Thomas, la dinde farcie, le vélo et Persian Square… à Los Angeles (USA)

26 09 2011


 

 

Figure 1 : le visuel de la pièce de 25 cents dédiée à la Californie

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? (contrat d’Expatriation ou en durée indéterminée…) Est-ce la première fois que vous vivez a l’étranger ?

Je vis à Los Angeles depuis près de 2 ans. Je suis arrivé dans le cadre d’un contrat de volontaire international, qui dure… 2 ans maximum. C’est donc bientôt la fin de l’aventure californienne pour moi et le moment de faire un petit bilan sur cette expérience. Avant de venir aux Etats-Unis, j’ai vécu 5 mois en Chine, à Shanghai, dans le cadre de mon projet de fin d’études.

 

4- Qu’-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

Les Etats-Unis sont un pays énorme et les mentalités diffèrent énormément d’une côte à l’autre (voire, plus localement, d’un Etat à l’autre). Globalement, ce qui est agréable ici, c’est l’ouverture et le côté souriant des gens. Même si ce n’est qu’une façade, et qu’il n’est pas forcément facile de nouer des relations profondes avec les américains, le premier contact est facile. Il est très facile d’entamer une conversation n’importe où : à la caisse du supermarché, en attendant le bus, en faisant la queue à l’entrée d’un concert…

Los Angeles est une cité très cosmopolite et il est intéressant de rencontrer toutes ces cultures et de pouvoir discuter aussi facilement avec n’importe qui.

 

5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ?

Sans parler du climat, qui correspond à celui des coins les plus agréables de France, Los Angeles est un des lieux où se concentre l’énergie créative humaine, dans tous les domaines. Pour peu que l’on s’abonne à quelques fils d’information, on se retrouve très vite avec un choix très vaste d’activités éducatives, culturelles, sportives, sociales… Il se passe énormément de choses ici, dans tous les domaines et ces évènements facilitent énormément les rencontres intéressantes. Revers de la médaille : le dynamisme ambiant peut parfois devenir frustrant lorsque deux ou trois évènements intéressants se déroulent en même temps. Il faut alors faire des choix, pas toujours faciles.

Autre point appréciable : l’accessibilité des gens. Les barrières hiérarchiques se font beaucoup moins ressentir au niveau professionnel et personnel et il est très facile d’entrer en contact avec des gens hauts placés. Il n’est pas forcément facile de retenir leur attention (il faut être très bon, ne pas hésiter à le dire et être prêt à travailler très très dur) mais même ces personnes importantes prendront généralement le temps de considérer le projet, quelle que soit la notoriété de la personne qui le présente. C’est aussi valable au niveau de l’emploi : quelqu’un qui montre qu’il a les capacités pour faire le travail sera considéré avec attention, quel que soit son diplôme.

 

6-Coté alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

Les Etats-Unis ne brillent pas par leur gastronomie… Au pays du burger on trouve surtout… des burgers. Côté appréciable cependant, même les fast-foods du genre McDonalds servent leur hamburgers cuisinés sur commande : pas de vieux burger traînant dans un rayonnage depuis 25 minutes ici ! Détail amusant, il n’est pas rare de trouver des burgers fait maison dans les diners et les restaurants américains, avec des garnitures amusantes voire complètement folles, comme le burger au chili con carne : steak plus salade/tomates/oignons plus chili complet (avec haricots, viande hachée, sauce tomate et poivrons) : impossible d’avoir encore faim après cela !

Autre point, plus ou moins appréciable, les portions sont énormes ! Pour les gros mangeurs, les Etats-Unis sont un paradis ! Burgers et même salades, tout est plus grand aux Etats-Unis ! et avec l’excellent système de doggy bags (des boîtes en carton permettant d’emporter les restes chez soi) pas de gaspillage : les restes serviront pour un prochain repas !

Figure 2: Pancakes à la myrtille pour le petit-déjeuner!

