Elsa, la Vegemite, les kangourous qui broutent et les barbecues en libre service… à Canberra (Australie)

10 04 2012

La famille pour le moment ce n’est que nous deux et Coco the cat.

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? (contrat d’Expatriation ou en duree indeterminee…) Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

Je suis venue pour la première fois en Australie (Canberra) en 2007 pendant mes vacances universitaires. Je suis expatriée ici depuis 2009, j’ai un visa de résidence permanente. Mon fiancé est australien, il est professeur des écoles ici. Je suis le point de poursuivre mes études à l’université de Canberra pour devenir professeure aussi. Nous voulons revenir en France dans les 8 prochaines années, l’Australie c’est loin et la famille ça manque ! J’ai beaucoup voyagé mais c’est la première fois que je vis à l’étranger.

2- Comment se passe la scolarisation ? Y-a-t-il des ecoles francaises ?

Nous n’avons pas encore d’enfants ( on se marie en Juillet 2013 : ) ) mais on s’intéresse tout de même aux différentes pédagogies. Il y a une école unique ici à Canberra car il ne s’agit pas d’une école Française mais d’une école bi-nationale, franco-australienne : elle allie les deux programmes scolaires, les deux langues,etc. Il y a une école/collège Steiner, quelques écoles Montessori et beaucoup de jardins d’enfance qui s’intéresse à l’approche de Reggio Emilia.

4- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

Je suis fascinée par l’espace, c’est grandiose, la lumière est différente, les gens sont chaleureux et accueillants et la Nature est pleine de surprises et surtout je suis avec celui que j’aime qui est originaire d’ici ! J’aime aussi le mélange de cultures, ce melting pot où je trouve ma place en tant que personne d’ailleurs.

5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ? (en positif, cote mentalite principalement)

J’ai l’impression que les gens prennent plus le temps de vivre ici, ils sont bavards et curieux, ils vous mettent à l’aise de suite. Les gens d’ici ne font pas de manières, c’est à la bonne franquette !

6- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

J’adore faire des barbecues  les week ends (d’ailleurs il y a des barbecues en libre service dans tous les parcs et à la plage ici), c’est le côté convivial de la culture australienne. La cuisine française me manque beaucoup, je n’aime pas tous les fast food ici et les portions sont gigantesques ! Le fromage est très cher et pas très bon, moi qui l’aimais tant en france ! J’ai découvert la vraie cuisine asiatique ( je pense que la cuisine asiatique en France s’adapte à nos papilles françaises), je suis fan de la cuisine japonaise qui est très saine et tellement dépaysante !

7- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

Les plats les plus étranges sont peut être le kangourous et le crocodile, j’ai goûté ces deux plats et j’ai beaucoup aimé. Certaines tribus aborigènes mangent des plats beaucoup plus étranges je crois (comme des vers). Ah oui ! il y a aussi le vegemite ici (pâte noire très salée faite de levures), au début je n’aimais pas beaucoup mais maintenant j’adore, sur du pain grillé avec un peu de beurre et une tasse de thé. Ici, on en donne même aux bébés dès le plus jeune âge !

8- La vie est-elle chere ?

La vie est extrêmement chere ici !! Nos courses hebdomadaires (pour deux) qui sont simples (surtout produits frais) nous reviennent à 200 dollars.

10- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

La culture de la table me manque beaucoup, ici on ne reste jamais à table très longtemps – les australiens sont très actifs, ils aiment passer du temps à faire des activités (souvent sportives).

Ce qui m’énerve c’est le fait que tout est payant !! tout ! même le pain racis pour donner aux canards du lac, c’est vous dire ! Aussi, j’appréhende un peu l’Australie comme un monde à part : ils sont tellement éloignés du reste du monde qu’ils n’en parlent presque pas. Je me suis habituée aux horaires différents, le diner se sert très tôt et les soirées ne tardent pas.

 

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

Le communautarisme est assez important mais ne m’a jamais empêché de rencontrer d’autres nationalités.

13- Decrivez votre rue/cadre de vie

Le concept de rue est très différent ici, car les rues sont en fait des routes. Nous habitons dans un des plus vieux quartier de Canberra, dans une maison en briques rouges, style britannique. Des eucalyptus entourent la maison, au printemps un couple de magpie (genre de grosse pie qui attaque au printemps !) fait son nid devant chez nous. Nous avons aussi un opossum dans un autre arbre. A une centaine de mètres, il y a de grandes prairies où l’on peut voir les kangourous brouter à la tombée de la nuit.

vue depuis la telstra tower sur Canberra

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

Oui il est facile de partir en week end, nous sommes à 3 heures de route de Sydney. Il est agréable de faire du camping sauvage ici, il y a tellement de coins perdus à découvrir.

15- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

Je rentre en France pour juillet/aout tous les ans, comme ça j’ai deux étés dans l’année !

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

Oui, nous voulons revenir en France. Les immenses étendues d’espaces vides mais remplies de beauté naturelle me manqueront beaucoup de retour en France (la France est 17 fois plus petite que l’Australie).

18- Quel est le climat ?

En été il fait très chaud (35 degres maximum) et en hiver assez froid ( -5 minimum) mais le soleil est toujours au rendez vous ! Les maisons ne sont pas adaptés à ce climat, donc en hiver il fait très froid !

Adventure race l’année dernière qui allie vélo, marche, canoë et bouée dans la rivière mais surtout beaucoup de fous rires!

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes francaises ?)

Je suis sûre que j’ai gardé des habitudes françaises et que j’ai pris des habitudes locales mais je ne saurais les nommer là ,tout de suite.

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante » 😉

Le week end dernier nous sommes allés nous promener dans un parc national du coin (Bungonia, NSW), sur le chemin du retour nous sommes tombés nez à nez avec un lézard d’environ 1m40 (genre iguane) – c’est le genre de rencontre improbable à Bordeaux !

 

« De ma fenetre, je vois…. » :

Un perruche, une rosella, rouge et bleu sur la branche d’eucalyptus. Un ciel bleu sans nuages. C’est peut être très cliché mais c’est bien ce que je vois depuis la fenêtre de ma cuisine.

***

merci Elsa !

J’attends vos témoignages, et c’est par ici : mariegervais2004 AT yahoo.fr !

