Virginie, le Bubble tea, les abeilles grillées et les dentistes… à Taïwan

26 03 2012

Dans notre famille il y a : Doudou, le daddy aimant et travailleur, Ratounet, le petit blond de bientôt 4 ans qui n’a jamais vraiment connu la France, Macha, la chatte qui ne nous a jamais quitté, Carapuce, la tortue qui nous a rejoint en novembre et qui mange autant qu’un ours avant d’hiberner et moi !

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? (contrat d’Expatriation ou en duree indeterminee…) Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

Nous sommes à Taïwan depuis un peu plus d’un an et le contrat de doudou est renouvelable encore 3 ans. Il a un contrat local à l’université. Mais contrairement à ce que les gens pensent il n’est pas professeur, c’est un chercheur. Nous avons quitté la France pour une durée indéterminée en 2007. Notre première expatriation s’est faite au Japon puis aux Pays Bas et maintenant ici !

2- Comment se passe la scolarisation ? Y-a-t-il des ecoles francaises ?

Il y a une école européenne au nord de la ville mais notre fils n’y va pas. Le trajet serait trop long et les tarifs sont vraiment exorbitants surtout pour un enfant de 3 ans. Nous avons préféré le mettre dans une école « américaine » juste en bas de notre immeuble. Ratounet est le seul étranger si l’on ne compte pas les professeurs. Il y est très content. Et cela nous permet de pouvoir avoir un réel échange avec les professeurs sachant que s’il avait du aller à l’école taïwanaise c’est une chose qui aurait été impossible. Nous en sommes très contents, surtout parce que lui aussi est content d’y aller. Les écoles taïwanaises ont tendance à beaucoup pousser les enfants, comme souvent en Asie où l’éducation et la recherche de la perfection sont très importantes. Je pense que c’est le cas de beaucoup des parents des camarades de classe de notre bout de choux où ils voudraient que leur enfant soit bilingue anglais à leur entrée dans l’école obligatoire à 6 ans. Pour nous, c’est surtout un moyen de socialiser notre enfant. L’apprentissage de l’alphabet, des chiffres, de l’anglais sont un plus appréciable, c’est certain, mais pas primordial. Tout ce qui nous importe, c’est qu’il ait le sourire en y allant ou en rentrant le soir car il est, comme il dit lui-même, un « big boy ».

Classe dans une source d’eau chaude

3- Vos enfants sont-ils bilingues ?

Oui, il parle anglais et français.

4- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

Les gens. J’aime déjà au départ beaucoup les gens mais ici ils sont vraiment chaleureux, gentils. Bien entendu il y a des exceptions comme partout mais oui, ce sont les gens. Où que vous alliez vous avez la possibilité de rencontrer des personnes formidables ici. Et même si la langue peut paraître un frein, on arrive toujours à se comprendre.

5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ? (en positif, cote mentalite principalement)

Le sourire ! Les taïwanais sont accueillants, ils ont toujours le petit truc qui va faire que l’on se sentira bien. Au restaurant il y aura toujours des petits couverts pour les enfants par exemple. Les gens viennent nous voir pour nous demander d’où l’on vient ce que l’on fait. En France je n’ai jamais connu ça.

C’est certainement un coté marchand et intéressé, mais c’est très agréable de ne pas avoir l’impression de déranger un vendeur quand on lui pose une question.

6- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

Je suis une grande fan de bubble tea ou de jus de fruit. Partout il est possible de trouver des stands vendant ces petites merveilles. Il s’agit de tea où sont mises des billes de tapioca. C’est délicieux. On en retrouve aussi dans les jus de fruit avec des lamelles de gelé à la noix de coco. J’adore ! Je ne pourrais plus m’en passer.

Par contre il manque bien entendu certaines choses. J’adore la brandade de morue mais ici ça n’existe pas et coté fromage il faut se contenter de ce que l’on peut trouver à Carrefour à des prix qui vous obligeraient à vendre un de vos reins.

A Taïwan, les influences sont diverses : il est ainsi très facile de trouver des spécialités culinaires des quatre coins de la Chine, mais aussi du Japon, de la Corée et de la péninsule indo-chinoise.

7- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

A Wulai vous pouvez trouver des abeilles grillées mais je n’ai jamais gouté. Autrement il y a le Stinky Tofu qui sent horriblement mauvais jusqu’à en donner la nausée. Mon doudou en a gouté et il a dit que ce n’était pas vraiment mauvais mais pour ma part je préfère éviter.

Il y a aussi les noix de betel qui rend les dents et la bouche rouges/noires. Il paraît que ça a des effets « stimulants ».

L’un des plats favoris de Doudou est une spécialité uniquement taïwanaise, le nuiramen, une soupe de nouilles au bœuf.

8- La vie est-elle chere ?

Non la vie de tous les jours n’est pas chère. On peut manger dans la rue pour 100 à 200 NT ce qui fait  moins de 5 euros. En ce qui nous concerne c’est l’école et le loyer qui plombent le budget, ce qui est logique dans une capitale de plusieurs millions d’habitants. A titre d’exemple, hier j’ai acheté un tee shirt à 100 NT ce qui est courant ici, soit 2,5 euros.

9- Cote conduite ?

Nous n’avons pas de voiture mais cela nous arrive de prendre le taxi ou de monter avec des amis et il nous arrive d’avoir des frayeurs. Il y a beaucoup de scooters. Une fois nous avons même pu voir un scooter sur un autre scooter en plus du conducteur. Voir une famille entière sur un 2 roues est courant. Je n’ai pas mon permis mais si je l’avais il ne me viendrait pas a l’idée de conduire ici.

Pour faire simple : dangereux !

10- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

Je ne sais pas si c’est dans la mentalité mais ce qui m’a beaucoup énervé au début et encore maintenant, ce sont les gens qui viennent toucher mon fils. Même si c’est gentil et qu’ils ne veulent pas lui faire de mal. Un petit blond ça ne se voit pas souvent et nous avons pris l’habitude de cacher son visage ou de nous interposer quand les appareils photos commencent à sortir des poches.

Mais le plus dur doit être surement le manque d’intimité. Chez certains médecins, un simple rideau vous sépare des autres patients qui attendent et qui bien entendu peuvent tout entendre de votre conversation. Pareil chez le dentiste où la séparation n’est qu’un comptoir.

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

Notre intégration a été très facile. En tout cas beaucoup plus qu’aux Pays Bas. Nous connaissions déjà des japonais sur place et il y a quelques français au labo de Doudou donc nous avions déjà des contacts. Ensuite j’ai rencontré une taïwanaise parlant français et nous sortons souvent ensemble. Ici pour rencontrer une personne il suffit juste d’aller lui parler. Nous avons désormais des amis turcs, d’Amérique du Sud, d’un peu partout en fait.

De manière générale, nous évitons le communautarisme franco-français. Travaillant dans un institut où les nationaux forment moins de la moitié des employés, l’intégration à travers plusieurs nationalités est de mise.

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

Je ne parle pas mandarin et je n’ai pas vraiment le temps mais je connais quelques mots comme « bonjour » ou « merci ».

13- Decrivez votre rue/cadre de vie

Nous habitons au sud de Taipei dans le quartier de Xindian. Notre appartement est plutôt grand pour ici et nous sommes au 19ème étage. Avec seulement 3 chambres, nous avons 2 salles de bain. Il est de coutume à Taïwan d’avoir une salle de bain dans la plus grande des chambres dite « chambre des maitres de maison ». Nous l’avons laissé à Ratounet. Nous sommes dans un ensemble d’immeubles avec gardien jour et nuit et nous avons même un local poubelle ce qui est génial puisque les poubelles à Taïwan c’est franchement galérien. En bas nous avons un 7/11 qui est une supérette ouverte 24h/24 et à moins de 50 mètres se trouve l’école de Ratounet. Il nous suffit de traverser la route pour partir à l’aventure et se perdre dans la montagne, de plus un bus nous amène directement au village de Wulai qui est comme un petit bout de campagne dans la montagne avec ses sources d’eaux chaudes et sa cascade.

Nous sommes vraiment bien placés car le métro est à peine à 5 minutes à pied et à une station d’où nous sommes, à Bitaine,se trouve un bout de rivière où il est possible de faire du pédalo. Il y a aussi un parc avec des jeux et un marché tous les matins dans notre quartier.

Joueur de scie

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

Même très facile ! Le train et hop ! Dans une capitale il y a toujours plein de choses à visiter. Par contre avec un enfant c’est plus problématique. Mais nous sortons régulièrement quand même. Dernièrement nous sommes tombés amoureux de la ville de Lukang lorsque nous sommes allés au festival des lanternes. Une véritable merveille. Sur Taipei il y a les marchés de nuit qui plaisent beaucoup et pas mal de musées. Le zoo est génial et nous y allons souvent. Du zoo il est possible de prendre une cabine pour aller dans la montagne voir les maisons de thé. Il y a même un musée où dès votre arrivée on vous offre une tasse bien chaude. Nous avons aussi visité la tour 101.

Festival des lanternes

L’île est petite et partir quelques jours dans le sud est très facile. En plus il y fait chaud en hiver !

15- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

Nous rentrons cette année en vacances pour les fêtes de fin d’année mais je pense que ce sera la seule fois que nous le ferons avant de repartir ailleurs. Mais la famille vient nous voir. Mes parents sont venus en octobre et ils comptent repasser l’année prochaine tellement l’île leur a plu.

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ?

On ne sait pas. Nous aimerions bien nous poser dans peu de temps pour que notre fils se fasse des amis a long terme mais nous ne savons pas encore où.

17- Face a quelle mentalite/habitude/defaut francais etes-vous + clement, avec le recul d’habiter a l’etranger ?

Leur grande gueule. A Taïwan et encore plus au Japon les gens ne disent pas toujours ce qu’ils pensent et derrière un sourire on ne sait pas ce qu’il peut se cacher. J’aime beaucoup les taïwanais mais il faut aussi être réaliste : on n’est pas au pays des bisounours. Il y a aussi des gens grincheux et qui ne sont pas dignes de confiance mais c’est plus difficile à voir. Les français sont peut-être d’éternels insatisfaits mais au moins ils disent ce qu’ils pensent.

18- Quel est le climat ?

A Taipei c’est subtropical avec deux saisons où il pleut : en été avec de grosses chaleurs et en hiver avec une température qui descend rarement en dessous de 10 degrés. Mais quand il fait ce que j’appelle un « froid-mouillé » c’est très difficile de se réchauffer surtout que les appartements et maisons ne sont pas équipés de chauffages. Quand il fait 15 dehors il fait également 15 dedans. En été il fait excessivement chaud en plus d’être humide. Au moindre effort on est dégoulinant de transpiration mais les clim sont là pour ça !

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes francaises ?)

Je cuisine français, avec un peu de local dedans. Je ne traverse pas la route si le bonhomme est rouge, ce qui fait rire certains de mes amis, et ceux même en pleine nuit quand il n’y a pas un chat. Jusqu’à ce que je m’en rends compte bien sûr. Mais c’est devenu un réflexe. Par contre le petit déjeuner c’est du 100% français, j’ai beaucoup de mal avec l’idée de manger du poisson et du riz dès le réveil. D’ailleurs j’ai eu de grands moment de solitude quand j’ai accouché au Japon lors de mon séjour à la maison de naissance. Je pense que notre vie est un mix d’habitudes locale et française, comme enlever nos chaussures avant de rentrer dans une maison, boire du thé n’importe quand, trouver normal que tous les magasins soient ouverts le dimanche mais aussi fêter Noël et manger à heure fixe.

Koahsiung

19- Y-a-t-il de la censure ?

Ni plus, ni moins qu’en France. En tout cas si c’est le cas je ne la ressens pas.

Le président précédent étant en prison depuis plusieurs mois/années pour corruption, j’aurais tendance à dire que la censure est moins présente, mais la démocratie taïwanaise est jeune et a encore quelques travers. Il est toujours difficile pour un expatrié ne parlant/lisant pas la langue locale de connaître les divers manquements à la démocratie, étant par définition en dehors de la vie publique locale.

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante » ;)

Ok ! Mais elle est de mes parents. Quand ceux-ci sont venus, ils sont allé manger dans un petit restaurant de fruits de mer. Ils ont un peu sympathisé avec la table à côté puis à un moment un plateau de crabes farcis qu’ils n’avaient pas commandé est arrivé : c’était un cadeau de leurs voisins de table !

Aller une deuxième, mais de moi cette fois. Un vendredi matin alors que j’allais faire les courses au tout début de notre aménagement, j’avais une route à traverser assez dangereuse et la mamy qui était descendue avec moi m’a pris la main pour traverser comme une petite fille, tout en m’expliquant comment faire attention en chinois (en tout cas je pense que c’est ce qu’elle disait). Et on s’est quitté de l’autre côté en échangeant un sourire. Elle ressemblait à ma grand mère avec les yeux bridés !

« De ma fenetre, je vois…. » :

De la fenêtre de ma chambre quand je suis dans mon lit je vois la montagne ! Avec une espèce de petite pagode au sommet. J’adore cette montagne. En mai elle est toute blanche avec ses fleurs de neige, il lui arrive d’être grise de temps en temps et parfois elle a même la tête dans les nuages !