 

On ne mange pas non plus QUE des burgers aux Etats-Unis. Certaines fêtes, comme Thanksgiving, sont une occasion de goûter à des plats plus traditionnels. Chapon farci et sa sauce aux groseilles, plats de maïs, salades diverses et délicieuses tartes à la citrouille ou aux fruits sont au rendez-vous de ces diners pantagruéliques durant lesquels les familles se retrouvent, entourées de leurs amis proches, pour un excellent repas. Les Américains que j’ai rencontrés adorent d’ailleurs inviter des gens à cette occasion et mon premier Thanksgiving américain, passé chez de (presque) parfaits inconnus, rencontrés à peine quinze jours avant, a été une expérience que je n’oublierai jamais. Dès mon entrée dans la maison, je me suis senti comme un membre de la famille à part entière !

A Los Angeles, cité très cosmopolite, il est facile de goûter à des cuisines venues des quatre coins du monde, y compris française. Les diners dans les restaurants français sont cependant à consommer avec modération, car notre cuisine jouit d’une réputation de luxe, avec les prix qui vont avec. S’il n’est pas toujours facile de trouver des bons produits du terroir dans les supermarchés (saucisson, fromage fermier, terrines diverses, etc.) il existe cependant un certain nombre de boutiques en ligne et de supermarchés un peu haut de gamme où les trouver, pour peu qu’on y mette le prix, encore une fois. Je n’ai pas vraiment eu de « manque » en termes de produits français mais j’ai du modérer un peu ma consommation.

 

7- Y a-t-il des plats typiques « étranges » ?

 Rien de vraiment surprenant dans la cuisine américaine : pas de brochettes de grillons ou de tartare de serpent. Il y a quelques associations étranges, comme les glaces chocolat-bacon (qui ne sont pas mauvaises du tout, en fin de compte).

8- La vie est-elle chère ?

La vie est relativement bon marché, en général. Les prix sont très similaires à ceux pratiqués en France mais avec le taux de change, on en sort généralement gagnant en tant qu’expatrié. Certains produits peuvent être chers, comme les fruits et légumes bios et il faut apprendre à connaître les bons plans. Comme en France, suivant les chaînes de supermarché que l’on fréquente, deux produits à priori identiques pourront être vendus à des tarifs assez différents.

Il est possible de manger pour pas cher dans les restaurants et c’est sans doute une des raisons pour lesquelles peu d’américains cuisinent. Typiquement, un plat moyen coûte dans les 10-15 dollars et au vu des portions, pas la peine de demander un dessert ! Attention cependant, les taxes et le pourboire (inévitable) ne sont pas inclus dans les prix et, en fonction de l’Etat, cela peut facilement faire grimper la note de 20%.

L’essence n’est vraiment pas chère : environ 4 dollars (2.95 euro) par gallon (3.78 litres), cela fait un litre d’essence à moins de 80 centimes d’euro ! Et encore, la Californie est l’un des Etats où l’essence est la plus chère.

A l’inverse, le prix des loyers et des hôtels est assez élevé en général, même s’il varie beaucoup d’un Etat à un autre, d’une ville à une autre, voire d’un quartier à un autre (à Los Angeles). Difficile de trouver une chambre d’hôtel à moins de 100 dollars (73 euros) à Los Angeles. On peut atteindre les 75 dollars (55 euros) dans un motel et les 30 dollars (22 euros) dans un dortoir d’auberge de jeunesse. Il faut souvent ajouter 10 à 15% de taxes à ces prix et ni l’internet ni le petit-déjeuner ne sont compris. Niveau loyer, compter 500 dollars (370 euros) pour une chambre dans une collocation, autour de 1000 (740 euros) pour un studio et 1200 (près de 900 euros) pour un appartement avec chambre et salon. Point positif : à ces prix là, on a souvent un balcon, un petit jardin, voire une piscine commune à l’immeuble.

9- Cote conduite ?

Los Angeles est définitivement une ville placée sous le signe de la voiture : les transports publics sont assez peu développés et la ville est immense ! Ici, les gens en difficulté financière abandonnent leur logement avant de se séparer de leur voiture. Résultat : la circulation est souvent dense et se transforme tous les jours en cauchemar aux heures de pointe. Ce sont alors des kilomètres de bouchons qui se forment et paralysent certains points de la ville. Ces bouchons sont inévitables, malgré un réseau routier impressionnant ! Ici, les autoroutes sont souvent des deux fois cinq voies et même les grands boulevards urbains sont souvent larges d’au moins une demi-douzaine de voies.

