Serge, ses rizières, ses boulangeries japonaises et… sa salade de fourmis au piment à Bangkok (Thailande)

6 09 2010

Famille franco-thaïlandaise, pur produit de la passion des voyages de Serge combinée à l’ouverture d’esprit de Pong avec pour résultat Maeva, 10 ans, et Naomi, 9 ans.

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? (contrat d’Expatriation ou en duree indeterminee…) Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

Étant une famille « mixte », nous ne nous considérons pas vraiment comme des expatriés au sens classique du terme, mais plutôt comme des immigrants ou plus précisément des migrants. Aucun de nous n’avait vécu à l’étranger auparavant et la première à franchir le pas a été mon épouse qui est venue vivre en France en 1999. 2 filles et 5 ans plus tard, toute la famille a repris la direction de l’Asie où nous vivons depuis 2004.

Passionné de voyages, je connaissais déjà de nombreux pays de cette région que je parcours depuis plus de 20 ans et la Thaïlande reste aujourd’hui encore l’un des plus accueillants pour une famille européenne qui souhaite s’y établir. Ma profession de traducteur freelance n’imposant aucune contrainte géographique, nous disposons d’une liberté de mouvement rare qui nous permet d’optimiser notre lieu de résidence en fonction de trois critères que je considère essentiels : Éducation, Santé, Communication.

2- Comment se passe la scolarisation ? Y-a-t-il des ecoles francaises ? Y avez-vous mis vos enfants ou au contraire avez-vous opte pour le systeme anglais (ou autre) ? Avez-vous acces a d’autres pedadogies ? (Montessori, Steiner…)

La scolarisation, ou plus globalement l’éducation de nos enfants a été l’un des éléments clés de notre décision de déménager en Thaïlande. Ayant toujours eu pour projet de migrer vers des températures plus clémentes à moyen ou long terme, il fallait faire un choix : ce serait soit maintenant, au début de la vie scolaire de notre descendance, soit dans 20 ans lorsqu’elles seront autonomes. Ayant déjà été en contact avec le milieu scolaire et universitaire asiatique, j’apprécie particulièrement la discipline qui y règne, le respect des enseignants et des institutions en général, le persistance de certaines valeurs qui m’avaient été inculquées lorsque j’étais moi-même enfant.

Il existe bien un Lycée français à Bangkok, mais je considère qu’à l’instar des écoles internationales il s’adresse avant tout aux expatriés « purs », à savoir ceux qui sont ici pour une durée déterminée dans le cadre d’une mission et qui seront ensuite mutés en Argentine, au Mozambique ou ailleurs dans le monde où il retrouveront le même Lycée français ou autre école internationale. Étant une famille mixte, nous avons choisi le système scolaire local, mais en optant pour un établissement privé en raison du niveau épouvantablement bas de l’enseignement public. Il faut ici rester très attentif, car l’enseignement est avant tout un business et le coût d’un établissement n’est pas forcément proportionnel à la qualité de l’éducation qui y est prodiguée. L’école de nos filles est fréquentée par beaucoup d’autres couples mixtes provenant de différents pays, ce qui donne un patchwork pluriculturel très intéressant.

3- Vos enfants sont-ils bilingues ?

Ils sont même trilingues : leur maman leur a toujours parlé en thaïlandais, moi en français et elles fréquentent pour la troisième année maintenant une école dite bilingue où les cours sont donnés en deux langues : le thaïlandais et l’anglais. Les matières générales (maths, géographie, sciences, etc.) sont enseignées en anglais par des natifs anglophones, seules quelques matières comme le thaïlandais en tant que langue ou encore le bouddhisme et l’instruction civique sont enseignées en thaï.

Je continue à leur parler en français à la maison, sauf quand je les aide pour leurs devoirs où c’est l’anglais qui prime. Elles parlent aussi bien l’anglais que le français et encore mieux le thaï.

4- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

L’attitude typiquement asiatique qui consiste à ne jamais vouloir perdre la face. Pour caricaturer à l’extrême, ils sont capables de vous annoncer le plus sérieusement du monde que la terre est plate parce qu’un mensonge gros comme une maison est tout à fait légitime s’il permet de ne pas perdre la face.

Le féodalisme de la société, le dédain affiché par l’aristocratie et la bourgeoisie pour les classes qu’elles considèrent inférieures. Au quotidien, ça se traduit par exemple par le type qui rentre du boulot le soir et qui s’arrête devant son portail en klaxonnant pour que la bonne vienne lui ouvrir en courant sous une pluie battante.