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Merci Virginie pour ce détour taïwanais ! Je veux bien la même vue de mon lit… et je rêve désormais de goûter au bubble tea !! 

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La semaine prochaine ? J’attends vos témoignages !!

C’est par ici : mariegervais2004 @ yahoo.fr





Guillaume, les vers grillés, les inondations et les massages de pieds …. à Bangkok (Thaïlande)

13 02 2012

 

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? (contrat d’Expatriation ou en duree indeterminee…) Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

 

Je suis arrivé à Bangkok (Thaïlande) à la mi-octobre 2011. Je dois normalement rentrer en France à la fin de mon semestre d’études, début mai 2012. C’est bien la première fois que je vis à l’étranger et j’aimerais beaucoup prolonger cette expérience asiatique d’au moins un an. Mais pour cela, je dois trouver une mission ici.

 

4- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

 

Ce pays est juste extraordinaire. Les gens sont d’une part très accueillants. En tant qu’européen et blanc, on est très bien considérés même si il s’agit de stéréotypes bien ancrés. D’abord comme étant riche, mais aussi comme étant « plus beau que la moyenne ». En France, c’est plutôt l’inverse mais ici les thaïs aiment les peaux blanches. La mode, omniprésente, véhicule des codes de beauté liés à la blancheur. Outre cela, les gens sont très disponibles et ont toujours le sourire. Leur regard peuvent paraître insistants mais c’est surtout de la curiosité. On s’y habitue très vite. De plus, on ne ressent pas de jugement dans leur regard comme on pourrait avoir en France. Ils sont aussi très respectueux de manière générale et inspirent la confiance. Pour la petite anecdote, un de mes amis a oublié sa carte bancaire deux fois quand il est venu en Thaïlande. Je lui ai dit qu’il n’y aurait aucun problème et qu’il ne devait pas s’inquiéter. Les deux fois, les personnes l’attendaient avec sa carte !   

 

5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ? (en positif, cote mentalite principalement)

 

Les catégories sociales sont moins marquées et tout le monde semble pouvoir se rassembler, tout au moins autour de la religion bouddhiste et de la ferveur envers le roi. Les thaïs sont très solidaires. J’ai vécu la deuxième phase des inondations à Bangkok et j’ai été frappé par la mobilisation pour aider les sinistrés. Enfants comme adultes. Ceux qui travaillaient, venaient aider directement après leur heures de travail, même la nuit. D’une manière générale, les gens sont très respectueux et ne s’énervent pas.

 

6- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

 

Les thaïs mangent dans la rue sans arrêt. C’est une vraie institution. La nourriture est très bon marché (moins d’un euro le plat en général) et délicieuse. Les plats sont préparés et servis en quelques minutes et vous pouvez manger presque à toute heure, ce qui serait inconcevable ailleurs. L’un des plats emblématiques du pays est les pad thaïs. Ce sont des nouilles de riz sautées accompagnées de légumes, de graines, d’œufs, de crevettes. On y incorpore aussi une sauce sucrée à base de citron vert. On peut aussi y ajouter de la viande, des cacahuètes, des épices… C’est un délice ! Les fruits sont également délicieux et très bon marchés.  


En bon français, les aliments qu’on souhaiterait trouver et qu’on ne trouve pas ici sont nombreux. Heureusement, la bonne cuisine bon marché d’ici arrive à nous le faire un peu oublier. Le fromage évidemment manque à l’appel. On peut trouver des petits camemberts autour de 8 à 10 euros. Les « toastinettes », ces fines tranches de fromages que l’on met dans les croque-monsieur ou les hamburgers sont même vendues comme du fromage ! Il est aussi plus difficile de manger un bon steak saignant. Certains restaurants l’ont bien compris et proposent dans leur menu le choix entre des steaks thaïs et des steaks d’importation ! Il en est de même pour la charcuterie quasi-inexistante. Côté boissons aussi, on pourrait aussi trouver à redire. Pas de vin et seulement des bières blondes. Pour l’alcool fort, il faudra choisir des marques européennes pour retrouver les goûts que l’on connaît.    

 


7- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

 

Certains thaïs mangent des insectes grillés. Ce n’est pas une majorité mais ils en sont quand même friands. J’ai pu goûter des vers grillés qui quand on oublie que ce sont des vers ne sont pas si mauvais ! Le problème seraient plutôt les insectes plus gros comme les sauterelles ou même les cafards. Ensuite, les thaïs mangent très épicés. Les plats sont généralement déjà épicés et on trouve toujours sur les tables de quoi ajouter des épices mais aussi du sucre. Je vous laisse imaginer le mélange final…J’ai aussi pu goûter aux sèches fumées. Rien de bien extraordinaire : caoutchouteux mais surtout une odeur bien prononcée de poisson !

 

8- La vie est-elle chere ?

 

La vie n’est vraiment pas chère tant que l’on vit normalement. Manger à l’extérieur ne revient pas cher. Manger dans un restaurant revient un peu plus cher que dans la rue mais reste tout à fait abordable. Faire ses courses dans un supermarché peut revenir cher. En effet, les produits de marque ne sont pas moins cher contrairement à ce que l’on pourrait croire. Il en est de même pour les produits électroniques, les grandes marques de vêtement ou de cosmétiques ou encore les voitures dont le montant des taxes est très élevé. Les thaïs qui fréquentent les supermarchés ou les grands centres commerciaux ne sont pas majoritaires et appartiennent à une classe plus aisée. Faire ses courses sur les marchés, quelque soient les produits recherchés, reste bien plus abordable, d’autant que vous avez l’occasion de négocier. L’immobilier (achat ou location) est aussi très bon marché. 

9- Cote conduite ?

 

La conduite est bien différente de ce qu’on peut connaître en France. D’abord on roule à gauche. Ensuite, mieux vaut avoir un œil partout. Les règles affichées sont juste affichées. Quand vous vous trouvez à un carrefour sans feu, c’est un peu au premier au ou plus gros qui passe. Il faut « sentir » les choses. Pas de port du casque obligatoire pour les deux roues. L’âge des conducteurs n’est pas non plus un problème. J’ai déjà vu un garçon de 7 ans conduire un scooter. Il faut dire qu’ils naissent pratiquement dessus. Aussi ne vous étonnez pas de voir un papa conduire son scooter avec son fils devant et sa femme derrière qui tient leur bébé dans ses bras ! Le feu rouge est en général respecté à Bangkok, exception faîte des tuk-tuk qui semblent avoir une autorisation spéciale, peut-être liée au fait que les autres usagers de la route s’en méfient. Enfin, la considération pour le piéton est quasi-inexistante alors ne vous attendez pas à traverser tranquillement un passage piéton.

10- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

 

Le culte du roi est effectivement pour moi assez difficile à supporter. Nous avons chassé nos rois il y a 300 ans et c’est à cette période qu’une nouvelle lignée royale est arrivée en Thaïlande. Les rois ont certes fait beaucoup pour la modernisation du pays mais on ne peut jamais échapper à leur image. Entendre ensuite de la bouche des thaïs que le roi est merveilleux n’est guère étonnant mais plutôt agaçant car ils n’ont pas l’occasion de se faire une vraie opinion. La deuxième chose est peut-être le terme qu’ils utilisent pour les étrangers et qui peut paraître blessant. Les étrangers sont appelés « farang » sans distinction. C’est plus difficile à comprendre pour nous français aujourd’hui car en tant que terre d’accueil, on ne pointe pas du doigt les gens en disant qu’ils sont étrangers. Mais comme on est bien considéré, on oublie très vite cette appellation.

 

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

 

L’intégration est selon moi facile car les gens sont extrêmement accueillants. La barrière de la langue reste toutefois un problème et il est plus facile de s’intégrer avec des thaïs qui parlent un peu anglais. Parler quelques mots simples de thaïs comme je le fais permet aussi une intégration beaucoup plus facile car les gens ressentent que vous avez fait un effort et vous gratifient de cet effort. Même si c’est pour dire que vous ne parlez pas thaï en thaï !! Comme je suis à l’université, j’ai facilement l’occasion de côtoyer des chinois, des cambodgiens, des bhoutanais, des camerounais, des américains…Ensuite les occidentaux se retrouvent souvent dans les clubs de la capitale pour faire la fête.  

 

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

 

Je ne connais pas la le thaï et la langue est assez difficile à apprendre. Pas en terme de grammaire ou de syntaxe car ils n’ont pas de temps et se contentent si on peut dire de placer les mots sans même utiliser par exemple de sujet ! Cependant, la prononciation est difficile et il y a cinq intonations différentes. Ce qui fait qu’un même mot peut s’écrire pareil mais que seule la prononciation lui donnera un sens différent. De plus, ils possèdent leur propre alphabet. Je pense que le plus difficile est de retenir les mots qui semblent beaucoup se ressembler et qui ont peu de consonnes contrairement à nos langues européennes.

13- Decrivez votre rue/cadre de vie

 

Je vis dans un petit appartement confortable dans une résidence calme. Je me sens comme un privilégié car les places sont peu nombreuses dans le quartier. Environ 20m² pour 120 à 150 euros par mois (suivant ma consommation d’électricité), je dispose de l’air conditionné que je peux actionner depuis mon lit grâce à une télécommande. Lit qui m’a d’ailleurs valu quelques problèmes pour trouver des draps puisqu’il fait 2m sur 2. L’ensemble est meublé et j’ai aussi un réfrigérateur (pas non plus si courant en location !). A signaler car ce n’est pas systématique que j’ai l’eau chaude et une connexion internet câblée. Rien à redire sur le logement qui est très agréable!

 

 

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

 

Il est assez facile de partir en week-end. Les possibilités sont nombreuses. Le réseau routier est bien implanté et de nombreux bus sillonnent le pays. Ils sont bons marchés, confortables et ponctuels. Le train est aussi une possibilité mais il a tendance à être en retard. La dernière possibilité pour les trajets plus longs reste l’avion. Air Asia dessert bien le pays mais il faut s’y prendre à l’avance afin d’avoir des tarifs bons marchés. Après, la location d’une voiture ou d’un deux roues reste une autre possibilité à des prix abordables. Les premières plages ne sont qu’à environ 2 ou 3h de route de Bangkok. Pour des escapades plus natures, l’est (Erawan, Kanchanaburi) et l’ouest offrent aussi des possibilités. Remonter vers le nord si vous voulez effectuer des visites plus culturelles et chargées d’histoire comme les villes d’Ayutthaya ou de Sukhothai. Bangkok de par sa position se trouve à peu près au centre de la Thaïlande. Mais d’autres villes plus éloignées comme Chiang Mai ou Chiang Rai sont aussi à voir absolument.

 

Sukhothaï

Chiang Maï

15- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

 

Je suis rentré une fois en France pour le moment et je pense que le moment des fêtes de fin d’année est le plus important. Il n’est pas fêté avec autant de ferveur ici et se retrouver en famille dans ces moments là est important.

 

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

 

Je pense en effet revenir en France dans quelques mois ou dans une année. Mais je n’ai pas forcément envie d’y rester. Qui aurait envie de revenir en France actuellement et avec tout ce qu’on peut entendre ? Crise de la zone euro, chômage, grèves, petites batailles politiques qui ne font pas avancer le débat sur les réelles préoccupations des français…On a à mon avis, beaucoup apprendre des autres cultures et des autres modèles économiques qui nous entourent.

 

17- Face a quelle mentalite/habitude/defaut francais etes-vous + clement, avec le recul d’habiter a l’etranger ?

 

Peut-être ce que je pourrais voir sur la route en France. Les thaïs ont une conduite plus que cool et adaptent leur conduite à la situation. 

 

18- Quel est le climat ?

 

Climat tropical. 2 saisons : saison humide de mai à novembre environ, suivie d’une saison sèche de novembre à mai. La saison sèche a deux phases : une première de novembre à  mi-février et une seconde plus chaude de mi-février à mai. Dans tous les cas, le climat est difficile à supporter et l’on transpire beaucoup surtout à cause de l’humidité. L’utilisation intensive de la climatisation dans les magasins, les taxis ou les bus est aussi assez éprouvante.

 

Ko Samet

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes francaises ?)

 

Je me suis mis à la mode culinaire thaïlandaise. Je n’ai jamais cuisiné depuis que je suis arrivé et je sais que je ne cuisinerais pas. Le petit déjeuner reste toutefois un petit déjeuner bien français : céréales avec du lait, pain de mie beurré et jus d’orange. La plupart des thaïs commencent leur journée par des plats que l’on consommerait au déjeuner. Je vis encore un peu décalé par rapport aux heures thaïs et il m’arrive de me coucher très tard afin de pouvoir parler avec mes amis ou ma famille en France. On perd aussi un peu ces repères au début. En effet, ici c’est 12h de nuit et 12h de jour. C’est plutôt pratique mais le soleil se lève à 6h et se couche à 18h alors mieux vaut être matinal sinon la journée passe très vite !

 

19- Y-a-t-il de la censure ?