Et notamment : je m’adresse aux Français qui vivent en Australie : est-ce que vous habitez tous sur la côté Est ? Personne dans un coin reculé du bush, ou sur la côté Ouest ?





Marie-Paule… à Hobart (Tasmanie)

21 11 2011

Mon mari, Alain (Rousseau) et moi (Marie-Paule Leroux) avons quitté la France le 16 août 1991. Cela fait donc 20 ans que nous vivons en Australie (actuellement en Tasmanie).

Nous n’avons pas d’enfants.

  1. Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

L’Australie est un pays neuf, ouvert, peu conventionnel. Et puis surtout il y a plus de 80 ‘ethnies’ différentes, c’est un pays complètement multiculturel.

  1. Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ? (en positif, cote mentalite principalement).

La simplicité des démarches administratives. Je trouvais cela particulièrement pesant en France.

  1. Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

Je suis restée très Française dans ma culture gastronomique et culinaire. C’est d’ailleurs une des raisons qui m’a poussée en 1993 à monter mon entreprise – Exquisite Flavours – je vendais des produits culinaires à la restauration. J’ai vendu mon entreprise en 2003 mais elle existe toujours.

  1. Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

Les Australiens ne sont pas très aventureux quand il s’agit de leurs papilles, ce sont souvent les nouveaux arrivants qui leur ont montré ce qu’ils pouvaient faire de leurs ressources. J’ai mangé du Wallaby (très bon et en plus viande maigre), du crocodile, des ormeaux (hélas ils sont en grande partie exportés sur le Japon).

  1. La vie est-elle chere ?

Le steak par ex. est très bon marché mais le porc est beaucoup plus cher qu’en France. Les fromages sont très chers. Les salaires sont plus élevés qu’en France parce que nous payons moins de taxes. Mais en revanche, nous recevons aussi beaucoup moins. Il n’y a pas de secret. Nous n’avons pas tous les services sociaux dont les Français bénéficient.

  1. Cote conduite ?

Vous voulez dire sur la route ? A gauche toute.

  1. Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

Lorsque vous êtes invités à un BBQ et que vous devez apporter votre nourriture et vos boissons. Dur-dur. Cela je ne m’y suis toujours pas faite.

  1. L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

Je pense que l’Australie est le plus bel exemple au monde de multiculturalisme réussi. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas parfois des tensions, souvent en raison de problèmes externes à l’Australie.

  1. Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

Je parlais déjà l’Anglais avant d’arriver. En revanche Alain a dû s’y mettre à son arrivée.

  1. Decrivez votre rue/cadre de vie

Nous habitons dans un petit village historique – Richmond – à 29 kms au nord de Hobart, la capitale de la Tasmanie, l’état où nous vivons actuellement. Richmond est très touristique, car il a la particularité d’abriter le pont le plus vieux d’Australie, construit en 1836 ! Cela nous faisait sourire au départ car près de mon village en France, il y a un pont Gallo-Romain !

 

  1. Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

Il faut souvent faire des kilomètres en Australie pour aller d’un endroit à un autre. La Tasmanie est certainement plus ‘accessible’ que le continent où les distances sont incroyables surtout à l’échelle française. Ce que nous trouvions étrange au départ c’est le manque de population. La Tasmanie c’est seulement 500 000 habitants sur un territoire grand comme l’Irlande.

  1. A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

Tous les 3 ans.

  1. Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

Peut-être, quand l’heure de la retraite sonnera.

  1. Face a quelle mentalite/habitude/defaut francais etes-vous + clement, avec le recul d’habiter a l’etranger ?

Je n’aime pas trop les clichés. Je n’aime pas dire les Français sont comme ci ou comme cela, car il n’y pas qu’un type de Français. La France reste et restera très chère à mon cœur. Ici je m’efforce d’être non seulement une bonne Australienne mais aussi une bonne Française, de montrer le meilleur de la France.

  1. Quel est le climat ?

L’Australie du nord est tropicale mais ici en Tasmanie nous avons 4 saisons marquées. Le paysage Tasmanien ressemble à la Bretagne.

 

Coles Bay Freycinet

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes francaises ?)

Nous sommes complètement intégrés.

19- Y-a-t-il de la censure ?

Non. L’Australie est une démocratie.

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante » :

en guise d’anecdote je vous joins ce passage de mon livre ‘La Grenouille dans le Billabong’ :

Malgré l’atmosphère insouciante et bon enfant de Richmond, notre première visite à l’une des deux épiceries, presque aussi ancienne que le village lui-même, et que les habitants appellent ”Chez Mrs Grice », est, ma foi, loin d’être aussi chaleureuse et accueillante que nous nous y attendions. En effet, après quelques menus achats, nous offrons une coupure de cent dollars pour régler nos emplettes. Quelle n’est pas notre surprise lorsque Mrs Grice en personne, mise en plis grisonnante et bouffante, les sourcils froncés, le regard soupçonneux et l’air revêche d’une directrice de pensionnat de jeunes filles, s’empare du billet vert et se met immédiatement à le palper avec le doigté connaisseur d’un bandit de grands chemins ou d’un employé de la Banque de France (dans le cas présent, de Reserve Bank) puis, pas encore tout à fait satisfaite, l’approche du globe du plafonnier pour en vérifier encore davantage son authenticité. C’est qu’elle est méfiante Mrs Grice, on ne la lui fait pas ! Elle fait partie de ces « piliers » de village à qui rien n’échappe. Véritable baromètre et gazette paroissiale, elle pourrait vous détailler la généalogie complète de chacune des familles installées ici. Les touristes, eux, ils vont et viennent et surtout ils arrivent d’on ne sait où, il vaut mieux être prudent, on ne sait jamais ! Avec le temps, et après s’être, sans aucun doute, renseignée sur notre identité et la raison de notre présence à Richmond, Mrs Grice, nous octroie, peu à peu, l’accueil réservé aux « habitués », qui inclut la météo du jour et les potins locaux. Un signe qui ne trompe pas. Elle devient même l’une de mes clientes. Et puis surtout, chaque fois que Alain pousse la porte du magasin, il a maintenant droit au « How are you mussels ? », comment vas-tu moules ? – c’est du moins ce qu’il comprend au départ – expression qu’elle semble destiner aux clients masculins coutumiers des lieux. Intrigué mais persuadé qu’il s’agit là d’un subtil jargon, Alain ne relève pas mais se demande tout de même pourquoi Mrs Grice le traite ainsi régulièrement de mollusque … et ce, au pluriel en plus ! Ce n’est qu’après bien des mois d’interrogation qu’Alain finit par comprendre que l’expression est, en fait, « How are you muscles ? », comment vas-tu Monsieur Muscle ? (Mrs Grice a également besoin de lunettes !). La prononciation en étant absolument identique ! Ah les mystères de la langue !

