peu anglais. Parler quelques mots simples de thaïs comme je le fais permet aussi une intégration beaucoup plus facile car les gens ressentent que vous avez fait un effort et vous gratifient de cet effort. Même si c’est pour dire que vous ne parlez pas thaï en thaï !! Comme je suis à l’université, j’ai facilement l’occasion de côtoyer des chinois, des cambodgiens, des bhoutanais, des camerounais, des américains…Ensuite les occidentaux se retrouvent souvent dans les clubs de la capitale pour faire la fête.  

 

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

 

Je ne connais pas la le thaï et la langue est assez difficile à apprendre. Pas en terme de grammaire ou de syntaxe car ils n’ont pas de temps et se contentent si on peut dire de placer les mots sans même utiliser par exemple de sujet ! Cependant, la prononciation est difficile et il y a cinq intonations différentes. Ce qui fait qu’un même mot peut s’écrire pareil mais que seule la prononciation lui donnera un sens différent. De plus, ils possèdent leur propre alphabet. Je pense que le plus difficile est de retenir les mots qui semblent beaucoup se ressembler et qui ont peu de consonnes contrairement à nos langues européennes.

13- Decrivez votre rue/cadre de vie

 

Je vis dans un petit appartement confortable dans une résidence calme. Je me sens comme un privilégié car les places sont peu nombreuses dans le quartier. Environ 20m² pour 120 à 150 euros par mois (suivant ma consommation d’électricité), je dispose de l’air conditionné que je peux actionner depuis mon lit grâce à une télécommande. Lit qui m’a d’ailleurs valu quelques problèmes pour trouver des draps puisqu’il fait 2m sur 2. L’ensemble est meublé et j’ai aussi un réfrigérateur (pas non plus si courant en location !). A signaler car ce n’est pas systématique que j’ai l’eau chaude et une connexion internet câblée. Rien à redire sur le logement qui est très agréable!

 

 

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

 

Il est assez facile de partir en week-end. Les possibilités sont nombreuses. Le réseau routier est bien implanté et de nombreux bus sillonnent le pays. Ils sont bons marchés, confortables et ponctuels. Le train est aussi une possibilité mais il a tendance à être en retard. La dernière possibilité pour les trajets plus longs reste l’avion. Air Asia dessert bien le pays mais il faut s’y prendre à l’avance afin d’avoir des tarifs bons marchés. Après, la location d’une voiture ou d’un deux roues reste une autre possibilité à des prix abordables. Les premières plages ne sont qu’à environ 2 ou 3h de route de Bangkok. Pour des escapades plus natures, l’est (Erawan, Kanchanaburi) et l’ouest offrent aussi des possibilités. Remonter vers le nord si vous voulez effectuer des visites plus culturelles et chargées d’histoire comme les villes d’Ayutthaya ou de Sukhothai. Bangkok de par sa position se trouve à peu près au centre de la Thaïlande. Mais d’autres villes plus éloignées comme Chiang Mai ou Chiang Rai sont aussi à voir absolument.

 

Sukhothaï

Chiang Maï

15- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

 

Je suis rentré une fois en France pour le moment et je pense que le moment des fêtes de fin d’année est le plus important. Il n’est pas fêté avec autant de ferveur ici et se retrouver en famille dans ces moments là est important.

 

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

 

Je pense en effet revenir en France dans quelques mois ou dans une année. Mais je n’ai pas forcément envie d’y rester. Qui aurait envie de revenir en France actuellement et avec tout ce qu’on peut entendre ? Crise de la zone euro, chômage, grèves, petites batailles politiques qui ne font pas avancer le débat sur les réelles préoccupations des français…On a à mon avis, beaucoup apprendre des autres cultures et des autres modèles économiques qui nous entourent.

 

17- Face a quelle mentalite/habitude/defaut francais etes-vous + clement, avec le recul d’habiter a l’etranger ?

 

Peut-être ce que je pourrais voir sur la route en France. Les thaïs ont une conduite plus que cool et adaptent leur conduite à la situation. 

 

18- Quel est le climat ?