 

Il y a en effet une certaine forme de censure. Elle concerne le roi de Thaïlande. Ce dernier est partout. A 18h, dans tous les lieux publics (même certains lieux privés comme mon université par exemple) retentit l’hymne du roi. La consigne est donc de se lever et de ne plus bouger pendant tout l’hymne. De même, cet hymne est diffusé à chaque séance de cinéma ! La photo du roi (et de la reine) est immanquable. On la trouve partout, même sur des panneaux publicitaires. Il est absolument interdit de parler du roi et de ses ascendants en mal. Pendant un cours d’histoire culturelle thaï, notre professeur a demandé à un élève américain ce qu’il pensait d’un des rois ayant vécu il y a environ 300 ans. Ce dernier a dit qu’au vu de ce qu’on lui avait présenté, il s’agissait d’un mauvais roi. Les étudiants thaïs ont rigolé, le professeur a été bien mal à l’aise. Si bien qu’il a essayé de lui répondre mais la seule chose qu’il a pu dire a été qu’il fallait éviter de dire des choses pareilles, surtout en public.

 

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante » ;)

 

Un soir, alors que j’attendais dans la rue avec une amie d’autres de nos amis, je remarque un jeune homme qui semblait avoir faim. Visiblement très pauvre, il passe plusieurs fois devant moi en regardant des poissons en train de cuire sur un barbecue. Je décide après quelques minutes de l’interpeller afin de lui acheter l’un des poissons pour qu’il puisse manger. Peu de temps après, voilà qu’il m’installe une table en pleine rue et me sert le poisson…qu’il vend ! Pas très enchanté par l’idée de manger un poisson dont l’aspect ne me tentait guère, je goûte quand même ce dernier pour ne pas froisser mon vendeur. Mes amis revenus, je paye le malheureux et « prend la fuite ». Le jeune vendeur m’avait déjà servi un deuxième poisson sur la table alors que j’avais à peine touché le premier !

 

« De ma fenetre, je vois…. » :  

…une partie du quartier de Laksi où j’habite au Nord de Bangkok. J’aime beaucoup ce quartier car il est assez calme et véritablement à taille humaine. L’université se trouve à 10 min à pied mais souvent je prends un moto taxi car marcher sous le soleil devient vite éprouvant. Tout près se trouve de nombreux restaurants avec de la cuisine thaï mais aussi japonaise ou européenne. C’est un quartier bien vivant avec son marché où se côtoient des gens de tous niveaux de vie.

 

Vous pouvez retrouver les aventures de Guillaume en Thaïlande sur son blog :

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Pour la semaine prochaine, j’attends vos témoignages ! 

C’est par ici : mariegervais2004 AT yahoo.fr

 

 

 

 

 





Delphine… les frangipaniers, la vie douce et les tarentules grillées… à Phnom Penh (Cambodge)

9 11 2011

Le Cambodge…Je ne pensais pas y vivre un jour mais l’expatriation réserve de nombreuses surprises ! Nous voici donc dans ce beau pays, mon « homme l’expat « (44 ans), nos 3 enfants (14, 12 et 6 ans) et moi même Delphine (39 ans).

Nous sommes arrivés à Phnom Penh il y a 3 mois, pour environ 3 ans, mais nous devions rester 3 ans à Singapour et finalement nous sommes en repartis au bout de 6 ! Le Cambodge est notre troisième pays en tant qu’expatriés, nous avons déjà vécu en Inde, à Singapour donc et en Chine (Pékin).

Nous avions choisi l’école française comme système d’enseignement lors de notre premier séjour a l’étranger et, jusque là, il y en avait une dans toutes les villes où nous avons habité, donc pas de problèmes de scolarisation.

Meme si nos enfants sont scolarisés dans le système français, ils baignent aussi depuis quelques années dans la langue anglaise qu’ ils parlent très bien, toutes leurs activités extrascolaires ont été choisies dans ce sens. Le dernier lui est en classe bilingue depuis sa moyenne section, suite à ses premiers pas dans une crèche/école internationale.

Nous nous sommes expatriés la première fois parce que le job proposé à mon homme était une belle opportunité mais nous sommes rentrés en France deux ans plus tard. Le retour ne nous a pas vraiment convaincus et dès que nous avons pu repartir nous l’avons fait ! Pour l’instant notre projet est de prolonger encore un peu notre vie d’expats. Bien sûr je ne m’imagine pas ne jamais retourner en France mais plus tard. Peut-être quand les grands devront y faire leurs études. Nous sommes toujours très heureux de rentrer en vacances pour voir famille et amis mais le climat ambiant qui y règne nous paraît morose, le fait que les français ne soient jamais contents de leur sort est l’aspect qui m’irrite le plus !

Seulement 3 mois que nous sommes arrivés au Cambodge et nous retrouvons avec délices le climat, la végétation, le rythme de vie de l’Asie du sud-est. De très beaux immeubles du début du siècle, certains sont rénovés, d’autres non, et de petites échoppes bordent les rues arborées…aux trottoirs souvent défoncés. Bref une ambiance que nous aimons beaucoup. Nous arrivons à la fin de la saison des pluies, un peu de rafraichissement en fin d’année, puis de nouveau les températures qui montent en attendant la mousson.

Le sourire des cambodgiens et leur gentillesse ne sont pas un mythe. Le pays et la population sont très accueillants. On sent un optimisme ambiant. Peut-être dû au fait que la population est jeune et qu’elle a envie de tourner la page douloureuse de son histoire. A ce propos la population a l’air mitigée en ce qui concerne le tribunal des khmers rouges, certains sont désireux de justice, d’autres semblent plus enclins à pardonner et à aller de l’avant.

Depuis quelques mois, selon les copines arrivées bien avant moi, le pays bouge énormément, beaucoup de commerces s’ouvrent, des galeries, des restaurants, on sent une émulation même (et surtout) dans les quartiers non touristiques.

Coté alimentation nous avons découvert le fish amok, un plat à base de poisson, de noix de coco, un peu épicé et délicieux ! En revanche pas encore goûté les tarentules grillées mais je ne suis pas certaine de le faire un jour. Les restaurants sont beaucoup moins chers, à part quelques grandes tables, qu’en Europe, il y en beaucoup, français, khmers, italiens on a le choix.

À la maison je continue de cuisiner des plats occidentaux, on trouve de tout dans les supermarchés, le prix n’est guère plus cher qu’en France, donc on en profite. Les enfants ont plus de mal que nous à manger asiatique/épicé tous les jours mais cela fait un moment que nous avons remplacé les pommes de terre par le riz, on a meme investi dans un rice cooker. Et les marchés regorgent de fruits et légumes locaux de bonne qualité.

Ce qui m’agace le plus ici est sans aucun doute la conduite. De mon point de vue occidental le principe des priorités dans les rues Phnom Penhnoises  reste un mystère et la circulation totalement désorganisée. La vitesse maximale a beau être d’environ 40 km/h il y a tellement de deux roues et de tuk-tuks que je n’ai pas encore osé prendre le volant. Je suis montée une fois sur une moto dop et j’avoue un grand moment de solitude au premier carrefour sans casque ! On croise bien sur des familles entières sur une mobylette (jusqu’à 5) dont des bébés de seulement quelques mois, voir semaines. Le convoi le plus insolite que j’ai vu était celui de 3 personnes sur un scooter : le conducteur, une personne au milieu perfusée et une troisième derrière qui tenait le goutte à goutte. Il n’est pas rare de voir des accidents, heureusement sans gravité apparente jusque là, sur les routes.

On ne peut pas parler de ces pays d’Asie sans évoquer le tourisme sexuel mais je pense qu’il est plus sur la côte qu’à Phnom Penh, et surtout en Thaïlande. Ce doit être une réalité car beaucoup d’hôtel boutiques et restaurants affichent un panneau « Sexual tourists are not welcome » mais on évite les endroits trop touristiques pour ne pas y être confronté. Et nous sommes vigilants avec les enfants sans tomber dans la parano non plus. Beaucoup d’ONG sont présentes et essaient de faire prendre conscience de ce fléau, nous voyons meme des publicités pour inciter la population à en parler et à se faire aider. Espérons que ces actions porteront leurs fruits.

L’intégration est jusque la plutôt facile, l’association « Phnom Penh Accueil » est assez active, les personnes que j’y ai rencontrées très ouvertes et sympas. Il y a aussi la sortie d’école qui permet grâce aux enfants de rencontrer des futures amies. L’ambiance au sein de la communauté expatriée a l’air détendue, avec comme dans d’autres pays quelques cloisonnements entre expats vieux, jeunes, membres des ONG, diplomates mais pour l’instant ce n’est pas pesant. On arrive à croiser des personnes de nationalités différentes sans trop de difficultés si on en a envie.

De par leur histoire de nombreux cambodgiens parlent français, les refugiés de l’époque des khmers rouges par exemple, sinon on peut se débrouiller avec l’anglais, même les chauffeurs de tuk-tuks le comprennent plus ou moins. Je n’ai pas encore ressenti le besoin d’apprendre le khmer mais pourquoi pas d’ici quelques temps pour me plonger un peu plus dans la culture du pays.

Nous habitons en centre ville, notre maison (style colonial) donne sur le square du monument de l’Indépendance. Ce square est le rendez-vous des sportifs joggeurs, joueurs de foot (avec la balle en osier locale) ou de badminton, on y croise aussi des moines vêtus de jaune-orange qui vont de leur monastère à la pagode en face de notre maison. On peut faire pas mal de choses a pieds, la rue 240 (une rue qui fourmille de petits commerces souvent tenus par des expatriés) est à quelques minutes de nous. On a la chance d’avoir une piscine et on profite des bougainvilliers et des frangipaniers dans le jardin, je ne me lasse pas encore des libellules et papillons qui l’habitent.

 

Partir en week-end n’est pas très difficile, Sihanoukville ou Kep sont à environ 3 heures de voiture mais les routes si magnifiques soient-elles peuvent être encombrées ou bloquées et on n’est jamais sûrs à 100 % du temps nécessaire entre deux destinations. Sinon il y a quelques excursions d’une journée possibles, dont celle que nous avons faite hier, Oudong, l’ancienne capitale et nécropole royale et beaucoup de pagodes à découvrir.

Nous rentrons une à deux fois par an en France, Noël et les grandes vacances, mais cette année nous avons décidé de rester ici pour les fêtes de fin d’année et d’en profiter pour découvrir la côte ouest et ses plages.

À ma connaissance pas de censure.

De ma fenêtre je vois… le square du monument de l’indépendance, les frangipaniers, les hibiscus et les robes couleur safran des moines.…

 

***

Merci Delphine !

Pour moi qui rêve de partir vivre en Asie du Sud-Est, ton témoignage est une petite pépite, qui me donne envie de prendre mon billet dès maintenant !

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La semaine prochaine, un pays que je rêve de découvrir depuis toute petite : on rejoint Marie-Paule … en Tasmanie !!!





Cédric, les bushiban, les xialongbao et le tofu puant… à Taiwan

5 09 2011

La fille, 8 ans, la maman, franco-taiwanaise, institutrice spécialisée et le papa, chef d’entreprise.

  1. Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? (contrat d’Expatriation ou en duree indeterminee…) Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

Je suis arrivé à Taiwan, pour la première fois, en septembre 1997, avec un contrat de volontariat civil pour le compte d’une organisation caritative taiwanaise. J’y avais séjourné 2 années et c’était durant ce séjour que j’ai rencontré mon épouse. Je suis rentré en France en 1999 et mon épouse m’y rejoint en 2000, année de notre mariage. Nous avons résidé en France jusqu’en 2005 et cela fait donc 6 ans que nous habitons à Taiwan.

  1. Comment se passe la scolarisation ? Y-a-t-il des ecoles francaises ? Y avez-vous mis vos enfants ou au contraire avez-vous opte pour le systeme anglais (ou autre) ? Avez-vous acces a d’autres pedadogies ? (Montessori, Steiner…)

Il existe une école française à Taipei, la capitale, au nord, mais nous n’avons jamais pensé à cette école pour notre fille. Nous habitons au sud de l’île, plutôt loin, et les frais scolaires sont très chers. Nous avons opté pour l’école primaire locale. Ma fille vient d’entrer en « 3th grade » équivalent au CE2 français. Ce sont des classes de 30 élèves. La journée commence tôt, à 7h15 pour un peu de balayage/nettoyage de l’école et petits contrôles des matières apprises le jour précédent. Les cours débutent à 8h10. Le déjeuner se prend à 12h00 et la sieste de 12h30 à 13h30. Fin de la journée à 12h30 pour les CP et CE1, 16h pour les autres classes.

A Taiwan, il existe les « bushiban », des écoles de soutien du soir. 80% des enfants à Taiwan y vont. Vous imaginez le business ! On y fait les devoirs, mais on revoit aussi les matières du programme, on apprend l’anglais, et parfois, on prend même de l’avance sur le programme scolaire officiel. Dernier exemple, pendant ces vacances d’été, des camarades de classe de ma fille, qui ont été aux bushibans durant les 2 mois de congés, savent déjà faire des divisions, alors que normalement les divisions sont apprises en « 3th grade » durant cette nouvelle année scolaire. Certains seront donc en avance et d’autres à la « traîne ». Ce système d’école du soir privée crée des hiérarchies dans les écoles officielles dès le primaire et marginalise des enfants qui n’ont pas les moyens ou dont les parents ne veulent pas envoyer leur gamins en bushiban.