« De ma fenetre, je vois…. » :

(pas très intéressant pour vous, je vis dans une rue banale).

 

***

Merci Marie-Paule !

Une rue banale, certes, mais banale de Tasmanie…

Retrouvez Marie-Paule, son blog et son livre, par ici :

Pour la semaine prochaine… j’attends vos témoignages 😉 !





Anne-Sophie, les Sugar glider, les tartines Margarine/Vegemite et les lampadaires neurasthéniques… à Canberra (Australie)

11 07 2011

Anne-Sophie, Alex et Thèse (mouton en peluche de son état, mascotte officielle), 63 ans à nous trois mais environ 8 ans dans la tête, originaires respectivement du Jura, de l’Ile de la Réunion et de Bordeaux, grelottant actuellement de concert à Canberra (parce que non, il ne fait pas toujours chaud en Australie !).

 

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? (contrat d’Expatriation ou en duree indeterminee…) Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

Nous sommes arrivés à Canberra il y a 11 mois et des poussières, ayant eu la chance de décrocher un contrat postdoctoral de trois ans au CSIRO.

C’est notre première aventure à l’étranger mais pas notre premier saut de puce. Ayant tous les deux quitté la Réunion il y a près de dix ans pour continuer nos études en métropole, nous sommes depuis longtemps maintenant habitués à vivre loin de nos familles… et à faire des cartons régulièrement !

4- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

L’impression qu’ici, si on s’en donne la peine, tout est possible. Les paysages extraordinaires, l’aventure à portée d’orteil, un sentiment de progression constante, la mentalité si détendue et joviale des Australiens.

5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ? (en positif, cote mentalite principalement)

Une sérénité, une absence de stress extrêmement agréables. Ici, grands chefs et petits scarabées discutent sans souci, s’appellent par leurs prénoms et prennent le café ensemble. Et à cinq heures, c’est le chef qui vous rappelle de rentrer chez vous pour profiter de votre soirée !

Sérénité qu’on retrouve dans la vie de tous les jours, les gens se sourient facilement, se saluent dans la rue. Il y a ici une absence de défiance de l’autre réellement apaisante.

6- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

Les barbecues à l’australienne (la viande ici est tout simplement fabuleuse), la possibilité de trouver, même dans une « petite » ville comme Canberra, des dizaines de restaurants allant du Coréen à l’Ethiopien en passant par le Malais, etc. Le choix de cidres, incroyable ! Les kits pour fabriquer sa propre bière (première cuvée maison prévue ce printemps pour nous…)…

Pas de manque particulier, nous avons la chance de trouver vraiment de tout, même des croissants presque comme en France. Ah si ! les fromages non pasteurisés, interdits de séjour.

7- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

La Vegemite ! De l’extrait de levure en pâte à tartiner, équivalent local de la Marmite. Une institution australienne, une horreur pour qui n’a pas grandi au toast de Vegemite. Voir certains collègues se préparer amoureusement des tartines de margarine et de Vegemite pour le déjeuner a de quoi faire frémir…

8- La vie est-elle chere ?

Les logements sont chers, les loyers peuvent donner le tournis… Mais maisons comme appartements sont immenses comparés à ce que nous connaissons : ici, il n’y a pas de taxe d’habitation !

En tant que papivore acharnée, j’ai dû revoir un tant soit peu ma consommation de volumes en tout genre, les livres étant assez chers ici. Heureusement, la vitesse de lecture en anglais dans le texte est bien moindre que celle en français !

Pour ce qui de la vie de tous les jours, l’alimentation n’est pas plus chère qu’en France et les produits souvent de meilleure qualité. L’essence est bien moins chère (même si les Australiens vous diront que maintenant, elle est bien plus chère qu’avant !).

10- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

La pub à la télé ! Les coupures sont excessivement fréquentes, les films s’allongent en conséquence et la dernière coupure a lieu juste avant le générique de fin… Total, voilà bien six mois qu’on n’a pas rallume la télé ! Et finalement, on s’en passe très bien.

Sinon, rien qui nous agace vraiment. Peut-être parce que tout est encore trop neuf et que nous avons les yeux pleins d’émerveillement ?

9- Cote conduite ?

Côté gauche ! Les premiers tours de roue ont été un tantinet hésitants mais les réflexes ont été très vite pris. La seule difficulté ? Les sorties de parking, sans marquage au sol, certaines habitudes refont surface… Heureusement, on se reprend bien vite !

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

L’intégration a été tres facile. Nous avons été très bien accueillis, guidés pour nos premiers jours un peu perdus. Les Australiens sont très chaleureux, souriants, patients et prêts à aider l’étranger déboussolé (lors de nos recherches de logement, n’ayant pas encore de voiture, nous nous déplacions en bus –un poème à Canberra mais c’est une autre histoire- et nous avons assisté, médusés à un débat entre le chauffeur et cinq des passagers pour nous aider à trouver l’arrêt de bus le plus proche de notre prochaine visite !).

Canberra mélange avec bonheur des gens de toute nationalité. Nous côtoyons ainsi, dans le cadre du travail, des Australiens, des Néerlandais, des Argentins, des Indiens, des Chinois, des Egyptiens, des Français, des Anglais, des Iraniens, des Vietnamiens, des Néo-Zélandais, des Kenyans, des Bhoutanais, des Bangladais, etc.

Sydney Opera House : photo prise sur Circular Quay un soir d’avril. On a beau adorer vivre a Canberra, ca fait du bien parfois de prendre une bouffee de grande ville ! 