Pour éviter cet enfer, je me suis trouvé un appartement situé suffisamment près de mon lieu de travail pour pouvoir faire le trajet quotidien en vélo. Una activité à haut risque, cependant ! Au royaume de la voiture, les deux roues sont bien souvent invisibles voire méprisés par les automobilistes. Il n’est pas rare de se faire ouvertement couper la route par un imbécile pressé ou plus intéressé par son téléphone que par ce qui se passe autour de lui. Il y a quelques pistes cyclables mais un petit trait de peinture blanche n’effraie pas les conducteurs de 4×4, qui mordent allègrement dessus quand cela les arrange.

 

10- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalités, les habitudes culturelles du pays ?

Mis à part le manque de considération envers les cyclistes, je trouve que les pires défauts des américains sont le simple revers de leurs qualités. Cette ouverture et cette facilité de communiquer dont je parle plus haut sont agréables mais dès que l’on cherche à creuser un peu, à approfondir les conversations ou à cimenter les amitiés, on se retrouve souvent confronté à la superficialité de ces rencontres. Une personne inconnue vous donnera l’impression d’être votre meilleur ami au bout de 5 minutes de conversation mais vous ignorera/vous aura oublié quand vous la croiserez le lendemain ! La bonne humeur ambiante a aussi souvent des allures de masque et les sourires un peu trop crispés pour sembler naturels.

En Californie (et à Los Angeles en particulier), il existe également une sorte de culte du corps assez troublant et parfois énervant. Beaucoup de personnes sont obnubilées par leur apparence, leur style vestimentaire, leur style de coiffure, leur bronzage. Dans la ville qui abrite Hollywood, il plane parfois un parfum de faux et un manque flagrant de naturel !

 

11- L’intégration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’intégrer et de rencontrer toutes sortes de nationalités ?

De façon paradoxale, il est beaucoup plus facile de nouer des amitiés avec d’autres expatriés (toutes nationalités confondues) qu’avec les américains « de souche », pour les raisons que j’évoquais plus haut. On peut dire que les communautarismes sont plutôt développés car de nombreux quartiers concentrent une communauté en particulier. Los Angeles dispose ainsi de son Chinatown mais également d’un Koreatown, Little Tokyo, Persian Square, Little Armenia et beaucoup d’autres. Si les communautés ont tendance à former une espèce de mosaïque, elle n’est cependant pas très cloisonnée et permet en fait de se plonger dans l’ambiance de tel ou tel pays simplement en visitant un quartier.

 

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

Pas de problèmes avec l’Anglais, même si les américains décèlent encore parfois mon accent Frenchie. La présence de nombreux immigrants multiplie par contre les accents et certains ne sont pas toujours évidents à comprendre. Pas de cours formels mais les conversations sont un excellent moyen de s’améliorer en Anglais.

 

13- Décrivez votre rue/cadre de vie

Je vis à Westwood, le quartier à proximité du campus de UCLA (University of California, Los Angeles), en plein cœur de Persian Square,  le quartier iranien. Cela donne un mélange assez étrange de multiculturalisme (de nombreux étudiants internationaux fréquentent le campus) avec une forte teinte de Moyen Orient. Des restaurants perses s’échappent de succulents fumets de mouton et d’agneau grillés, les devantures des échoppes sont couvertes d’arabesques calligraphiées et les fragments de conversation entendus dans la rue sont aussi souvent en Farsi qu’en Anglais. Plusieurs magasins de tapis parent leur devanture de somptueux modèles, dont certains font plus de 12 mètres carrés. Le soir, dans les cafés, les habitants du quartier viennent discuter, prendre un thé bouillant et jouer au backgammon.

 

Figure 3 : Un soir à Persian Square

 

En remontant vers le campus, les boutiques se font plus éclectiques : beaucoup de magasins de vêtements, de petits restaurants étudiants, de salons de coiffure, de bars. Le Chinois remplace le Farsi comme deuxième langue la plus entendue et la moyenne d’âge chute drastiquement. Les ordinateurs portables remplacent les plateaux de jeu aux terrasses des cafés (qui sont plutôt des Starbucks).