Le fait de prendre sa voiture pour un oui ou un non, même parfois pour traverser la route (voir à la fin, l’anecdote), juste pour montrer que l’on a les moyens de se payer une voiture.

5- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ? Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ?

La gentillesse des habitants, la sensation de sécurité, les milliers de petites échoppes au bord des routes où l’on peut manger à toute heure du jour et de la nuit, les dizaines de petits services de proximité comme, par exemple, l’affûteur de couteaux qui passe tous les dimanches, le moto-taxi au coin de la rue que l’on peut envoyer à la superette pour faire quelques courses, le coiffeur qui vient à domicile le dimanche matin à 8H00 (après lui avoir téléphoné le même dimanche matin à 6H00 !!), etc.

Il y a un aspect que je voudrais souligner : c’est la qualité de l’accueil et des soins dans les hôpitaux. Même en pleine épidémie de grippe H1N1, nous n’avons pas attendu plus de 20 minutes à l’hôpital avant de voir un médecin pour notre cadette. Les amis qui rentrent en France brûlent tous un bâtonnet d’encens à Bouddha pour ne pas être obligés de consulter un médecin ou de se rendre aux urgences pendant leur séjour dans l’hexagone !!

7- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

La cuisine thaïlandaise est fabuleusement diversifiée et considérée comme l’une des meilleures du monde. Nettement moins grasse que la cuisine chinoise, elle ravira le gastronome amateur d’expériences nouvelles qui pourra laisser libre cours à son appétit de découverte sans être obligé de renouveler sa garde robe pour cause de surcharge pondérale.

Si l’immense majorité des produits français – et même alsaciens – se trouve dans les grands magasins de Bangkok, ville cosmopolite s’il en est, ce qui me manque le plus est un vrai Flammekueche !!

Pour les inconditionnels du pains et autres viennoiseries, il existe une chaîne de boulangeries japonaises au nom francisé et aux slogans parfois surprenants !!

8- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

Les insectes grillés sont omniprésents sur les marchés et les enfants grignotent régulièrement des chenilles, ce qui est nettement plus sain que les chips et autres « trucs » industriels vendus en sachets aseptisés. Pour ma part, j’adore la salade de fourmis au piment.

9- La vie est-elle chere ?

La vie est nettement moins chère qu’en Europe, mais nous venons de prendre une sacré claque avec la chute de l’Euro qui nous fait perdre 20% de pouvoir d’achat.

Mais il est vrai que nous n’avons pas à nous plaindre et il existe énormément de petits marchés de quartier où l’on trouve des produits frais à des prix très raisonnables.

10- Cote conduite ?

Conduite à gauche qui demande une période d’adaptation. Mais les gens sont très « cool » au volant, très peu d’agressivité et on pourrait très bien s’arrêter au milieu d’un carrefour pour consulter sa carte : personne ne klaxonnerait, les autres véhicules passeraient tout simplement à côté.

Un truc inimaginable en France : en cas d’accident, il faut laisser les véhicules en l’état jusqu’à l’arrivée de l’agent d’assurance (le constat à l’amiable n’existe pas ici). Ça peut donner une scène hallucinante genre deux voies bloquées sur l’autoroute pendant les heures de pointe, les deux conducteurs concernés assis impassibles à côté de leur véhicule et des milliers de voitures qui essaient de se faufiler dans l’unique voie (parfois la bande d’arrêt d’urgence) restée libre sans le moindre coup de klaxon !!

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

Bangkok est une ville extrêmement cosmopolite et la société thaïlandaise dans son ensemble a une grande habitude d’accueil des migrants de tous les horizons. Tous les documents qui sont nécessaires pour les étrangers, aussi bien dans les services publics (immigration, impôts, etc.) que dans les entreprises privées (banques, téléphone, Internet), sont également disponibles en anglais, ce qui facilite considérablement l’intégration « administrative ». Cette partie était nettement plus compliquée lorsque mon épouse était arrivée en France.

Pour ce qui est de l’intégration socioculturelle, il est vrai que notre qualité de famille mixte facilite grandement celle-ci, mais les thaïlandais dans leur ensemble sont très sociables et ravis de partager leur culture.

Celui qui souhaite mener une vie sociale locale sera très bien accueilli par les thaïs, mais il existe aussi des associations francophones pour ceux qui préfèrent rester entre gaulois.