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

Nous parlons anglais tous les deux avec parfois quelques ratés… qui font bien rire les collègues ! Pas de cours avant de partir ou en arrivant mais une progression tout en douceur une fois l’oreille habituée à l’accent parfois carabiné…

13- Decrivez votre rue/cadre de vie

Nous habitons à Dickson, un des suburbs du centre-ville de Canberra. La capitale australienne n’ayant rien d’une capitale classique, nous vivons entourés d’arbres, d’oiseaux et de possums. Notre rue est très calme et, comme toutes les rues de la ville, dotées de lampadaires neurasthéniques. Un régal quand il s’agit d’observer les étoiles ou de dormir sans être gênés par des lumières parasites, une aventure certaine quand il s’agit de se déplacer à pied (j’envisage d’investir rapidement dans une lampe frontale). Beaucoup de maisons, principalement en briques, quelques petits immeubles (deux étages maximum, cinq à six appartements et un étendoir à linge pour chaque dans le backyard). Pas de volets mais des stores, des jardins donnant sur la rue non clôturés et des robinets installés spécialement sur chaque pelouse pour le jardinage et les travaux d’extérieur.

Notre appartement, situé en rez-de-chaussée, est immense compare à ce que nous avions en France. Moquette au sol et fuites au plafond, comme la plupart des logements de Canberra ! Nous bénéficions d’une grande cour avec terrasse et herbe synthétique, très pratique en été, l’herbe reste bien verte même en cas de sécheresse…

Green Patch Beach : une de nos plages preferees a Jervis Bay. Sur la photo, elle est « bondee »… Les plages dans la region ne sont jamais noires de monde, c’est tres surprenant mais aussi vraiment tres, tres agreable ! 

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

Oui et oui ! Si la ville de Canberra n’a pas la folle énergie de Melbourne ou Sydney, il y a énormément de balades à faire aux alentours, surtout pour qui aime marcher. Il suffit d’un petit quart d’heure de voiture pour se retrouver au beau milieu du bush, entourés de kangourous et sans un humain a des kilomètres à la ronde, c’est un véritable bonheur !

Nous sommes en vadrouille tous les week-ends, notre vaillant destrier à moteur enchaine sans répit les kilomètres (près de 20.000 km à son actif en neuf mois, une paille !). Canberra est idéalement située, à deux heures environ de l’océan mais aussi des montagnes (dont le plus haut sommet australien, le Mount Kosciusko et ses 2228 mètres). Il est même possible de skier, nous n’allons d’ailleurs pas tarder à aller fouler la poudreuse australienne.

 

Gibraltar Rock : la plus belle randonnee qu’on ait faite en ACT, a 40 km de Canberra. On surplombe toute la region, juches sur d’enormes boulders, c’est absolument extraordinaire, d’autant qu’on n’entend que les oiseaux.

15- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

Pour l’instant, nous n’envisageons pas de rentrer en France avant la fin de ces trois ans. Nous encourageons famille et amis à venir nous voir à la place !

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

Nous aimerions au contraire beaucoup nous installer ici ! La vie à l’australienne nous convient parfaitement, loin du stress et de la grisaille ambiante. Le pays est si vaste, si jeune que tout reste à découvrir, tout reste à faire. Et aussi bête que cela puisse paraitre, parler anglais nous manquerait trop pour rentrer en France. Si l’aventure australienne doit se terminer, elle sera sans doute suivie d’une autre aventure ailleurs.

18- Quel est le climat ?

Canberra, à notre grand désarroi quelques mois par an, fait partie des régions australiennes bénéficiant d’un vrai hiver. Ces dernières semaines, par exemple, le thermomètre flirte allégrement avec les -5̊C au matin et a bien du mal à se hisser aux environs des 14̊C dans la journée. Souci, l’isolation thermique doit être un gros mot ici, les maisons ne sont absolument pas adaptées à de telles températures : simple vitrage de rigueur, chauffage insuffisant, etc. De quoi grelotter sans interruption de juin à septembre, éponger sans relâche les litres de condensation qui se déversent des fenêtres… et cultiver des moisissures sur les murs !

Heureusement, le printemps sera bientôt là, les arbres commencent à bourgeonner à tout va. L’été à Canberra est très chaud, très sec, parfois étouffant et le risque de bushfires loin d’être négligeable. L’automne est superbe, les arbres se parent de rouges, d’oranges, de jaunes mais aussi de roses et de pourpres, le ciel retrouve un bleu clair, craquant et les journées sont très douces.

 

des perruches que nous avons tres souvent dans le jardin, de vrais petits arc-en-ciel a plumes !

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes francaises ?)

Le sacro-saint barbecue, le bacon n’ egg roll du petit-déjeuner, le « No worries » et le « How’s going, mate? », les déplacements en voiture (c’est mal !) font partie des habitudes locales que nous avons adopté avec beaucoup de facilité.

Nous avons garde l’habitude de manger tard ou du moins plus tard que les Australiens qui, en hiver, dinent à cinq heures et demie… Très étrange, au départ, de voir les restaurants se remplir aussi tôt ! Et très étrange aussi de voir lesdits restaurants fermer leurs portes aux environs de neuf heures et demie !

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante »

En arrivant en Australie, on a comme une légère appréhension face aux serpents/araignées/méduses/pieuvres/insérez ici l’animal ou la plante de votre choix potentiellement mortels qui semblent pulluler un peu partout. On tremble à l’idée de tomber nez à nez avec une de ces fameuses bestioles, sans trop oser l’avouer. On apprend bien vite quelques précautions à prendre, comme secouer ses chaussures et ses vêtements avant de les enfiler, porter des gants quand on jardine, on ne trempe pas un orteil dans l’eau si on croise la moindre tentacule échouée sur le sable, etc. Et puis, un jour de déménagement, on se retrouve nez à mandibules avec une redback dodue à souhait et, loin de trembler, on se précipite sur l’appareil photo et on est excites comme des puces à l’idée d’avoir enfin vu notre première araignée mortelle…

 un sugar glider, tombe de son arbre tout a cote de mon labo (d’ou la paillasse et les bouteilles en pagaille), recueilli par un collegue et relache le soir venu

Sur une note plus mignonne, il n’est pas rare de croiser des kangourous dans les rues des suburbs situés en périphérie de Canberra, kangourous pas du tout peureux, tranquillement occupés à choisir du bout des dents les brins d’herbe les plus tendres.

un troupeau de kangourous a Yankee Hat Rock, au sud de l’ACT. On marche au beau milieu de centaines de kangourous pas inquiets pour un sou.