Néanmoins, en ce qui nous concerne, je pense que ma fille a cette chance de grandir et de s’épanouir dans une famille bi-culturelle. Il semble que la “balance” entre l’éducation confucianiste et l’éducation “Siècle des lumières” existe bel et bien. Elle prend le meilleur de chaque et pour l’instant elle y trouve son compte.

  1. Vos enfants sont-ils bilingues ?

Ma fille parle couramment le chinois mandarin. Elle comprend parfaitement le français mais éprouve quelques difficultés à le parler. Cette année, l’anglais fait son entrée dans le programme scolaire. Le soir, je lui raconte des contes et des légendes en alsacien.

  1. Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

La première chose je pense qui me fait sentir bien, c’est que ce soit le pays de mon épouse, et l’autre pays de ma fille. La population est en général accueillante et bienveillante avec les étrangers. J’aime beaucoup le climat du sud de l’île. J’apprécie cette facilité de passer un week-end à 2500m d’altitude et le week-end suivant sur une plage tropicale. La nourriture, qui m’a d’ailleurs fait prendre pas mal de kilos. Les services publics sont très bien développés et on se sent en sécurité. Aucune crainte à se promener seul à minuit en ville. Aucune crainte de déclencher une bagarre pour une cigarette …

  1. Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ?

Je pense une « dynamique » dans la vie quotidienne : des magasins et restaurants ouverts jusqu’à 23h, tous les jours de la semaine, une vie grouillante et bruyante, parfois trop. Une mentalité d’entrepreneurs.

  1. Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

J’adore le canard laqué et les xiaolongbao, ces petits beignets cuits à la vapeur farcis au porc, au bœuf ou aux crevettes. J’ai un faible pour le tofu puant, mais il faut que la salade aigre-douce qui l’accompagne soit vraiment aigre-douce, sinon c’est fade. J’aime beaucoup les omelettes aux huîtres.

Un manque : le fromage, surtout le Munster alsacien.

  1. Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

Les pattes de poulet. Les taiwanais adorent sucer les pattes de poulet. Dans certaines tribus aborigènes, on mange des abeilles grillées.

  1. La vie est-elle chere ?

Je dirais que non, mais tout est relatif. Si vous vivez à Taipei, la capitale, les appartements sont hors de prix et des plats typiques sont parfois 2x plus cher qu’ailleurs dans l’île. Le salaire moyen se situe vers les 800 euros et le SMIC local à 450 euros. Si vous vivez à la « locale » on s’en sort, mais si vous voulez ajouter des sorties, des voyages, du ciné, etc … vous allez vite dépasser votre budget. En général, nous dépensons environ 400NTD (10 euros) par jour pour les repas, pour tous les 3, et nous mangeons bien. Le litre d’essence 95 est à 31NTD (0.77 euros) une canette de coca à 18NTD (0.45 euros)

  1. Cote conduite ?

C’est plutôt « safe » si l’on compare avec nos voisins. Même si parfois les feux rouges ne sont pas respectés ou on oublie la priorité à droite. A Taipei et Kaohsiung, villes plus policées, les règles de conduite sont bien respectées, alors qu’ailleurs c’est parfois la loi du plus fort.

  1. Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

Vivre au jour le jour. Une certaine cette fatalité « mei yo pan fa » (il n’y a aucune solution) qui m’irrite parfois. Une certaine naiveté, l’impression parfois de vivre dans un pays de « bisounours ».

  1. L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

L’intégration n’est pas évidente. Maîtriser le mandarin est primordial si l’on veut comprendre et se faire comprendre, participer à la vie locale, et donc s’intégrer. L’anglais ne suffit pas. Les étrangers ne parlant pas la langue n’auront pas beaucoup d’amis taiwanais et resteront alors entre eux, dans la « communauté internationale ».

Du fait de la popularité des bushibans, il existe une forte population d’anglophones., des américains, australiens, canadiens, sud-africain, embauchés pour enseigner l’anglais dans les écoles du soir. Il y a également une forte population d’immigrés régionaux (Philippines, Malaisie, Indonésie) qui travaillent dans les usines. Les universités taiwanaises, souvent à la pointe, proposent pas mal d’échanges scolaires. Donc oui, il est facile rencontrer toutes sortes de nationalités.

  1. Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

Je parle couramment le chinois mandarin et je m’essaie au Minnan, l’autre langue principale parlée à Taiwan (souvent appelé le taiwanais) Non, pas de cours. J’ai appris avec mes collègues, dans la rue et mon petit carnet que j’avais toujours dans ma poche et sur lequel j’écrivais «phonétiquement » tous les nouveaux mots que j’entendais.

  1. Decrivez votre rue/cadre de vie

Nous habitons dans un petit hameau, d’une vingtaine de maisons, dans la campagne, sur une colline, c’est déjà un peu la montagne, et pas vraiment loin de la grande ville de Tainan. Les maisons sont « en terrasse », aucune n’est à la même hauteur que sa voisine. Nous avons un joli parc, un terrain de basket et un grand pré pour jouer au foot.

Une particularité à Taiwan est de devoir jeter son papier toilette dans une poubelle et non dans la cuvette. Il semblerait que ça boucherait les conduites. Aussi, toutes les fenêtres, ou presque, des maisons possèdent des grilles destinées à lutter contre le cambriolage. C’est un peu étrange, on se sent « enfermé »

  1. Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

Oui, très facile. Les moyens de transport sont bien développés, que ce soit les axes routiers ou ferroviaires (TGV) Taiwan possède la deuxième montagne la plus élevée d’Asie, le mont de jade culmine à près de 4,000m.

  1. A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

Nous essayons de rentrer au moins une fois par an.

  1. Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

Nous n’y pensons pas, pour l’instant. Peut-être que la question de l’éducation nous fera rentrer en France, mais pour l’instant, tout se passe plutôt bien. De plus, nous avons crée notre société à Taiwan.

  1. Face a quelle mentalite/habitude/defaut francais etes-vous + clement, avec le recul d’habiter a l’etranger ?

  1. Quel est le climat ?

Taiwan, bien que n’étant pas très grand, 400km de long pour 150km de large, connaît plusieurs types de climat.

Taipei, au nord, est sub-tropical, il y pleut souvent, les hivers sont froids, ça peut tomber jusqu’à 5°C et pas plus de 18°C en journée. L’été est très chaud et très humide.

Dans le sud, nous avons un climat tropical, plus clément, des hivers doux et secs (10°C à 25°C) et des étés chauds (28°C à 39°C)

  1. Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes francaises ?)

Oui, la conduite, il m’arrive de ne pas respecter les priorités à droite.

Roter à table ;)

  1. Y-a-t-il de la censure ?

Non

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante » :

En 1997, durant mes premières semaines à Taiwan, je monte dans un taxi et dis au chauffeur, ou plutôt je pensais avoir dis au chauffeur, que je souhaitais aller dans un restaurant qui fait des raviolis chinois (chuè djiao) Sauf que, au lieu de lui dire chuè djiao, j’ai dis chiao djiè : « wo yao tche chiao djiè » ce qui donne, « je veux manger des demoiselles ». Le chauffeur rigole, me fait un signe de la tête, démarre et me dépose 5mns plus-tard devant un … barber-shop, ces « magasins » qui proposent coupe de cheveux/rasage/massage par une jeune et jolie demoiselle, et plus si affinité. Aie aie aie … J’en conclu que le taxi avait simplement retenu chiao djiè. Et moi qui avait une de ces faim !

« De ma fenetre, je vois…. » :

Je vois un frangipanier actuellement en fleur

 

Le frangipanier en fleur.

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Merci Cédric !

Vous pouvez retrouver des photos de Taiwan sur son blog :

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La semaine prochaine… suspens… j’attends de nouveaux témoignages, alors n’hésitez pas à me contacter !





Anne… à Hong Kong

27 06 2011

Nous sommes une famille avec 4 enfants, de 10 ans ½ a 3 ans ½

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? (contrat d’Expatriation ou en duree indeterminee…) Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

Cela fera 4 ans cet ete que nous habitons Hong Kong et nous y sommes encore pour 1 a 2 ans, en contrat d’expatriation. C’est la première fois que nous vivons a l’etranger et apprécions énormément cela.

2- Comment se passe la scolarisation ? Y-a-t-il des ecoles francaises ? Y avez-vous mis vos enfants ou au contraire avez-vous opte pour le systeme anglais (ou autre) ? Avez-vous acces a d’autres pedadogies ? (Montessori, Steiner…)

Il y a une très grosse communauté française a HK (environ 12000 francais) donc, nous avons la chance d’avoir un lycée français, un gros établissement scolaire, mais aussi une multitude de choix d’ecoles internationales ! Nos 2 aines, qui avaient commence l’ecole en France, y sont scolarises depuis 4 ans maintenant. Le 3eme a commence l’ecole 6 mois apres notre arrivée a HK et nous l’avons mis dans une preschool anglaise (maternelle) qui était a cote de la maison. En septembre dernier, la question s’est posée de le laisser en système anglais ou de le basculer en grande section au lycée français. Nous avons fait le choix de le laisser en système anglais en 1ere année de primaire (équivalent GS/CP) : il est maintenant complètement fluent, autant en profiter et nous préférons la pédagogie anglaise, au moins pour le primaire. Notre dernière est rentrée a l’ecole en septembre dernier et est donc elle aussi dans le petite preschool ou était son frère. C’est donc un peu dur de gérer les horaires et vacances différentes mais nous ne regrettons pas notre choix.

3- Vos enfants sont-ils bilingues ?

Les 2 aines, scolarises au lycée français, ne sont pas bilingues du tout meme s’ils sont meilleurs en anglais que des petits français scolarises en France ! Ils ont quelques heures de cours par semaine et surtout, les activités extrascolaires en anglais. Mais nous parlons français a la maison et leurs amis sont français.

Nous encourageons en revanche la pratique de l’anglais en ayant souscrit a des chaines de TV enfantines en anglais.

Le numéro 3 est maintenant parfaitement fluent et très a l’aise dans la culture anglo- saxonne.

La petite dernière comprend très bien, apres une 1ere année a l’ecole, le parle un peu et surtout melange un peu les 2 langues meme si le français est bien sur dominant

4- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

On se sent bien a Hong Kong car c’est une ville très internationale, très moderne et ou le niveau de service, comme souvent en Asie, est très eleve. Le climat est plus agréable qu’en France : nous avons une alternance de saisons, contrairement a Singapour, mais l’hiver ne sera pas très froid et pas très long ! Le moment le moins agréable est de mai a fin sept/début octobre, la saison humide ou il fait très chaud et donc, très humide !

Globalement, nous vivons une expérience très enrichissante, rencontrons des personnes que nous n’aurions jamais croises en restant en France, pouvons être baignes dans une culture radicalement differente mais tout ayant la possibilité de garder nos reperes Venir ici avec des jeunes enfants est une opportunité magnifique et pour eux et pour nous.

5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ?

une ouverture d’esprit sur les autres, reconnaître la chance d’etre français (au lieu de se plaindre tt le temps !)

6- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

les dim sum !!!! qu’on peut apparenter mais de très loin aux « raviolis vapeur » qu’on trouve sur les cartes des « restaurants chinois » en France et plus généralement la découverte de la nourriture asiatique, la vraie !

7- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

les concombres de mer, les pattes de poulet

8- La vie est-elle chere ?

ca dépend ! si on achete « local », on s’en sort très bien, idem pour les restaurants et les gargotes de street food. En revanche, des qu’on veut manger « western », ca revient assez cher

Le cinéma est cher mais les entrées dans les musées pas du tout

Les activités sportives ou autres sont cheres

La sante est chere, il vaut mieux ne pas avoir trop de problème a ce niveau la !

9- Cote conduite ?

On conduit comme les anglais mais on s’y fait très bien !

10- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

l’education des enfants, leur non esprit d’initiative

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

L’integration est très facile mais parmi les autres communautés (anglais, australiens, allemands…), pas avec les hongkongais

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

A Hong Kong, on parle cantonais, contrairement a 90% de la Chine ou on parle le mandarin !

Ces 2 langues sont très difficiles a apprendre et je ne parle que de l’oral, pas des idéogrammes ! Mon mari prend des cours de mandarin mais c’est dur, les 2 derniers, en école anglaise, font du mandarin tous les jours et aiment bien ca. Ils connaissent donc plusieurs choses et aiment bien le pratiquer. Le problème est qu’a Hong Kong, c’est moins utile que le cantonais.

Je connais juste de petits mot simples pour se débrouiller dans les transports ou juste être polie !

En revanche, notre anglais a énormément progresse !!

13- Decrivez votre rue/cadre de vie

Nous habitons dans un quartier très vivant et très pratique (marches, supermarchés, shopping. Transports en commun) mais dans une rue un peu en hauteur donc très calme.