 

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses à visiter aux alentours ?

A Los Angeles, il y a deux sortes d’Hommes : ceux qui ont une voiture et ceux qui dépriment… Même s’il est théoriquement possible de se déplacer dans Los Angeles via le système de bus (le métro se cantonne principalement au centre ville), c’est s’exposer à des temps d’attente longs (la desserte est fréquemment aléatoire), des trajets interminables (la ville est immense : 71 * 49 km) et des rencontres étranges avec les bus freaks («les fous du bus ») dont certains sont à la limite de la schizophrénie (mais on rencontre aussi des gens très sympas et passionnants, c’est juste une question de chance). Et dès qu’on veut sortir de la ville, cela devient compliqué. Il y a bien les bus longue distance mais les stations sont peu nombreuses, les destinations limitées et les horaires pas toujours pratiques.

La voiture est donc fortement recommandée en ville et quasiment indispensable si on veut en sortir un peu. Pour éviter les frais de parking si l’on n’a pas de garage, il est possible de louer une voiture le temps d’un week-end. Les prix sont assez bas et il y a souvent des offres intéressantes, pour peu qu’on ait plus de 25 ans. Louer une voiture dans ces conditions peut revenir aussi peu cher qu’une trentaine de dollars plus l’essence.

Au niveau des choses à voir, si Los Angeles ne contient pas beaucoup de monuments touristiques, elle regorge cependant de trésors et il y en a pour tous les goûts ! Hollywood et son signe légendaire (dont on ne peut malheureusement pas trop s’approcher), le walk of fame et les cinémas célèbres ; Santa Monica, Venice et Malibu avec leurs plages et leurs petits coins cachés ; Mulholland drive, Sunset Boulevard, Bel Air, Beverly Hills et autres noms/quartiers légendaires ; les musées ; les gratte-ciels du centre ville ; les studios de cinéma… les guides touristiques regorgent d’endroits à ne pas manquer. Mais Los Angeles, c’est aussi les graffitis magnifiques trouvés au coin d’une rue, les petits espaces cachés dans un entrepôt où l’on peut découvrir des œuvres d’art ou écouter un concert, le dépaysement d’une après-midi passée à Chinatown ou à Little Ethiopia, les petites randonnées dans les nombreux parcs qui occupent les montagnes aux alentours.

Bref, si Los Angeles offre une expérience moyennement riche et variée au touriste (qui préfèrera sans doute San Francisco, Chicago ou New-York), c’est lorsqu’on y vit qu’elle se dévoile vraiment (comme beaucoup de villes, en fait).

 

Figure 4: Los Angeles, vue du Griffith Observatory

 

Figure 5 : palmiers et tours : bienvenue dans le centre ville

 

15- A quelle fréquence « rentrez »-vous en France ?

Je suis rentré deux fois en France en deux ans, une fois en été, près d’un an après mon arrivée, puis pour la fin de la même année.

 

16- Avez-vous prévu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne pas envie de revenir habiter en France ?

Je pense que je finirai par rentrer en France pour de bon, un jour… peut être. Ca ne fait pas vraiment partie de mes plans pour l’instant car mes derniers voyages m’ont vraiment donné l’envie de continuer à parcourir le monde : deux ans ici, trois ans là, le temps de vraiment découvrir les pays.

 

17- Face a quelle mentalité/habitude/défaut français êtes-vous + clément, avec le recul d’habiter a l’étranger ?

Aucun ! Mes expériences à l’étranger m’ont d’ailleurs convaincu que le penchant national des Français pour la grogne était en fait assez pénible. Certes, la vie est parfois difficile mais vivre en France n’est, de loin, pas un calvaire et râler à propos de tout, dans son coin, plutôt que de dire franchement ce qui ne va pas à la personne concernée n’a jamais fait avancer le schmilblick.

 

18- Quel est le climat ?