« De ma fenetre, je vois…. » :

De la fenêtre du salon, nous voyons… les maisons en brique du voisinage mais aussi et surtout des oiseaux par dizaines (perruches, perroquets, cacatoès, magpies, etc.), des possums qui galopent sur les palissades le soir venu, un petit bout du Mount Ainslie quand les arbres sont nus et les étoiles tous les soirs, comme si nous étions en pleine campagne (oui, Canberra, c’est un peu la campagne !)

D’une de mes fenêtres au laboratoire, je vois… la Telstra Tower qui domine Black Mountain, des oiseaux qui jouent, grignotent, se chamaillent et se content plumette dans tous les arbres du campus et parfois des sugar gliders tombés d’une branche…

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Merci Anne-Sophie, je suis convaincue, l’Australie est en passe de rejoindre le Canada dans mes rêves d’expatriation… !

Vous pouvez continuer la découverte via le blog d’Anne-Sophie :

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Je suis ENCORE et TOUJOURS à la RECHERCHE de TEMOIGNAGES

Si vous lisez ces lignes, que vous habitez quelque part au-delà de nos frontières, entre la Belgique et Bora Bora, l’Islande et Tombouctou, contactez-moi !  





Audine… les arcs en ciel, les mochis et le aloha spirit… à Honolulu (Hawai’i)

4 07 2011

J’habite à Hawai‘i depuis un peu plus d’un an et demi. Lorsque je suis arrivée, j’avais dans ma valise: mon ordinateur, mes documents administratifs, une serviette de plage, de la crème solaire, du chocolat et du nougat. Tout le nécessaire pour survivre sur une île déserte. Mais je me suis très vite aperçue que j’avais oublié un objet très important: une pioche. Avant d’en expliquer les raisons, je voudrais vous livrer ici mes premières impressions sur Hawai‘i et sur Honolulu en particulier.

 

Hawai‘i est situé dans l’Océan Pacifique, à mi-chemin entre la côte ouest des Etats-Unis et le Japon. La capitale, Honolulu, bénéficie d’un climat tropical, avec du soleil tout au long de l’année et de la pluie presque tous les jours. Lorsqu’il pleut, mieux vaut penser aux nombreux fruits que les arbres se préparent à nous offrir (mangues, papayes, mandarines, bananes,…) plutôt qu’à notre pantalon devenu transparent à cause de l’eau qui y ruisselle. Voici à quoi ressemble la ville vue de chez moi:

 

Sous le soleil

 

Sous la pluie

 

Honolulu est une ville cosmopolite. Les cultures, les langues et les modes s’y côtoient et s’entremêlent en un arc-en-ciel de musiques et de saveurs. En parlant d’arc-en-ciel, il y en a presque tous les jours, même lorsqu’il ne pleut pas. Si, si! Je vous assure, venez et vous verrez! (Si vous souhaitez en connaître la raison, envoyez-moi un mail!) Les arcs en ciel sont l’un des symboles d’Hawai‘i. Ils ornent les permis de conduire et les plaques d’immatriculation et Iz en a fait un tube planétaire posthume avec sa reprise de «Over the rainbow ». Ici, les parfums d’hamburger à l’ananas se mélangent à ceux de pain frais et de BBQ coréen. La nourriture est épicée lorsqu’elle est indienne, délicate lorsqu’elle est française, aphrodisiaque lorsqu’elle est thaïlandaise, et ingénieuse et nourrissante lorsqu’elle est locale. Le mochi, en particulier, est une spécialité japonaise délicieuse. Cette boule de riz gluant est parfois aromatisée à la mangue, au thé vert ou au chocolat blanc et il lui arrive d’être fourrée à la pâte de haricot rouge, au beurre de cacahuètes ou encore au sorbet au lilikoi (fruit de la passion en hawaiien).

 

La contrepartie de cette ville cosmopolite et bouillonnante, c’est que la circulation y est parfois difficile. A Paris où j’ai grandi, règne une certaine hiérarchie dans la rue: la voiture est la reine de la chaussée, le piéton est le roi du trottoir et le vélo est le roi du caniveau! Alors, naturellement, je me sens gênée lorsque je circule à vélo sur le trottoir de peur de finir en mochi géant sur la chaussée. A Paris, les piétons me fusilleraient du regard et m’insulterait même après m’avoir perdu de vue. Ici, c’est différent. Lorsqu’un piéton aperçoit un vélo sur le trottoir, il se colle au mur le plus proche, sourit au cycliste et s’excuse de le déranger. Oui… C’est ça le aloha spirit! Pourtant si vous rencontrez un hawaiien et que vous discutez un moment avec lui, il vous dira que le aloha spirit a disparu de la ville et qu’il ne persiste qu’à la campagne, dans l’arrière-pays, où les relations demeurent amicales.

 

J’en viens donc à la pioche qui m’a fait défaut à mon arrivée. Hawai‘i, chapelet d’îles volcaniques, est un concentré de géologie. Honolulu, ville aux multiples cultures, est un concentré de strates anthropologiques. A votre arrivée, vous découvrirez un paradis où vous resteriez avec plaisir en vacances pendant quelques temps. Vous serez ensuite intrigué par la couche américaine: le Stars and Stripes flottant au vent à l’entrée des McDonalds et les popcorns au beurre de cacahuètes disponibles en format jumbo aux caisses des cinémas. Arès quelques temps, vous apprécierez certainement les familles hawaiiennes sur la plage célébrant le soleil, la mer et le week-end autour d’un BBQ, les vallées verdoyantes où pousse le taro et les nombreux sites sacrés Hawaiiens. En visitant ces sites, vous ne saurez peut-être pas qu’ils ont une signification particulière dans la culture hawaiienne mais vous le sentirez car il s’en dégage une paix et une énergie propice à la spiritualité. Toutes ces personnes et ces lieux ne se dévoileront que si vous avez une pioche pour creuser le bitume de tourisme et les pavés d’occidentalisation.

 

Si vous souhaitez découvrir les multiples facettes d’Hawai‘i à travers des endroits surprenants et magnifiques, des portraits d’habitants ou des histoires amusantes, venez faire un tour sur mon blog! 

Merci Audine pour ce voyage exotique ! Moi ça me donne envie de monter dans l’avion illico… (avec ma pioche !)

Vous pouvez aussi retrouver Audine sur son blog + perso :

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La semaine prochaine, on part visiter Canberra, avec Anne-Sophie !