Nous sommes aussi a 10mn en voiture du lycée français et de la preschool de la dernière, un peu plus loin pour notre 3eme depuis septembre.

Nous sommes dans une résidence de 5 tours de 33 etages chacune avec beaucoup de facilites comme ca se fait ici : piscine, salle de sport, playroom indoor et grand podium ou les enfants peuvent courir, jouer au foot, faire du vélo etc. Ce dernier endroit est très convivial et permet de rencontrer du monde.

Notre appartement, 20eme etage, est grand par rapport au standard hongkongais mais nous n’avons « que » 3 chambres et pas de possibilité de prendre les repas dans la cuisine qui n’est pas très grande. Il était refait a neuf quand nous nous y sommes installes, et il est très lumineux avec d’immenses fenetres dans les pièces ce qui est très agreable

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

Ce n’est pas facile de partir en we dans la mesure ou HK est un tout petit territoire et que donc, nous devons sortir des frontières ! Prendre donc l’avion ou le train pour des destinations très proches mais c’est un peu pénible depuis quelque tps d’obtenir un visa chinois avec un passeport français. En revanche il y a pleins de choses a faire a HK : plages, balades, rando, sports nautiques et nous continuons de découvrir des endroits encore inconnus !

15- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

Mon mari rentre 2 fois en France par an, les enfants et moi ne rentrons que l’ete, mais pendant 6/7 semaines

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

Oui c’est prévu de revenir en France bien sur

Ce qui ne me donnerait pas envie, c’est peut être de retrouver la mentalité française, les gens qui se plaignent et qui ne sont jamais contents alors qu’ils ne se rendent pas compte de leur chance ! Les français se regardent trop le nombril sans voir que ce qui est different ne veut pas dire moins bien

17- Face a quelle mentalite/habitude/defaut francais etes-vous + clement, avec le recul d’habiter a l’etranger ?

le chauvinisme

18- Quel est le climat ?

Nous avons une saison humide de mai a début octobre ou il fait très chaud, très humide, très gris et ou il pleut beaucoup.

Ensuite, l’automne est la période la plus agréable car c’est la saison seche et il fait très bon, puis c’est l’hiver en janv jusqu’à mi mars ou les températures peuvent descendre jusqu’à 7/8 degres, avec des appartements qui ne sont pas equipes pour ca, on peut vraiment avoir froid !! et ensuite, ca repart, l’humidite revient doucement mais globalement, c’est plus agréable qu’en France et on peut faire des activités en extérieur presque toute l’annee

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes francaises ?)

Nous avons principalement garde nos habitudes de vie française mais savons nous adapter et prendre ce qui est sympa, les bbqs australiens par ex !

19- Y-a-t-il de la censure ?

Pas de censure a Hong Kong

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante » ;)

« De ma fenetre, je vois…. » :

de ma fenetre je vois mon quartier mais en hauteur, j’ai donc une vue très dégagée sur les buildings avec les montagnes en fond et si on se met sur la pointe des pieds, on peut meme apercevoir le Harbour !. Il ne faut pas avoir le vertige !

 

merci Anne !

Je suis toujours à la recherche des témoignages, donc n’hésitez pas à me contacter, en me laissant un commentaire ou en m’écrivant à mariegervais2004 – at – yahoo.fr !





Gwenn, le chien laqué, le riz (presque) tous les jours et les motos à contre-sens…. à Hanoi (Vietnam)

9 05 2011

Gwenn (25 ans), Mathias (31 ans) et Aliénor (3 ans) à Hanoi (Viet Nam

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1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

On est arrivés à Hanoi il y a un peu plus de 6 mois, et pour le moment on envisage d’y rester pour 2 ans… au moins ! C’est la première fois que l’on vit à l’étranger ; avant, j’avais pas mal voyagé, Mathias aussi un peu, mais ni l’un ni l’autre n’avait vécu ailleurs qu’en région parisienne.

2- Comment se passe la scolarisation ? Y-a-t-il des ecoles francaises ? Y avez-vous mis vos enfants ou au contraire avez-vous opte pour le systeme anglais (ou autre) ? Avez-vous acces a d’autres pedadogies ?

Il y a un lycée français (de la toute petite section à la terminale) où est scolarisée notre fille. En maternelle, les élèves sont surtout vietnamiens et il y a aussi quelques autres nationalités. On aurait pu la mettre en école « internationale » : ce sont des kindergarten privés, plus ou moins sérieux, qui pullulent dans le quartier des expats, tous en anglais. Mais d’une part ils sont généralement loin de chez nous, d’autre part ils coûtent très cher : entre 500 et 1000 US$ par mois pour de grosses matinées. (Le lycée français en maternelle et pour les Français ne coûte « que » 200€ par mois).

Autant que je sache, c’est compliqué de scolariser un enfant étranger en école vietnamienne, les places manquent.

Il y avait une petite école française qui travaillait à base de pédagogie Montessori, mais elle n’a fonctionné que 2 ou 3 ans et a fermé juste avant qu’on arrive (à cause des vicissitudes immobilières locales apparemment). Il y a également un kindergarten qui se réclame de la pédagogie Montessori, mais je pense malheureusement que c’est plus un argument marketing qu’un réel engagement !

3- Vos enfants sont-ils bilingues ?

Non pas du tout. Elle connaît 3 ou 4 mots de viet, mais c’est tout. Il faudrait qu’elle ait une nounou vietnamienne pour cela, mais on n’a pas besoin de nounou pour le moment… Mais j’aimerais qu’elle l’apprenne !
Par ailleurs, à partir de la moyenne section il y a une classe bilingue franco-anglais au lycée français, on verra cela le moment venu.

4- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

Le machisme ambiant ! Ce sont les femmes qui font tout : elles travaillent autant que les hommes et parfois aux tâches les plus difficiles (manutentionnaires, transport des pondéreux sur les chantiers), elles s’occupent des enfants et assurent TOUTES les tâches domestiques, y compris quand il y a une belle-mère retraitée chez qui le jeune couple vit… ! Les hommes n’imaginent même pas faire les courses ou faire à manger, ni quoi que ce soit de ce genre. Et personne ne semble remettre cela en cause !

L’habitude qu’ils ont de se déplacer à moto partout et d’estimer être dans leur bon droit : même sur les trottoirs ou DANS un marché couvert on risque de se faire renverser.

Autre habitude à laquelle j’ai du mal à me faire : la flexibilité des horaires – on peut très bien donner un rendez-vous à un moment et n’arriver que plusieurs heures plus tard ou ne pas venir du tout…

Enfin, l’habitude qu’ils ont de faire toujours payer plus les étrangers. C’est pire dans les zones touristiques, où on n’hésite pas à vendre des services que l’on n’assure pas etc. Globalement,les gens qui travaillent dans le tourisme sont très agaçants…

5- Qu’est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

Le souk ambiant, l’informalité, le fait que l’on peut toujours se débrouiller pour parvenir à ses fins. Trois petits sièges en plastique posés dans la rue – et hop ! ça fait un café. Un compresseur et des rustines et hop ! ça fait un garage à deux-roues.

On est aussi bien accueillis, les gens sont généralement amusés de nous voir avec une minus de 3 ans aux cheveux clairs, et sont donc très souriants.

Et puis ça reste un pays en développement avec ses aléas et ses manques – coupures d’électricité, absence de tout plein de choses auxquelles on est très habitués en Occident comme par exemple un aspirateur etc., et pour l’instant, ça m’amuse d’avoir à me débrouiller avec beaucoup moins de choses.

6- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ?

Déjà, ce côté informel dans toutes choses, comme dit précédemment.

Ensuite, un cadre de vie dépaysant, où beaucoup de choses m’interrogent : l’habitude des gens de brûler des choses (faux billets, encens etc.) sur le trottoir dans la rue, les autels pour les ancêtres, les poules tuées après achat au marché informel (sur le trottoir, donc)…

Aussi, de grandes maisons en centre ville à prix abordable : quand on vient de région parisienne, ça n’est pas rien ! Les étrangers payent leurs logements 3-4 fois plus cher que ce qu’ils coûteraient à des Viets, mais cela reste abordable et donc confortable. Nous, on a une maison d’une centaine de mètres-carré dans les beaux-quartiers avec une grande terrasse pour un peu plus de 500€ par mois… et pour à peine plus, on trouve des maisons avec jardins dans le quartier des expats.

7- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

J’adore leurs soupes avec plein de choses dedans, surtout les bun bo (pates de riz fraiches, bœuf grillé, herbes, cacahuètes etc.), que je n’appréciais guère la première fois qu’on est venus il y a deux ans… les goûts changent ! Les nems, le riz gluant… On mange généralement très bien un peu partout, et la réputation de la gastronomie viet n’est pas usurpée.

Il y a bien sûr des choses qui manquent : du chocolat, que l’on trouve mais qui coûte cher, du vrai bon pain avec de la vraie croûte, de la crème fraiche, le fromage manque cruellement à mon compagnon qui s’est rabattu avec beaucoup de dépit sur la Vache qui rit… En fait tout cela se trouve, mais c’est plutôt très cher, surtout quand on compare au niveau de vie des Viets… et j’ai de la mauvaise conscience à consommer des produits qui ont fait des milliers de kilomètres.

8- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

Oh oui, et pas qu’un peu ! J’ai l’impression que les Viets n’ont pas vraiment de tabou alimentaire, et tout ce qui est sur terre peut se manger. La première fois que l’on voit un chien entier laqué, ça fait bizarre… Il paraît qu’ils mangent du chat aussi. Ils boivent le sang frais d’un serpent que l’on vient d’égorger avant de déguster le reste de la bête, ils mangent de la tortue à carapace molle, ils mangent de gros crapauds noirs et boutonneux (c’est pour les enfants apparemment), ils mangent des œufs de canne couvés (soit, si je ne me trompe, des embryons de canards… !). En revanche, ils mangent peu d’insectes (contrairement à leurs voisins chinois et cambodgiens).

Côté légumes, ils mangent énormément de feuilles, ce qui surprend au début, mais on s’y fait. Là où en Occident on ne mange en gros que des épinards et de la salade, eux consomment tout type de feuilles comestibles – feuilles de moutarde, feuilles de courges etc. J’ai été surprise la première fois quand, dans mon panier de légumes bios (genre d’AMAP mise en place par une ONG locale), j’ai eu des aubergines et leurs feuilles !

9- La vie est-elle chere ?

Nettement moins qu’en France, mais les étrangers payent beaucoup de choses beaucoup plus cher que les Viets. J’ai parlé des loyers, mais c’est vrai aussi pour l’électricité où, du fait qu’on est étranger, on paye toujours le tarif maximal quand les Viets ont un tarif progressif. On paye souvent plus cher les produits au marché car on ne marchande pas toujours assez… (mais c’est aussi le cas de mon interprète, parce qu’elle a l’accent du Sud du pays !). De plus les écoles sont chères, mais pour beaucoup d’expats c’est payé par l’employeur.

A côté de cela, le téléphone ne coûte pas grand-chose, le bus coûte 10cts le trajet, un café coûte 50cts (et 1€ dans les endroits un peu chics), un repas dehors moyen coûte 4€ pour nous 3, une réparation de fuite un dimanche par un plombier coûte 3 à 6€, une entrée au musée coûte 1 à 2€…

10- Cote conduite ?

Ils sont tarés ! C’est le gros point noir du pays : ils y a des tonnes de motos et ils conduisent comme des fous. Apparemment, beaucoup de gens n’ont pas de permis, et même quand ils en ont le code de la route semble totalement inexistant. Ils n’hésitent pas à prendre des voies rapides à contre-sens et à toute allure, pour tourner à gauche à un carrefour on coupe la route de ceux qui viennent en face, si ça bouchonne on passe par le trottoir, les bus utilisent la voie en sens inverse pour doubler les deux-roues… C’est l’anarchie la plus complète, et il faut bien dire que c’est certainement très dangereux. Ils n’ont aucune idée de ce à quoi peuvent servir des rétros, qu’ils ont seulement parce que c’est obligatoire, comme le casque : ils portent des casques de vélo tout pourris parce que cela tient moins chaud, et aucun enfant n’en porte… Les bébés sont portés dans les bras sans aucune attache à quelque parent que ce soit, de façon à être parfaitement éjectables en cas de choc ! Les phares et clignotants sont bien évidemment en option, et il n’est pas rare de voir des motos prendre un rond-point à contresens parce que c’est plus rapide par ce côté…

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

Non parce qu’il y a une barrière de langue très forte : le viet est très difficile à prononcer pour nous autres pauvres Occidentaux, et peu nombreux sont les gens qui parlent correctement l’anglais, encore moins le français… En revanche, il est plutôt facile de rencontrer toute sorte de nationalités : il y a un site d’expats qui répertorient toute sorte d’événements et il suffit d’y assister pour rencontrer des gens. Il y a aussi une association de Français plutôt active. Mais nous ne sommes pas des êtres très sociaux !