Le Sud de la Californie a un climat méditerranéen donc hiver doux et été agréable. Quelques grosses pluies vers janvier/février mais en dehors de ça, le climat est plutôt sec. Los Angeles est réputée pour son climat exceptionnel et cette réputation est bien méritée ! Il fait rarement gris, les températures ne descendent quasiment jamais en-dessous de zéro (et dans ce cas, c’est la nuit) et une petite brise marine ventile agréablement l’air en été. Bref, parfait !

 

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes françaises ?)

J’ai sans doute gardé l’habitude de passer du temps à lire ou dessiner à la terrasse d’un café, activité inhabituelle dans le mode de vie californien, où il est presque mal vu d’avoir du temps libre : il faut être actif, tout le temps ! Rouler en vélo et marcher beaucoup pour aller d’un point A à un point B sont également des habitudes que j’ai conservées, au royaume du « jamais sans ma voiture ».

Côté habitudes américaines, le côté consumériste de la société américaine est vraiment pernicieux et c’est un effort de volonté perpétuel de ne pas y succomber (cartes de fidélité, réductions dignes des périodes de solde tous les 10 jours, achat en ligne)… j’ai cédé quelques fois. J’ai par contre résisté à l’idée de passer tout mon temps libre à courir sur un tapis roulant dans une salle de sport ! Globalement, je pense que ce séjour m’aura fait devenir plus sociable, plus enclin à engager une conversation sans raison, avec n’importe qui, sur n’importe quel sujet, voire à rejoindre une conversation entre de parfaits étrangers.

19- Y-a-t-il de la censure ?

Il n’y a pas vraiment de censure à proprement parler (rien de comparable avec ce que j’ai pu voir en Chine, par exemple) mais l’information est très fréquemment manipulée par les médias. Les journaux et les chaines d’information sont très souvent politisés, très fortement pour certains, et l’information qu’ils donnent est souvent objective au point d’en être biaisée. Il vaut donc mieux savoir ce qu’on lit/regarde et ne pas s’affoler quand deux sources semblent parler de deux choses différentes alors qu’elles couvrent un même sujet.

En termes de violence, peu ou pas de censure. Ce n’est par contre pas le cas des contenus sexuels, qui sont souvent assez fortement censurés. La dichotomie peut sembler étrange mais les américains en sont conscients et l’expliquent à travers l’histoire du pays. Les Etats-Unis ont été bâtis dans la violence et la culture populaire, à travers les films d’action et les comics (bandes dessinées dont les plus célèbres concernent les super-héros), est remplie de violence. Le sexe est cependant vu d’un plus mauvais œil, ce qui s’explique par le caractère puritain de beaucoup d’américains dans ce domaine.

A noter aussi que tous les « gros mots » sont bippés à la radio. Autant dire que lorsque l’on tombe sur un morceau de rap, on se croirait en train de décoder du code morse !

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « dépaysante »

Hum… pas facile ! Vivre à Los Angeles, c’est un peu se retrouver dans un épisode de série télé américaine. Ironiquement, certains des moments où je prends le plus conscience de l’endroit où je me trouve sont lorsque je reconnais ma rue ou un quartier voisin sur le grand écran !

Envie d’en savoir plus ? N’hésitez pas à visiter mon blog : 

 

Et pour voyager un peu +, sur les voyages de Thomas : par ici

***

« De ma fenêtre, je vois…. » : 

La fenêtre de mon appartement étant plutôt mal située (un grand panneau publicitaire bouche l’essentiel de la vue), voila ce que je vois souvent de la fenêtre de mon bureau, avant de rentrer chez moi :

 

Figure 6 : Coucher de soleil sur Santa Monica Boulevard

 

 

Merci Thomas pour ce témoignage qui tombe à pic !

***

Je suis en recherche URGENTE de nouveaux témoignages : alors si vous êtes vous-même, ou si vous connaissez des Français habitant à l’étranger, de Lisbonne à Tombouctou, en passant par Vladivostock et Tataouine, écrivez-moi, c’est par ici et c’est gratuit ! mariegervais2004 AT yahoo.fr

 

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2 responses

30 09 2011
Agnèslamexicaine

chouette témoignage! L.A. est une ville fascinante…

2 10 2011
Thomas

Merci! Effectivement la ville est intéressante mais il y a aussi énormément de choses à découvrir tout autour.

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