Gwenahelle, le hima’a, la fafarou et ses fenêtres qui fuient… à Tahiti (Polynésie française)

17 01 2011

 

Nous sommes une famille de 6 personnes (avec le chien!) Mais à l’époque (en 2002) nous n’étions que 4 et ma dernière est née à Papeete

 

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? (contrat d’Expatriation ou en duree indeterminee…) Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

Nous avons habités 2 ans à Tahiti, mon mari avait été muté la-bas pour son travail, même si ce n’est pas à proprement parler l’étranger ça n’a rien à voir avec la métropole, à part la langue bien sur! Oui c’était la première fois que nous partions et quelle expérience, nous aurions aimés qu’elle se poursuive d’ailleurs mais ce n’était malheureusement pas possible

 

2- Comment se passe la scolarisation ? Y-a-t-il des ecoles francaises ? Y avez-vous mis vos enfants ou au contraire avez-vous opte pour le systeme anglais (ou autre) ?

Bien sur à Tahiti il y a des écoles françaises, nous avons toutefois choisi de mettre Corentin en école privée car l’école publique près de chez nous n’avait pas une très bonne réputation. Corentin a eu du mal au début à comprendre sa maitresse qui parlait avec un fort accent tahitien mais les enfants s’adaptent très vite et il s’est bien intégré. Il a fait son CP et son CE1 à Faa’a.

Par contre je me souviens d’une voisine qui avait mis son fils en 1ère année de maternelle et pour qui ça s’était mal passé : il faut dire que les enfants tahitiens sont livrés à eux-même très jeunes et sont donc habitués à se débrouiller tout seul. Imaginez ce petit français ne sachant pas trop se débrouiller tout seul et qui est resté à errer dans la cour plus d’une demi-heure parce qu’il n’osait pas demander où étaient les toilettes. C’est une petite anecdote parmi tant d’autres mais même si Tahiti est française il y a quand même des différences de culture, tous les enfants n’arrivent pas forcément à s’intégrer et surtout si ce sont des enfants qui ont été surprotégés comme on a tendance à le faire

 

3- Vos enfants sont-ils bilingues?

Ils avaient appris quelques mots, surtout Killian qui est allé à la crèche la-bas et dont les nounous parlaient en tahitien la plupart du temps

 

4- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

Le soleil d’abord, il n’y a pas à dire mais quand il fait beau tous les jours c’est super agréable. La gentillesse des gens, même si au premier abord j’avoue que les hommes me faisaient peur, il faut dire que le tahitien est imposant et ne sourit pas facilement. J’ai beaucoup aimé aussi ce coté zen, cool, qu’on retrouve dans les pays chauds en général

Vue du Mc Do sur l’île de Mooréa

5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ?

J’adorais le fait que tout le monde se tutoie, du coup les relations sont plus simples

 

6- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

Coté alimentation Tahiti a subi et subit encore une grande influence asiatique et moi j’adore la cuisine chinoise alors je me suis régalée, sinon il y a le poisson au lait de coco et bien sur le hima’a qui est le four tahitien, en fait c’est une technique de cuisson qui consiste à creuser un trou puis à disposer des branches dans le fond, installer des pierres volcaniques par-dessus. On allume un feu ce qui va chauffer les pierres et on recouvre de feuilles de bananiers et des différents mets que l’on a préparé, on recouvre le tout et on laisse cuire à l’étouffée, super bon!!

 

Ce qui me manquait le plus, c’étaient les laitages

Le four tahitien

7- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

Le fafaru (prononcez fafarou et faites rouler le r), du poisson macéré pendant plusieurs jours avec une très forte odeur de munster, je n’ai même pas osé goûter

 

8- La vie est-elle chere ?

Oui la vie est 2 à 3 fois plus chère

 

9- Cote conduite ?

Je ne me rappelle plus trop mais je n’avais pas peur de conduire. Je me souviens surtout que les tahitiens adorent les gros pick up comme dans les séries américaines, il faut dire qu’on est pas très loin de LA et qu’il y aussi une influence américaine

 

10- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

Ce qui m’énervait le plus c’était aussi ce coté trop cool, on arrive en retard ou on ne vient pas à un rdv, mais on s’y fait très vite et comme moi je ne bossais pas je n’ai que très peu ressenti cet état d’esprit.

 

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

Je n’ai pas eu besoin de m’intégrer on habitait dans une cité d’expats et Tahiti étant très touristique on se fondait dans la foule, par contre nous avions des amis qui habitaient des maisons au milieu de tahitiens et pour qui ça s’est très bien passé

 

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

Je connaissais des mots tels que bonjour, au revoir, merci mais à part ça je ne m’y suis pas beaucoup intéressée, ça me paraissait assez compliqué

 

13- Decrivez votre rue/cadre de vie

Nous habitions donc une cité militaire en face de la gendarmerie de Faa’a, juste à coté des pistes de l’aéroport. La seule particularité c’est que notre appartement avait été refait à neuf et qu’on s’est aperçus à la première pluie que les fenêtres fuyaient, pendant 2 ans à chaque fois qu’il pleuvait il a fallu calfeutrer les fenêtres et éponger!!

 

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

On peut commencer par visiter l’ile mais on en a vite fait le tour, après on peut aller à Mooréa qui est la plus facile d’accès, il y a plein d’autres iles à visiter mais ça demande un certain budget puisqu’il faut prendre l’avion à chaque fois, sans oublier la proximité des états-unis, de l’Asie, de l’Australie ou la Nouvelle-Zélande ou encore l’Amérique du sud

Le belvédère de Tahiti

15- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

Je suis rentré une fois pour ma maman malade mais on n’avait pas prévu de le faire

 

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

J’avais envie de rentrer parce que ma famille me manquait mais ça a été très dur en rentrant à Paris. D’abord le temps, même si c’était au mois d’aout le ciel n’est pas aussi bleu et puis tous ses grands immeubles c’était d’un déprimant

18- Quel est le climat ?

Chaud et humide

Bora-Bora

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes francaises ?)

Quand j’allais faire mes courses je m’arrêtais toujours pour me prendre mon jus d’ananas fraichement pressé et j’allais faire mes cours d’aquagym toutes les semaines dans la piscine d’un grand hôtel avec fond en sable naturel, le paradis!!

 

19- Y-a-t-il de la censure ?