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

On prend des cours, mais c’est une langue cruelle : on a l’impression de dire les choses correctement et en fait on ne se fait pas comprendre du tout. C’est une langue tonale et le changement de ton conduit à changer complètement le sens du mot. Mais on apprend et je peux désormais à peu près négocier en viet, c’est déjà un bon point !

13- Decrivez votre rue/cadre de vie

On habite dans une ruelle avec, à l’entrée, un « magasin de vêtements » (habits accrochés un peu partout sur les murs de la ruelle par notre voisine), et quelques maisons dont les cuisines et salles d’eau sont séparées de la maison principale (sauf chez nous) : c’est un grand classique ici que ces pièces soient de l’autre côté de la ruelle, et c’est entre autres ce qui fait que la vie se passe largement dehors. En fait, en règle générale, les portes des maisons restent ouvertes et la vie se passe à l’extérieur.

On habite dans une ancienne maison coloniale de l’ancien quartier français, qui est un des quartiers plutôt chics de la ville, au Sud du centre. C’est plutôt très bruyant (à cause de toutes les motos) et poussiéreux (comme partout dans le pays), mais c’est très vivant.

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

Oui et non. Il y pas mal de choses à voir dans les 200 km autour de Hanoi (à commencer par la baie d’Along par exemple), mais même quand les infrastructures sont en bon état, les temps de trajet sont colossaux ! Il ne faut pas espérer mettre moins de 2h pour aller à 60km de la ville… Il y a des trains, mais ils ne vont pas partout, et sinon il est assez facile de louer une voiture avec chauffeur.

15- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

On n’est pas encore rentrés mais on a un séjour prévu d’ici un mois pour aller voir mon neveu tout neuf, et se ravitailler en livres et chocolat. Au-delà, je ne sais pas…

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

Je suppose qu’on y retournera un jour, mais pour l’instant je n’en ai pas envie. J’aime bien le fait de vivre à l’étranger, de ne pas être comprise quand je parle en français, le fait d’être dans un pays en développement, d’avoir plein de choses à y découvrir… Je n’ai pas envie de rentrer pour l’instant déjà parce que c’est beaucoup trop compliqué de se loger correctement,et puis parce que ce n’est pas assez dépaysant !

17- Face a quelle mentalite/habitude/defaut francais etes-vous + clement, avec le recul d’habiter a l’etranger ?

La façon dont les Parisiens conduisent : finalement, à côté d’ici, ils sont plutôt courtois !

18- Quel est le climat ?

Humide et frais en hiver (surtout que rien n’est prévu pour chauffer les intérieurs, tout est tout le temps ouvert… du coup c’est rigolo : dès qu’il fait moins de 15°, les Viets s’emmitouflent dans de grosses doudounes et restent habillés comme cela sur leur lieu de travail !), et rapidement chaud et humide au printemps et en été. L’automne est très doux en revanche !

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes francaises ?)

Passer devant tout le monde quand il y a une queue, griller les feux rouges quand je dois tourner à droite, remonter par le trottoir si je dois aller en contresens, transporter tout et n’importe quoi en scooter (deux tables, par exemple), boire du café glacé avec du lait concentré sucré plusieurs fois par jour…

En revanche, je continue de ne pas jeter mes déchets partout, même quand ma fille me demande « est ce que je peux jeter mon papier par terre ? » au parc… Je continue de manger sucré le matin, quand eux mangent des soupes très épicées, et si on mange du riz presque tous les jours, on n’en mange pas à TOUS les repas !

19- Y-a-t-il de la censure ?

Oh oui ! Le pays est dirigé par le Parti Communiste (parti unique, bien sûr) : c’est rarement très compatible avec une grande liberté d’expression ! Tout ce qui est publié ou diffusé passe par la censure – et elle fait un vrai travail de tri. Il y a encore des réunions entre les membres du Parti et les directeurs de journaux pour prévoir la façon dont sera traitée l’actualité. Un homme a été condamné à plusieurs années de prison il y a peu pour diffamations contre l’Etat. Il y a actuellement plusieurs blogueurs un peu contestataires en prison. Des sites, des blogs et des forums sont régulièrement interdits, de même que certains ouvrages. Facebook est (théoriquement) bloqué, surtout depuis juste avant le 11ème congrès du Parti en janvier dernier, de même que Deezer et d’autres sites internationaux. On peut critiquer l’Etat ou le Parti, mais pas trop et pas n’importe comment…!

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante »

J’aurais pu parler des hauts-parleurs qui, dans la rue, deux fois par jour, prêchent la bonne parole politique, mais ils sont progressivement démantelés. Alors je vais emprunter ses histoires à mon compagnon : en cours de conversation avec des élèves vietnamiens du lycée français :

  • Vous avez des animaux de compagnie ?

  • Oui, j’avais un chat, mais ma grand-mère l’a tué pour le manger !

    J’ai pu lire qu’ici, dès que la température descend sous les 10°, les écoles publiques ferment !
    (En Russie, autant que je sache, il faut attendre les -30° au moins ;) )

21- De ma fenêtre, je vois…

De la fenêtre de notre chambre, je vois le fond de la ruelle, avec les maisons imbriquées les unes dans les autres ; les câbles électriques qui, dans toute ville en développement qui se respecte, sillonnent anarchiquement les rues ; les restes de peinture jaune et volets verts typiques des bâtiments français ; et le ciel désespérément blanc (ce qui n’est pas rare ici).

Si vous voulez découvrir le reste de Hanoi, allez faire un tour sur le blog de Gwenn et Mathias :

***

La semaine prochaine, on rejoint Anne-Sophie en Algérie !





Emilie, à Mumbai, Inde

25 10 2010

Petite présentation d’Emilie :

Je vis seule. Mon copain est indien mais il travaille pour l’instant dans une autre ville que la mienne.

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

J’habite en Inde depuis novembre 2005. Je suis en contrat local pour une durée indeterminée.

J’ai étudié 6 mois en Espagne mais c’est la première fois que je travaille à l’étranger et que je suis aussi installée !

4- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

Sans doute le fait que chaque matin on se réveille et on sait qu’on va découvrir quelque chose de nouveau. L’Inde se livre un peu chaque jour…

5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ? (en positif, cote mentalite principalement)

Les gens sont certainement plus causants, plus (ouvertement) curieux.

6- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

Je suis assez poulet tandoori et naan au beurre, avec du dal makhani (qui me rappelle notre petit salé aux lentilles). En fait, je ne mange presque que ça !

Dans les grandes grandes villes, on trouve presque tout maintenant. Toutefois, globalement, on peut tirer un trait sur le fromage, la charcuterie et le bœuf.

7- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

Les Indiens étant toujours en grande majorité végétariens, les plats typiques « étranges » ne sont pas foison !

8- La vie est-elle chere ?

La vie n’est pas chère. Les loyers à Mumbai sont hors de prix mais la nourriture moins chère qu’à Delhi par exemple.

9- Cote conduite ?

Y a pas vraiment de côté… ;)

10- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ? (Pas + de 5 choses !!!!! :) )

Le cliché sur les filles blanches (faciles).

Les regards appuyés et entendus des hommes.

Un grand manque d’ouverture – à ne pas confondre avec curiosité. Ils sont terriblement fiers de leur culture et jugent facilement celle/celles des Européens.

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

L’intégration à la société indienne est extrêmement difficile – je dis ça alors que ma belle famille est indienne !

Il y a un fort communautarisme des étrangers, qui se rassemblent / s’assemblent souvent par nationalité. C’est donc plus ou moins facile de rencontrer d’autres nationalités…

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

J’ai pris un peu de cours avec un professeur et pas mal avec cassettes. Je comprends l’hindi (une des langues) mais le parle très mal.

13- Decrivez votre rue/cadre de vie

J’ai un appartement 1 BHK (1 bedroom, hall, kitchen) dans un vieil immeuble. C’est relativement grand pour Mumbai et assez cosy. Y a toujours un truc qui cloche (la clim, le four) mais c’est du détail ! Et oui, en Inde, il y a en général une salle de bain par chambre (salles de bain en général sans cabine de douche : il y a le sol et le pommeau de douche).

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

C’est facile de partir mais tout est assez loin.

Il y a pas mal de choses à visiter dans les alentours de Mumbai (montagnes, forts etc.), après il faut prendre l’avion ou le train (pour au moins une nuit).

15- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

Disons 3-4 fois par an.

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

Je n’ai pas de plan.

C’est difficile quand je rentre, les gens vivent leur vie, ma place n’est plus la même.
Mais si je décidais de rentrer peut-être arriverais-je à me trouver une nouvelle place ?

18- Quel est le climat ?

Chaud et humide. Tropical. A Mumbai.

19- Avez-vous des «habitudes » ?

Je secoue la tête pour dire oui…

19- Y-a-t-il de la censure ?

Non

« De ma fenetre, je vois…. » :

***

Merci Emilie !

Retrouvez Emilie sur son blog à Mumbai :

La semaine prochaine, on rencontre Typhaine, au Guyana





Florence, son chicken rice et ses durians… à Singapour

27 09 2010

Papa (38 ans), Maman (35 ans), Grande sœur (5 ans et demi), petit frere (3 ans) et petit chien (5 ans, adopte ici).

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ?  Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

Depuis pres de 2 ans… pour une duree indeterminee (5 ou 6 ans ?). Nous avons vecu a Londres (3 ans pour moi, 5 ans pour mon mari) et Tokyo (1 an)

2- Comment se passe la scolarisation ? Y-a-t-il des ecoles francaises ? Y avez-vous mis vos enfants ou au contraire avez-vous opte pour le systeme anglais ? Avez-vous acces a d’autres pedadogies ?

Nous avons mis nos enfants au Lycee Français, parce que nous sommes des expatries au long cours et que cette ecole est un lien important avec la France et sa culture. Le moyen le plus efficace pour eux d’apprendre la langue et la culture française. Si nous bougeons encore dans un nouveau pays, ca sera aussi un fil rouge. Il se trouve aussi que c’est une ecole internationale de qualite a moindre cout par rapport a ses concurrentes.

3- Vos enfants sont-ils bilingues ?

Pas encore, mais ils comprennent l’anglais et savent exprimer des besoins essentiels, voire jouer avec des copains anglophones.

4- Qu’est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

La securite, l’essor economique, le respect des regles et l’efficacite. Le climat aussi (bien que trop chaud et humide, je prefere ca au froid !)

5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ?

La securite, l’essor economique, le respect des regles et l’efficacite.

6- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

Le chicken rice (un poulet bouilli avec son riz frit, un delice accessible a tous les palais). Les dumplings (ou Dim Sums), delicats et legers. Et (c’est de saison) les Mooncakes, des gateaux assez bourratifs a la pate de Lotus.

Ce qui manque vraiment ? du bon pain et des croissants a la hauteur des boulangeries parisiennes…

7- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

Le Durian est un fruit tres apprecie des chinois, a l’odeur absolument degoutante. Le gout et la texture ne sont pas mieux… ca fait un peu comme un vieux camembert pourri depuis longtemps, mais sucre ! Il est dit qu’il faut essayer 6 fois avant de l’apprecier… ce que mon mari a fait, et maintenant il est fan, comme ma fille et mon chien. Je tolere la presence de Durian dans ma maison, mais il doit etre consomme tres vite, et uniquement sur la terrasse !

Mes narines ont été en contact avec pire : une sorte de tofu taiwanais qui empeste comme des toilettes publiques non entretenues. Je ne me suis meme pas risquee a gouter !

8- La vie est-elle chere ?

Logement et voiture, oui c’est cher. Compter 2000 euros par mois pour un 100m2 a proximite du Lycee Français (au nord du centre), 4000 euros minimum pour etre proche du centre ville. Pour la voiture, le gouvernement impose l’achat d’un certificate of entitlement dont le prix actuel est de 20 000 euros… autant donc a rajouter sur le prix de la voiture.

Par contre l’alimentaire, le cinema, les vetements (hors marques europeennes et americaines) sont deux fois moins chers. Les courses en taxi sont tres bon marche.

9- Cote conduite ?

Voir supra ! vu le cout d’un vehicule nous n’en possedons pas et nous deplacons en taxi et metro. Par contre nous avons parfois quelques sensations fortes en tant que passager. Les Singapouriens ont la conduite virile et pas tres polie…

10- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

Le traitement des employees de maison, considerees comme des esclaves qui bossent de 5h a minuit et parfois (souvent ?) 7 jours sur 7.

L’attitude de bcp de femmes (mures) singapouriennes, seches, inquisitrices, toisantes.

Les taxis qui ne connaissent pas Singapour et a qui il faut tjs expliquer le chemin.

Une sorte d’ostracisme vecu par les etrangers qui « piquent le pain des singapouriens » (nous sommes 1 Million sur les qq 5 M d’habitants que comptent l’ile)… mais dans le meme temps ca les arrange bien d’avoir des expats « riches » qui font tourner le business et des ouvriers payes une misere pour construire leurs condos.

Les developpeurs de condos (residences privees) qui optimisent leur investissement en proposant des apparts aux dimensions de lilipputiens (tout en exagerant la surface annoncee !).