Un truc qui m’agaçait au plus haut point au tout début de notre arrivée en Thaïlande : lorsque j’annonçais ma nationalité, 9 fois sur 10 mon interlocuteur thaïlandais me répondait « Zidane !! ». Moi qui ait horreur des shows télévisés genre Loana dans le Loft ou Championnat de la coupe du monde de foute-bol !!

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

Je comprends plus que je ne parle le thaïlandais, mais j’ai très souvent mon interprète personnel avec moi !!

13- Decrivez votre rue/cadre de vie

Nous possédons une maison à la campagne, à une heure de route de Bangkok, au milieu des rizières. Au quotidien, nous vivons dans la banlieue nord de Bangkok dans une maison que nous louons (les maisons en location sont moins chères que les appartements) à 500 m à peine de l’école des filles. En fait, nous avons choisi l’école et ensuite cherché un logement à proximité.

Le quartier est très agréable, beaucoup d’arbres, peu de grands immeubles, des petites rues où les enfants peuvent jouer et un stade juste à côté de l’école pour mon footing quotidien.

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

L’offre est immense, aussi bien à l’intérieur de Bangkok qu’à quelques heures de route aux alentours, et dès que l’occasion se présente nous y allons. Musées, parcs nationaux, jardins zoologiques, parcs d’attractions, il n’y a que l’embarras du choix. Ce n’est pas pour rien que la Thaïlande est l’une des principales destinations touristiques du monde. De plus, elle possède un patrimoine culturel et naturel fabuleux.

15- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

Arrivés en Thaïlande en 2004, nous ne sommes rentrés que deux fois en France, la première fois en 2008 et la deuxième fois cette année, en 2010.

Mais la Thaïlande étant une destination touristique très facile, beaucoup de nos amis et de membres de notre famille étaient venus nous rendre visite.

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

Une fois que nos filles seront autonomes, rien ne s’oppose à ce que nous alternions France/Thaïlande, en fonction des saisons.

En fait, contrairement à d’autres nous n’avons rien fuit en quittant la France et nous apprécions beaucoup les deux pays. Le fait de pouvoir passer de l’un à l’autre est même un peu rassurant quelque part.

18- Quel est le climat ?

Tropical, avec trois saisons : L’été de mars à mai (température entre 25 et 40 °C), la mousson de juin à octobre (25 à 35 °C, grosse pluies qui transforment les rues en rivières) et l’hiver de novembre à février (les températures peuvent descendre à 18-19 °C à Bangkok, mais il peut y avoir des gelées blanches dans les montagnes du nord).

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes francaises ?)

Difficile de parler d’habitudes, je dirais plutôt une adaptation à notre environnement en essayant de composer avec le meilleur des deux mondes.

Un exemple : nous mangeons à des heures à peu près fixes, assis à table et en famille, alors que les thaïlandais mangent à peu près à n’importe quelle heure et 5 ou 6 fois par jour.

Habitude locale qui m’a joué des tours au dernier voyage en France : au supermarché, c’est la caissière qui vous remplit les sachets et on ne met pas de pièce dans le chariot : on le laisse sur le parking en partant.

19- Y-a-t-il de la censure ?

Oui, et qui s’est considérablement accrue depuis le coup d’état militaire en septembre 2006.

Mais elle ne nous touche que très peu dans notre vie quotidienne et la censure sur Internet est facile à contourner. Nous ne sommes pas en Chine !!

Il existe aussi une forte censure culturelle (le ministère de la culture est ici surnommé le ministère de la préhistoire !!) qui freine malheureusement la création artistique. Un exemple récent a été le cinéaste thaïlandais Apichatpong Weerasethakul qui a reçu la palme d’or au dernier festival de Cannes alors qu’il est quasiment inconnu dans son propre pays. Ses films ne sont pas diffusés dans les salles du pays car il refuse toute censure. Il y a deux ans, par exemple, il a refusé de couper une scène où l’on voyait un moine en train de fumer et de jouer de la guitare.

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante »

L’un des aspects fondamentaux de la culture asiatique est la face. Il ne faut jamais perdre la face et essayer d’avoir la meilleure face possible. L’affichage, l’étalage de ses richesse fait partie intégrante de ce culte de la face. Il faut avoir une grande maison (même si elle est vide !!), il faut avoir une belle voiture (même achetée à crédit !!), si possible neuve (en gardant sa plaque d’immatriculation provisoire le plus longtemps possible !!), etc.