Non

 

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante » :

Quand j’étais enceinte d’Aéryne toutes les femmes tahitiennes que je croisais voulait me toucher le ventre, je ne sais pas pourquoi, je dois avouer qu’au début j’avais un peu de mal et puis on s’y fait

 

et surtout la question primordiale :

 

« De ma fenetre, je vois…. » :

Pas très paradisiaque puisque je voyais les pistes de l’aéroport

 

Merci Gwenahelle !

Moi je trouve que la vue de la fenêtre est plutôt pas mal ?!

Par contre c’est la première fois que j’ai envie d’aller au Mc Do pour la vue 😉

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La semaine prochaine, on découvre Abu Dhabi, l’autre grande ville des Emirats, avec Nathalie !

 





Sandrine… à Sydney

20 12 2010

Non, vous ne rêvez pas, voilà le témoignage d’une seconde Sandrine, à Sydney !

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? (contrat d’Expatriation ou en durée indéterminée…) Est-ce la première fois que vous vivez a l’étranger ?

Nous avons toujours eu envie de parcourir le reste du monde. Mais à chaque retour de vacances j’avais un sentiment d’inachevé, l’impression d’avoir à peine effleuré ce que le pays pourrait m’apporter. Et une fois les enfants arrivés, il n’était plus possible de voyager de la même manière.

Et puis nous avons eu la possibilité de changer de vie. Nous avons décidé de sauter le pas, et de partir d’une autre façon. Et nous voilà, à l’autre bout du monde, avec quelques sacs et nos deux filles de 2 et 4 ans.

Nous sommes arrivés à Sydney il y a maintenant un an. Pour le moment nous sommes sur un visa temporaire, mais nous pouvons demander à terme la résidence permanente. Nous commençons à considérer sérieusement la possibilité de rester.

2- Comment se passe la scolarisation ? Y-a-t-il des écoles françaises ? Y avez-vous mis vos enfants ou au contraire avez-vous opte pour le système anglais (ou autre) ? Avez-vous accès à d’autres pédagogies ? (Montessori, Steiner…)

Il y a un lycée Français ainsi qu’une école publique bilingue. Les deux sont assez excentrés. Nous avons préféré mettre notre fille ainée à l’école Australienne, mais c’est surtout pour des raisons pratiques. Nous voulions être près du centre et des transports, pour pouvoir se passer d’une voiture. Notre fille cadette va dans une crèche locale. Et puis l’école Française les aurait privées d’un des avantages de vivre à l’étranger : être immergée dans cette nouvelle culture.

3- Vos enfants sont-ils bilingues ?

Elles le sont maintenant, et avec un bien meilleur accent que nous !

En arrivant, les filles ne parlaient pas un mot d’Anglais. Il nous a paru important de les plonger dans un environnement anglophone, de façon à ce qu’elles apprennent la langue le plus rapidement possible.

Le challenge a été important pour la grande. Après avoir à peine démarré une deuxième année de maternelle en France, elle s’est retrouvée catapultée à l’école primaire (qui commence un an ½ plus tôt ici). En plus d’apprendre à parler, elle a dû apprendre à lire et à écrire. Je suis assez impressionnée par tout ce qu’elle a assimilé en 10 mois. Elle parle couramment, et, malgré un début difficile, elle écrit et lit aussi bien que n’importe lequel de ses camarades de classe.

En ce qui concerne la plus jeune, elle a commencé par cesser de parler le Français qu’elle maitrisait pourtant bien. Cette régression nous a un peu perturbés (nous, les parents). Maintenant elle peut passer d’une langue à l’autre très facilement, voire mélanger les deux.

Notre objectif désormais, c’est qu’elles continuent à parler Français. Nous parlons uniquement le Français à la maison. Mais les filles ont déjà tendance à utiliser l’équivalent Anglais quand elles ne trouvent pas le mot en Français, et leurs jeux ont de plus en plus une sonorité anglophone.

Un exemple de mélange:

A quoi ça regarde ? (What does it look like? = A quoi ça ressemble ?)

 

4- Qu’est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ? / 5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ?

Je crois que ce que je préfère par-dessus tout, c’est le côté relax. Ca donne l’impression d’être tout le temps plus ou moins en vacances !

J’apprécie aussi la possibilité concrète d’avoir un équilibre vie professionnelle / vie privée. La journée se termine à 5h, et à partir de 5h30, les bureaux sont vides. On peut tout à fait concilier le fait de partir tôt et de faire un travail intéressant. Et puis, une fois qu’on est parti du bureau, pas question de se reconnecter le soir : c’est terminé jusqu’au lendemain.

Sinon, je n’arrive toujours pas à me faire à l’idée de m’entendre dire merci quand j’ai terminé un travail…

Et puis les Australiens que j’ai rencontrés sont des gens extrêmement ouverts d’esprit. Je pense que ça vient du fait que tout le monde est plus ou moins immigré ou enfant d’immigré. On vient tous d’une autre culture, et on est tous passés par cette phase de découverte et d’adaptation.

Il y a beaucoup de choses très pratiques pour les immigrants. Par exemple, dans presque toutes les écoles publiques, il y a des cours d’Anglais pour les enfants ne parlant pas la langue. Tous les services publics proposent des services de traduction.

6- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

J’aime bien le fait de pouvoir goûter une cuisine asiatique variée et authentique. Ca change des sushis-bars et des chinois-fast-foods qui envahissent Paris. Ici, un restaurant Vietnamien n’a rien à voir avec un restaurant Malais ou Thaïlandais.

J’aime beaucoup aussi le principe des food-courts, où chacun prend ce qu’il veut avant de se retrouver pour manger ensemble. Ceux des centres commerciaux sont infréquentables (voir plus bas), mais il y en a quelques uns dans des endroits en plein air (dont un en bas de mon bureau…) vraiment très agréables.

Par contre, il y a un marché à prendre pour qui veut se lancer dans les laitages. Et je ne parle même pas du fromage, qui est ici un produit de luxe.

7- Y a-t-il des plats typiques « étranges » ?

C’est le pays du barbecue (Barbie). Tout le monde en à un, ne serait-ce que sur son balcon. Dans les parcs, on trouve même des barbecues en libre service.

Sinon, je n’ai toujours pas compris pourquoi les Australiens raffolent de la Vegemite…

8- La vie est-elle chère ?