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

Plutôt oui, surtout dans sa propre communaute et parmi les expats « caucasiens » : il y a une economie de l’expat, et tout un reseau assez bien maille. On pourrait vivre sans parler une seule fois a un Singapourien (en dehors des transactions dans les magasins).

Avec la communeaute locale, la langue n’est pas une barriere, et on rencontre souvent des gens sympathiques. Apres, il y a une sorte de reserve asiatique qui rend l’approfondissement d’une relation moins evidente. Mais a partir du moment ou on a crée le contact…

Ceci etant dit, les expats sont pour la plupart contents de rester entre eux, et se rencontrent tres facilement au travail, dans leur condo, a l’ecole…

De mon cote, aucun souci particulier… je dois meme avouer avoir un certain mal a gerer toutes les relations que je me suis faites ici !

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

L’anglais sans probleme. Le mandarin n’est pas utile : tout est traduit. Mais pour mes enfants j’aimerais bien qu’ils l’apprennent…

13- Decrivez votre rue/cadre de vie, votre maison/appart si vous le souhaitez

Nous habitons un condo, une residence d’appartements avec piscine commune, courts de tennis, salle de sport. C’est super pratique. Il se trouve dans un quartier populaire et nous sommes donc entoures d’HDB, le logement du Singapourien moyen, esthetiquement peu engageant (mais une vraie reussite sociale). Notre appartement est un penthouse, c’est-à-dire un appartement au dernier etage, en dupleix. Nous sommes au 34e etage et nous avons donc une tres belle vue sur les HDB, et quand il fait beau, la Malaisie.

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

Tres facile, des tonnes de destinations (culturelle, detente, nature…) sont a moins de 3h d’avion… voire 30 min de bateau. Par contre nous ne sommes pas beaucoup partis pour cause de finances restreintes (nous n’avons pas de package expat) et surtout parce que je trouve dommage d’emmener des enfants trop jeunes qui ne se souviendront de rien (en plus des marmots de cet age… c’est pas des vacances pour moi !!).

15- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

En principe une fois par an, mais cette annee pas de retour…

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

C’est peu probable. Le travail de mon mari ne se trouve que sur les grandes places financieres… et Paris n’en est pas (plus) une ! De toutes facons, l’ambiance socio-politique de la France nous decourage

17- Face a quelle mentalite/habitude/defaut francais etes-vous + clement, avec le recul d’habiter a l’etranger ?

Je ne comprends pas cette question ! Ce qui est sur c’est qu’en voyant la reussite socio economique de Singapour (qui certes n’est pas une reelle democratie… mais je commence a en comprendre les raisons), on a mal pour la France…

18- Quel est le climat ?

Chaud et treeeeeeeeeeeeeeeees humide. Et pluvieux (bcp plus en Novembre, mois de mousson).

19- Avez-vous des «habitudes » ?

Le chicken rice du week end ;-) Lire le journal local tous les matins,

19- Y-a-t-il de la censure ?

Oui, je suis donc prudente, notamment dans mon blog.

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante » ;)

http://desperateexpat.canalblog.com/archives/2009/01/07/12000647.html

« De ma fenetre, je vois…. » :

L’autre tour de mon condo, des barres de HDB, la Central ExpressWay… le tout illumine (il est 23h)… pas de photo, ca ne donnerait rien !

Retrouvez Florence sur son blog de Singapour :

Et sa boutique en ligne :

***

Merci Florence !

Pour le durian, je confirme, dans certains pays il existe même des panneaux interdisant d’en emmener dans les chambres d’hôtel ou le métro… (Bangkok par ex) ! Quant à son odeur, je serais encore + sévère :)

La semaine prochaine, on file découvrir le Maroc avec Agnès !





Serge, ses rizières, ses boulangeries japonaises et… sa salade de fourmis au piment à Bangkok (Thailande)

6 09 2010

Famille franco-thaïlandaise, pur produit de la passion des voyages de Serge combinée à l’ouverture d’esprit de Pong avec pour résultat Maeva, 10 ans, et Naomi, 9 ans.

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? (contrat d’Expatriation ou en duree indeterminee…) Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

Étant une famille « mixte », nous ne nous considérons pas vraiment comme des expatriés au sens classique du terme, mais plutôt comme des immigrants ou plus précisément des migrants. Aucun de nous n’avait vécu à l’étranger auparavant et la première à franchir le pas a été mon épouse qui est venue vivre en France en 1999. 2 filles et 5 ans plus tard, toute la famille a repris la direction de l’Asie où nous vivons depuis 2004.

Passionné de voyages, je connaissais déjà de nombreux pays de cette région que je parcours depuis plus de 20 ans et la Thaïlande reste aujourd’hui encore l’un des plus accueillants pour une famille européenne qui souhaite s’y établir. Ma profession de traducteur freelance n’imposant aucune contrainte géographique, nous disposons d’une liberté de mouvement rare qui nous permet d’optimiser notre lieu de résidence en fonction de trois critères que je considère essentiels : Éducation, Santé, Communication.

2- Comment se passe la scolarisation ? Y-a-t-il des ecoles francaises ? Y avez-vous mis vos enfants ou au contraire avez-vous opte pour le systeme anglais (ou autre) ? Avez-vous acces a d’autres pedadogies ? (Montessori, Steiner…)

La scolarisation, ou plus globalement l’éducation de nos enfants a été l’un des éléments clés de notre décision de déménager en Thaïlande. Ayant toujours eu pour projet de migrer vers des températures plus clémentes à moyen ou long terme, il fallait faire un choix : ce serait soit maintenant, au début de la vie scolaire de notre descendance, soit dans 20 ans lorsqu’elles seront autonomes. Ayant déjà été en contact avec le milieu scolaire et universitaire asiatique, j’apprécie particulièrement la discipline qui y règne, le respect des enseignants et des institutions en général, le persistance de certaines valeurs qui m’avaient été inculquées lorsque j’étais moi-même enfant.

Il existe bien un Lycée français à Bangkok, mais je considère qu’à l’instar des écoles internationales il s’adresse avant tout aux expatriés « purs », à savoir ceux qui sont ici pour une durée déterminée dans le cadre d’une mission et qui seront ensuite mutés en Argentine, au Mozambique ou ailleurs dans le monde où il retrouveront le même Lycée français ou autre école internationale. Étant une famille mixte, nous avons choisi le système scolaire local, mais en optant pour un établissement privé en raison du niveau épouvantablement bas de l’enseignement public. Il faut ici rester très attentif, car l’enseignement est avant tout un business et le coût d’un établissement n’est pas forcément proportionnel à la qualité de l’éducation qui y est prodiguée. L’école de nos filles est fréquentée par beaucoup d’autres couples mixtes provenant de différents pays, ce qui donne un patchwork pluriculturel très intéressant.

3- Vos enfants sont-ils bilingues ?

Ils sont même trilingues : leur maman leur a toujours parlé en thaïlandais, moi en français et elles fréquentent pour la troisième année maintenant une école dite bilingue où les cours sont donnés en deux langues : le thaïlandais et l’anglais. Les matières générales (maths, géographie, sciences, etc.) sont enseignées en anglais par des natifs anglophones, seules quelques matières comme le thaïlandais en tant que langue ou encore le bouddhisme et l’instruction civique sont enseignées en thaï.

Je continue à leur parler en français à la maison, sauf quand je les aide pour leurs devoirs où c’est l’anglais qui prime. Elles parlent aussi bien l’anglais que le français et encore mieux le thaï.

4- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

L’attitude typiquement asiatique qui consiste à ne jamais vouloir perdre la face. Pour caricaturer à l’extrême, ils sont capables de vous annoncer le plus sérieusement du monde que la terre est plate parce qu’un mensonge gros comme une maison est tout à fait légitime s’il permet de ne pas perdre la face.

Le féodalisme de la société, le dédain affiché par l’aristocratie et la bourgeoisie pour les classes qu’elles considèrent inférieures. Au quotidien, ça se traduit par exemple par le type qui rentre du boulot le soir et qui s’arrête devant son portail en klaxonnant pour que la bonne vienne lui ouvrir en courant sous une pluie battante.

Le fait de prendre sa voiture pour un oui ou un non, même parfois pour traverser la route (voir à la fin, l’anecdote), juste pour montrer que l’on a les moyens de se payer une voiture.

5- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ? Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ?

La gentillesse des habitants, la sensation de sécurité, les milliers de petites échoppes au bord des routes où l’on peut manger à toute heure du jour et de la nuit, les dizaines de petits services de proximité comme, par exemple, l’affûteur de couteaux qui passe tous les dimanches, le moto-taxi au coin de la rue que l’on peut envoyer à la superette pour faire quelques courses, le coiffeur qui vient à domicile le dimanche matin à 8H00 (après lui avoir téléphoné le même dimanche matin à 6H00 !!), etc.

Il y a un aspect que je voudrais souligner : c’est la qualité de l’accueil et des soins dans les hôpitaux. Même en pleine épidémie de grippe H1N1, nous n’avons pas attendu plus de 20 minutes à l’hôpital avant de voir un médecin pour notre cadette. Les amis qui rentrent en France brûlent tous un bâtonnet d’encens à Bouddha pour ne pas être obligés de consulter un médecin ou de se rendre aux urgences pendant leur séjour dans l’hexagone !!

7- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

La cuisine thaïlandaise est fabuleusement diversifiée et considérée comme l’une des meilleures du monde. Nettement moins grasse que la cuisine chinoise, elle ravira le gastronome amateur d’expériences nouvelles qui pourra laisser libre cours à son appétit de découverte sans être obligé de renouveler sa garde robe pour cause de surcharge pondérale.

Si l’immense majorité des produits français – et même alsaciens – se trouve dans les grands magasins de Bangkok, ville cosmopolite s’il en est, ce qui me manque le plus est un vrai Flammekueche !!

Pour les inconditionnels du pains et autres viennoiseries, il existe une chaîne de boulangeries japonaises au nom francisé et aux slogans parfois surprenants !!

8- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

Les insectes grillés sont omniprésents sur les marchés et les enfants grignotent régulièrement des chenilles, ce qui est nettement plus sain que les chips et autres « trucs » industriels vendus en sachets aseptisés. Pour ma part, j’adore la salade de fourmis au piment.

9- La vie est-elle chere ?

La vie est nettement moins chère qu’en Europe, mais nous venons de prendre une sacré claque avec la chute de l’Euro qui nous fait perdre 20% de pouvoir d’achat.

Mais il est vrai que nous n’avons pas à nous plaindre et il existe énormément de petits marchés de quartier où l’on trouve des produits frais à des prix très raisonnables.

10- Cote conduite ?

Conduite à gauche qui demande une période d’adaptation. Mais les gens sont très « cool » au volant, très peu d’agressivité et on pourrait très bien s’arrêter au milieu d’un carrefour pour consulter sa carte : personne ne klaxonnerait, les autres véhicules passeraient tout simplement à côté.

Un truc inimaginable en France : en cas d’accident, il faut laisser les véhicules en l’état jusqu’à l’arrivée de l’agent d’assurance (le constat à l’amiable n’existe pas ici). Ça peut donner une scène hallucinante genre deux voies bloquées sur l’autoroute pendant les heures de pointe, les deux conducteurs concernés assis impassibles à côté de leur véhicule et des milliers de voitures qui essaient de se faufiler dans l’unique voie (parfois la bande d’arrêt d’urgence) restée libre sans le moindre coup de klaxon !!

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

Bangkok est une ville extrêmement cosmopolite et la société thaïlandaise dans son ensemble a une grande habitude d’accueil des migrants de tous les horizons. Tous les documents qui sont nécessaires pour les étrangers, aussi bien dans les services publics (immigration, impôts, etc.) que dans les entreprises privées (banques, téléphone, Internet), sont également disponibles en anglais, ce qui facilite considérablement l’intégration « administrative ». Cette partie était nettement plus compliquée lorsque mon épouse était arrivée en France.

Pour ce qui est de l’intégration socioculturelle, il est vrai que notre qualité de famille mixte facilite grandement celle-ci, mais les thaïlandais dans leur ensemble sont très sociables et ravis de partager leur culture.

Celui qui souhaite mener une vie sociale locale sera très bien accueilli par les thaïs, mais il existe aussi des associations francophones pour ceux qui préfèrent rester entre gaulois.

Un truc qui m’agaçait au plus haut point au tout début de notre arrivée en Thaïlande : lorsque j’annonçais ma nationalité, 9 fois sur 10 mon interlocuteur thaïlandais me répondait « Zidane !! ». Moi qui ait horreur des shows télévisés genre Loana dans le Loft ou Championnat de la coupe du monde de foute-bol !!

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

Je comprends plus que je ne parle le thaïlandais, mais j’ai très souvent mon interprète personnel avec moi !!

13- Decrivez votre rue/cadre de vie

Nous possédons une maison à la campagne, à une heure de route de Bangkok, au milieu des rizières. Au quotidien, nous vivons dans la banlieue nord de Bangkok dans une maison que nous louons (les maisons en location sont moins chères que les appartements) à 500 m à peine de l’école des filles. En fait, nous avons choisi l’école et ensuite cherché un logement à proximité.