Cet étalage des richesses est indispensable dans une société féodale comme la société thaïlandaise où chacun doit pouvoir se situer socialement par rapport à son interlocuteur. Dans cet esprit, celui qui marche à pied est forcément plus pauvre que celui qui se déplace en moto, qui est lui-même moins riche que celui qui conduit sa voiture. À partir de là, il est impensable de faire le moindre pas de marche à pied, même pour aller au coin de la rue.

Nous étions un jour dans la famille de mon épouse en province. Nous parlions de décoration de jardin et l’un des oncles me propose de me montrer les créations d’un artisan du village qui réalise des statues et des meubles de jardin en bois. Il sort sa moto de son garage, m’invite à m’asseoir à l’arrière et nous voilà partis pour…. traverser la rue !!

Oui, l’artisan en question habite tout simplement en face, tout au plus à 30 mètres en incluant les jardins à traverser. Et bien il était hors de question d’y aller à pied, surtout pour un étranger « blanc » qui est forcément riche !!

« De ma fenetre, je vois…. » : a vous !

La vue de la fenêtre dépend de la saison, suivant que la rizière soit immergée en prévision du prochain semis ou en pleine croissance.

***

Merci Serge !!!

J’ai une annonce personnelle : Serge, si vous pratiquez l’échange de maison, je vous laisse sans problème les clés de notre appart 120m2/vue sur mer en échange de votre sublime maison en bois pour un nouveau séjour dans ce si beau pays…

Pour decouvrir + en details la vie de Serge et de sa famille en Thailande :

clic

***

La semaine prochaine… on continue nos voyages au masculin, avec le témoignage (trèèèès étoffé) de Clément, qui vit à Buenos Aires, Argentine

Comme quoi ce ne sont forcément les femmes les + bavardes, et tant mieux ! 🙂

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8 responses

6 09 2010
Solene

Un super voyage en une page de lecture!! Ça conforte mon envie d’aller découvrir ce pays! Merci beaucoup pour ce partage.
(euh je suis partante aussi pour l’échange de maison mais en Martinique!)

6 09 2010
thailsacien

Pour l’échange de maison, ce serait avec plaisir, mais comme nous n’y allions quasiment plus nous avons décidé de la louer.
Ceci dit, l’offre d’hébergement est immense en Thaïlande et l’éventail de prix extrêmement large. Pour une famille de 4 comme nous, vous pouvez à vous loger très confortablement pour un budget moyen de 50-60 Euros par nuit, petit déjeuner compris.

6 09 2010
mariemic

Je confirme pour les petits prix des hbergements, c’est vraiment agrable quand on voyage en famille… et la Thalande est pleine de Ghesthouse, une super ide pour vivre « prs » des Thalandais !

________________________________

6 09 2010
6 Septembre – Vivre à Yeure « Le blog de Thailsacien

[…] En fait, il s’agit ici plutôt “vivre ailleurs”, qui est le thème d’un blog original, créé par une famille française expatriée à Dubaï, qui réunit à un rythme hebdomadaire les témoignages d’autres familles “franco-quelquechose” (souvent franco-françaises, parfois franco-bretonnes) expatriées un peu partout sur la planète. Marie, rédactrice de ce blog, m’avait contacté il y a quelques semaines et nous fait aujourd’hui l’honneur de publier notre histoire : Serge à Bangkok. […]

6 09 2010
roxy

waouhhhhhh super sympa!!
pour les habitudes ça ressemble à la russie (ne pas perdre la face… mais moins poussé quand même) prendre sa voiture pour trente mètres! et les caddy qu’on laisse n’importe où sur le parking du magasin! lol
et la vue!!! superbe!

7 09 2010
sclear Catherine

Merci pour cette visite personnalisée de Bangkok et de la Thaïlande ; cela nous permet un ‘ »éclairage » sur notre prochaine destination…. Nous ne serons qu’expats mais cela nous donne une vision claire et sans « bling bling » de la Thaïlande et nous permettra d’éviter certains écueils !!
C ‘est fou de voir comment Zidane est connu à travers le monde quand ce n’est pas Chirac !
Merci pour ce témoignage !

8 09 2010
namfarang

Ah si l’on disais que l’on est Suisse, à une époque c’était PLATINI que l’on endendait.
Et depuis la Royauté Federer … Platini est retourné dans son EMS …

13 09 2010
Elisabeth

« The face » est aussi très importante en Malaisie et ça finit par être lassant…mais de là à prendre sa voiture pour faire 30m, même les Malais ne poussent pas le bouchon aussi loin dans les orties!

Merci pour ce petit récit qui nous donne encore plus envie de venir faire un saut de puce en Thaïlande.

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