 

Climat tropical. 2 saisons : saison humide de mai à novembre environ, suivie d’une saison sèche de novembre à mai. La saison sèche a deux phases : une première de novembre à  mi-février et une seconde plus chaude de mi-février à mai. Dans tous les cas, le climat est difficile à supporter et l’on transpire beaucoup surtout à cause de l’humidité. L’utilisation intensive de la climatisation dans les magasins, les taxis ou les bus est aussi assez éprouvante.

 

Ko Samet

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes francaises ?)

 

Je me suis mis à la mode culinaire thaïlandaise. Je n’ai jamais cuisiné depuis que je suis arrivé et je sais que je ne cuisinerais pas. Le petit déjeuner reste toutefois un petit déjeuner bien français : céréales avec du lait, pain de mie beurré et jus d’orange. La plupart des thaïs commencent leur journée par des plats que l’on consommerait au déjeuner. Je vis encore un peu décalé par rapport aux heures thaïs et il m’arrive de me coucher très tard afin de pouvoir parler avec mes amis ou ma famille en France. On perd aussi un peu ces repères au début. En effet, ici c’est 12h de nuit et 12h de jour. C’est plutôt pratique mais le soleil se lève à 6h et se couche à 18h alors mieux vaut être matinal sinon la journée passe très vite !

 

19- Y-a-t-il de la censure ?

 

Il y a en effet une certaine forme de censure. Elle concerne le roi de Thaïlande. Ce dernier est partout. A 18h, dans tous les lieux publics (même certains lieux privés comme mon université par exemple) retentit l’hymne du roi. La consigne est donc de se lever et de ne plus bouger pendant tout l’hymne. De même, cet hymne est diffusé à chaque séance de cinéma ! La photo du roi (et de la reine) est immanquable. On la trouve partout, même sur des panneaux publicitaires. Il est absolument interdit de parler du roi et de ses ascendants en mal. Pendant un cours d’histoire culturelle thaï, notre professeur a demandé à un élève américain ce qu’il pensait d’un des rois ayant vécu il y a environ 300 ans. Ce dernier a dit qu’au vu de ce qu’on lui avait présenté, il s’agissait d’un mauvais roi. Les étudiants thaïs ont rigolé, le professeur a été bien mal à l’aise. Si bien qu’il a essayé de lui répondre mais la seule chose qu’il a pu dire a été qu’il fallait éviter de dire des choses pareilles, surtout en public.

 

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante » ;)

 

Un soir, alors que j’attendais dans la rue avec une amie d’autres de nos amis, je remarque un jeune homme qui semblait avoir faim. Visiblement très pauvre, il passe plusieurs fois devant moi en regardant des poissons en train de cuire sur un barbecue. Je décide après quelques minutes de l’interpeller afin de lui acheter l’un des poissons pour qu’il puisse manger. Peu de temps après, voilà qu’il m’installe une table en pleine rue et me sert le poisson…qu’il vend ! Pas très enchanté par l’idée de manger un poisson dont l’aspect ne me tentait guère, je goûte quand même ce dernier pour ne pas froisser mon vendeur. Mes amis revenus, je paye le malheureux et « prend la fuite ». Le jeune vendeur m’avait déjà servi un deuxième poisson sur la table alors que j’avais à peine touché le premier !

 

« De ma fenetre, je vois…. » :  

…une partie du quartier de Laksi où j’habite au Nord de Bangkok. J’aime beaucoup ce quartier car il est assez calme et véritablement à taille humaine. L’université se trouve à 10 min à pied mais souvent je prends un moto taxi car marcher sous le soleil devient vite éprouvant. Tout près se trouve de nombreux restaurants avec de la cuisine thaï mais aussi japonaise ou européenne. C’est un quartier bien vivant avec son marché où se côtoient des gens de tous niveaux de vie.

 

Vous pouvez retrouver les aventures de Guillaume en Thaïlande sur son blog :

clic !

 

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Pour la semaine prochaine, j’attends vos témoignages ! 

C’est par ici : mariegervais2004 AT yahoo.fr

 

 

 

 

 








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