Le quartier est très agréable, beaucoup d’arbres, peu de grands immeubles, des petites rues où les enfants peuvent jouer et un stade juste à côté de l’école pour mon footing quotidien.

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

L’offre est immense, aussi bien à l’intérieur de Bangkok qu’à quelques heures de route aux alentours, et dès que l’occasion se présente nous y allons. Musées, parcs nationaux, jardins zoologiques, parcs d’attractions, il n’y a que l’embarras du choix. Ce n’est pas pour rien que la Thaïlande est l’une des principales destinations touristiques du monde. De plus, elle possède un patrimoine culturel et naturel fabuleux.

15- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

Arrivés en Thaïlande en 2004, nous ne sommes rentrés que deux fois en France, la première fois en 2008 et la deuxième fois cette année, en 2010.

Mais la Thaïlande étant une destination touristique très facile, beaucoup de nos amis et de membres de notre famille étaient venus nous rendre visite.

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

Une fois que nos filles seront autonomes, rien ne s’oppose à ce que nous alternions France/Thaïlande, en fonction des saisons.

En fait, contrairement à d’autres nous n’avons rien fuit en quittant la France et nous apprécions beaucoup les deux pays. Le fait de pouvoir passer de l’un à l’autre est même un peu rassurant quelque part.

18- Quel est le climat ?

Tropical, avec trois saisons : L’été de mars à mai (température entre 25 et 40 °C), la mousson de juin à octobre (25 à 35 °C, grosse pluies qui transforment les rues en rivières) et l’hiver de novembre à février (les températures peuvent descendre à 18-19 °C à Bangkok, mais il peut y avoir des gelées blanches dans les montagnes du nord).

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes francaises ?)

Difficile de parler d’habitudes, je dirais plutôt une adaptation à notre environnement en essayant de composer avec le meilleur des deux mondes.

Un exemple : nous mangeons à des heures à peu près fixes, assis à table et en famille, alors que les thaïlandais mangent à peu près à n’importe quelle heure et 5 ou 6 fois par jour.

Habitude locale qui m’a joué des tours au dernier voyage en France : au supermarché, c’est la caissière qui vous remplit les sachets et on ne met pas de pièce dans le chariot : on le laisse sur le parking en partant.

19- Y-a-t-il de la censure ?

Oui, et qui s’est considérablement accrue depuis le coup d’état militaire en septembre 2006.

Mais elle ne nous touche que très peu dans notre vie quotidienne et la censure sur Internet est facile à contourner. Nous ne sommes pas en Chine !!

Il existe aussi une forte censure culturelle (le ministère de la culture est ici surnommé le ministère de la préhistoire !!) qui freine malheureusement la création artistique. Un exemple récent a été le cinéaste thaïlandais Apichatpong Weerasethakul qui a reçu la palme d’or au dernier festival de Cannes alors qu’il est quasiment inconnu dans son propre pays. Ses films ne sont pas diffusés dans les salles du pays car il refuse toute censure. Il y a deux ans, par exemple, il a refusé de couper une scène où l’on voyait un moine en train de fumer et de jouer de la guitare.

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante »

L’un des aspects fondamentaux de la culture asiatique est la face. Il ne faut jamais perdre la face et essayer d’avoir la meilleure face possible. L’affichage, l’étalage de ses richesse fait partie intégrante de ce culte de la face. Il faut avoir une grande maison (même si elle est vide !!), il faut avoir une belle voiture (même achetée à crédit !!), si possible neuve (en gardant sa plaque d’immatriculation provisoire le plus longtemps possible !!), etc.

Cet étalage des richesses est indispensable dans une société féodale comme la société thaïlandaise où chacun doit pouvoir se situer socialement par rapport à son interlocuteur. Dans cet esprit, celui qui marche à pied est forcément plus pauvre que celui qui se déplace en moto, qui est lui-même moins riche que celui qui conduit sa voiture. À partir de là, il est impensable de faire le moindre pas de marche à pied, même pour aller au coin de la rue.

Nous étions un jour dans la famille de mon épouse en province. Nous parlions de décoration de jardin et l’un des oncles me propose de me montrer les créations d’un artisan du village qui réalise des statues et des meubles de jardin en bois. Il sort sa moto de son garage, m’invite à m’asseoir à l’arrière et nous voilà partis pour…. traverser la rue !!

Oui, l’artisan en question habite tout simplement en face, tout au plus à 30 mètres en incluant les jardins à traverser. Et bien il était hors de question d’y aller à pied, surtout pour un étranger « blanc » qui est forcément riche !!

« De ma fenetre, je vois…. » : a vous !

La vue de la fenêtre dépend de la saison, suivant que la rizière soit immergée en prévision du prochain semis ou en pleine croissance.

***

Merci Serge !!!

J’ai une annonce personnelle : Serge, si vous pratiquez l’échange de maison, je vous laisse sans problème les clés de notre appart 120m2/vue sur mer en échange de votre sublime maison en bois pour un nouveau séjour dans ce si beau pays…

Pour decouvrir + en details la vie de Serge et de sa famille en Thailande :

clic

***

La semaine prochaine… on continue nos voyages au masculin, avec le témoignage (trèèèès étoffé) de Clément, qui vit à Buenos Aires, Argentine

Comme quoi ce ne sont forcément les femmes les + bavardes, et tant mieux ! :)





Geoffroy & Olivia, a Bombay (Inde)

26 07 2010

1.Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ?

Nous sommes à Bombay depuis 2 ans.

2- Comment se passe la scolarisation ? Y-a-t-il des ecoles francaises ? Avez-vous acces a d’autres pedadogies ?

Nous n’avons pas d’enfants. Il existe une école française, une école américaine, une école allemande et des écoles Montessori.

3- Qu’est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

L’Inde est héritière d’une grande et riche civilisation. C’est un pays qui a toujours fasciné l’Occident et beaucoup de choses se sont passées en Inde. Nous sommes curieux et investissons pas mal de temps pour connaître ce pays et sa culture. Le blog que nous faisons depuis deux ans (www.indiablognote.com) nous aide beaucoup dans la mesure où il nous permet d’apprendre beaucoup sur l’Inde (nous publions un article par jour) et que nous partageons cela avec nos lecteurs. L’Inde est un pays plein de paradoxes ; malgré tout ce qui ne va pas dans ce pays, l’Inde enregistre une forte croissance et s’impose comme un acteur économique mondial de plus en plus important.

Enfin nous nous sentons bien dans ce pays car nous avons l’impression de commencer à le comprendre

4- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ?

Ici on n’a pas d’états d’âme. On avance, on travaille chaque jour. Tout le monde travaille, le pays avance et progresse.

5- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

On n’est pas « fans » de la cuisine indienne… Les produits « français » sont plutôt rares. Faire ses courses demandent pas mal de temps car il n’y pas de grandes surfaces. On se débrouille pour trouver de la viande et du vin français et on fait de la cuisine française.

6- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalités, les habitudes culturelles du pays ?

JK Galbraith (ambassadeur des Etats-Unis en Inde en 1960) a eu cette phrase à la fois juste et toujours d’actualité : « l’Inde est une anarchie qui fonctionne » ! Beaucoup de choses sont peu organisées (notamment les infra structures) et le couple infernal bureaucratie/ corruption n’arrange rien. Lorsqu’on vit à Bombay, on est surpris par cette désorganisation de la ville. L’autre chose qui surprend, qui agace, est le rapport que les Indiens ont avec le temps. Le temps est une notion floue, peu précise, comme si le temps n’avait que peu d’importance.

7- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

Oui il y en a, mais ce qui caractérise le plus la cuisine indienne c’est le mélange des épices qui couvre le goût des aliments.

8- La vie est-elle chère ?

Oui et non. Cela dépend de ce que l’on achète. Le logement est très cher, deux fois les prix de Paris… Difficile de trouver une maison. La viande de buffle coûte environ 6 € le kilo. On peut déjeuner d’un bon sandwich pour 3€.

9- Cote conduite ?

Les statistiques parlent d’elles-mêmes ; en France il y a 39 millions de véhicules et 2600 morts par an sur les routes. En Inde il y a 13 millions de véhicules et 140.000 morts par an. Conduire en Inde est un cauchemar… cela nous arrive quelques fois et on fait hyper attention.

10- L’intégration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’intégrer et de rencontrer toutes sortes de nationalités ?

L’intégration à la ville n’est pas facile : ville immense, conditions de circulation, pollution… Mais l’intégration au milieu indien n’est pas difficile. La communication s’établit aisément avec les indiens que l’on côtoie dans le milieu professionnel. Cela dit, la société indienne est en fait une cohabitation de milliers de communautés segmentées par la religion ou les castes. La communication est évidemment plus sommaire avec les indiens qui ne parlent pas anglais.

Il n’y a pas beaucoup d’étrangers à Bombay mais on peut rencontrer facilement les autres étrangers.

Les indiens rient volontiers et dés qu’on les connaît, la relation est assez spontanée. Le fait qu’ils soient sikhs, jaïns, parsis, hindous n’est jamais un problème. Pour nous, le fait de faire notre blog et d’écrire beaucoup sur l’Inde nous a permis d’apprendre beaucoup de choses et cela a facilité notre relation avec les indiens. Nous avons fait plus que nous intéresser à la culture indienne, nous nous sommes plongés dedans. Maintenant on leur raconte des histoires qu’ils ne connaissent pas !

11- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

A Bombay les langues sont l’anglais, l’hindi et le marathi. On prend des cours d’hindi… mais nous ne sommes pas des élèves assidus faute de temps ; cela dit l’hindi est une belle langue.

12- Decrivez votre rue/cadre de vie (j’aime bien ce detail), votre maison/appart si vous le souhaitez, et s’il y a des particularites (par ex: les logements gigantesques a Dubai, 1 sdb par chambre…)

A Bombay nous habitons dans un appartement, au sud de la ville, dans un quartier résidentiel sur une colline (Malabar Hill). L’appartement est assez sombre et la rue est bruyante car les indiens ont le klaxon facile. Nous sommes privilégiés car nous avons un appartement assez grand avec une salle de bains par chambre. La difficulté vient de la manière succincte dont la plupart des immeubles sont entretenus, notamment pour l’eau, les fuites etc… Cette année nous avons eu plusieurs coupures d’eau car la mousson précédente ne fut pas assez abondante.

13- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

Assez peu de choses à visiter à Bombay par rapport à des villes européennes. Mais beaucoup de choses à voir car elles permettent de comprendre toutes ces différences qui existent entre les communautés. Il est difficile de sortir de la ville (19 millions d’habitants) en voiture (3h), les embouteillages sont fréquents ; on prend l’avion pour partir en week-end. En Inde d’une manière générale il y a beaucoup de choses à voir ; le pays est immense, riche en variété et diversité. Le transport aérien est plutôt bien organisé mais avec de nombreux retards.

14- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

En moyenne 3 fois/ an.

15- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

La France est notre pays d’origine et de culture… donc on y retournera forcément. Mais travailler dans un pays comme l’Inde est très stimulant. Les Français ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont de vivre en France qui est l’un des plus beaux et plus agréables pays du monde (à notre avis) ; mais coté économique évidemment cela est différent.

16- Face a quelle mentalite/habitude/defaut francais etes-vous + clement, avec le recul d’habiter a l’etranger ?

Lorsqu’on vit à l’étranger quelques années, on voit la France de manière différente. Culturellement et intellectuellement, les Français ont tendance à se prendre pour le nombril du monde et à faire un complexe de supériorité ; poussé un peu plus loin, c’est la source de l’arrogance française qui nous est quelques fois reprochée. Nous sommes très français, et très fiers de l’être, mais en même temps nous sommes très « internationaux » et essayons de comprendre le pays dans lequel nous sommes. Au fond, notre esprit français nous pousse toujours inconsciemment à juger, à comparer, ce qui n’est pas le bon prisme pour bien vivre une expatriation. Si les choses sont différentes, c’est qu’il y a des raisons, un contexte, une histoire bien différente. Dans tout pays, il y a des plus et des moins, cela forme un tout.

17- Quel est le climat ?

A Bombay il fait chaud ! On a 4 mois de mousson de juin à septembre, puis un temps plutôt agréable de novembre à mars (environ 30°). Après la température monte et la mousson signifie aussi beaucoup d’humidité.

18- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes françaises ?)

On peut dire que nous sommes à la fois très français et très bien intégrés et adaptables. On est capable d’inviter des indiens à dîner et faire un dîner végétarien. Mais nous restons français dans nos habitudes.

19- Y-a-t-il de la censure ?

Oui au cinéma. La morale traditionnelle est très conservatrice. Mais pas de censure dans les journaux. L’Inde reste une démocratie.

De ma fenetre, je vois… :

“…la résidence du Chief Minister de l’Etat du Maharasthra dont l’entrée est gardée par des policiers à l’air plutôt débonnaire. Beaucoup de verdure car nous sommes dans un quartier résidentiel. Nous voyons aussi un ciel bas, chargé de nuages ; nous sommes en pleine mousson !”

Merci !

Retrouvez Geoffroy et Olivia sur leur blog TRES bien entretenu :) :

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