On a été très surpris par le coût des gardes d’enfants. Une semaine de crèche nous revient au même prix qu’un mois de garde en France. La garderie après l’école (laquelle termine à 3h) est également hors de prix, même si de très bonne qualité. On s’est rendu compte que nous avions beaucoup de chance en France d’avoir une politique de subvention familiale forte.

Sinon les prix sont équivalents à ceux pratiqués en France. Avec quelques différences dans certains domaines. Les voitures et l’essence sont plutôt bon marché.

9- Cote conduite ?

C’est le monde de la voiture ! La moindre ruelle sans issue est au minimum une quatre voies. Tout le monde possède une voire deux voitures.

C’est aussi peut-être à cause du réseau un peu lâche de transports en commun. Il faut s’estimer heureux le week-end, quand le bus arrive dans la 1/2 heure et qu’on a moins d’1 km à marcher pour atteindre notre destination. Mais c’est aussi qu’à Paris, le réseau des transports est vraiment hors du commun (quand il n’est pas en grève).

Nous n’avons toujours pas de voiture, mais je crois qu’on va bientôt craquer…

10- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalités, les habitudes culturelles du pays ?

Je n’en peux plus d’attendre pendant 10 mn que le feu (piéton) passe au vert…

Sinon, il y a une certaine inefficacité un peu partout, mais toujours avec beaucoup de bonne volonté. Avec un peu de souplesse, on arrive très bien à s’y faire. Au bout du compte, ça va bien avec la vie sans stress (cf. plus haut).

Enfin, j’ai de plus en plus de mal avec les énormes centres commerciaux (mais j’avais déjà du mal en France ;-). Il n’y a pas vraiment de rues commerçantes, même si les marchés font peu à peu leur apparition (dans mon quartier, c’est une fois par mois !). Il parait qu’à Melbourne c’est différent…

11- L’intégration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’intégrer et de rencontrer toutes sortes de nationalités ?

Une intégration très facile, surtout grâce aux enfants. Nous avons bien sûr rencontrés les quelques français et francophones de notre quartier, mais pas seulement. Dans notre nouveau cercle de connaissances, nous avons des Anglais, des Italiens, des Corses, des Indiens, des Malais, des Philippins, des Japonais et bien sûr des Australiens.

Il y a aussi un esprit communautaire bien plus poussé qu’en France. Les gens donnent plus facilement de leur temps.

Par exemple, les parents font partie intégrante de l’école. Ils s’occupent de collecter des fonds pour équiper l’école, mais aussi mettent la main à la pate pour l’entretenir (dimanches matin ‘working bees’). Ils gèrent le Tuckshop (équivalent lointain de la cantine – la plupart des enfants viennent avec leur repas) et ils sont les bienvenus pour aider dans les classes. Et, oui, la plupart d’entre eux travaillent en même temps.

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

Je suis arrivée avec ce que j’estimais un niveau d’Anglais correct pour une Française. J’ai eu du mal au début mais j’ai rattrapé mon retard sur le tas au boulot.

Mon mari a suivi 3 mois de cours avant de se mettre sur le marché du travail.

13- Décrivez votre rue/cadre de vie

L’habitat est beaucoup plus étalé (il y a de la place…). En dehors du centre, on trouve surtout des zones pavillonnaires.

Nous avons décidé de rester près du centre le temps de connaitre un peu mieux notre nouvelle ville. Nous habitons une petite (pour des standards Australiens) townhouse avec 3 chambres. C’est un endroit calme, tout en étant proche des transports, et surtout à 5 mn à pied de l’école et de la crèche.

Sydney est une ville très verte avec de grands espaces. C’est fou ce qu’un peu de verdure peu faire du bien quand on vient de Paris-tout-gris.

Les logements sont conçus pour être très agréables l’été. Par contre, ils ne sont pas isolés et sont très difficile à chauffer. Cet hiver, nous avons eu plus froid que dans notre appartement en France (nous avons découvert après coup qu’il s’agissait d’un des hivers les plus froids depuis 12 ans).

Quelque chose qui m’a surpris en arrivant ; Il y a une lingerie dans tous les logements. Il est absolument impensable d’avoir son lave-linge dans la cuisine. Et quand c’est trop « petit », la lingerie est dans les parties communes de l’immeuble.

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses à visiter aux alentours ?

Il y a énormément de possibilités de sorties pour ceux qui aiment la nature et la mer. Sydney est entourée de parc nationaux tous accessibles en transport, même s’il est souvent plus facile d’y aller en voiture (cf. plus haut).

15- A quelle fréquence « rentrez »-vous en France ?

Nous ne sommes pas encore rentrés, et nous n’avons pas encore prévu de le faire. Il y a bien trop de choses à voir par ici…

16- Avez-vous prévu de revenir vivre en France un jour ? Qu’-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

Pour le moment la France ne nous manque pas. Nous sommes ravis d’avoir laissé derrière nous le mauvais temps, la pluie et le froid, les Parisiens qui font la tête, les grèves et les grosses semaines de travail.

17- Face a quelle mentalité/habitude/défaut français êtes-vous + clément, avec le recul d’habiter a l’étranger ?

Je suis plutôt plus sévère avec les Français. Avec le recul, je nous trouve assez arrogants et étroits d’esprit.

18- Quel est le climat ?

Beau et chaud, et c’est pour ça qu’on est là

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes françaises ?)

Nous nous sommes mis à l’heure Australienne. Nous nous levons tôt et nous couchons tôt. Mais c’est surtout à cause des filles qui se lèvent avec le soleil (Quelqu’un peut-il m’envoyer des volets?).

En semaine, nous mangeons à l’Australienne : souvent mais en petites quantités. Nous essayons d’avoir quand même un repas en famille le soir et des repas à la Française le week-end.

Pavlova

De ma fenêtre, je vois des arbres et des oiseaux de toutes les couleurs, et parfois, le petit oppossum qui habite dans le grenier.

Merci Sandrine !

***

La semaine prochaine, on enfile bonnet et moufles à la rencontre de Montréal, aux côtés d’Annaïg !





Sand, sa vue fantastique, ses burgers a la betterave, et les kangourous curieux… a Sydney (Australie)

12 07 2010

Nous sommes une famille de 4 nomades pour le moment, sur Sydney, en Australie. Un papa, Pierre, qui bosse dans la recherche et l’industrie medicale, une maman, Sandrine, qui est architecte, un peu ecrivain (des tas de projets en cours) mais surtout maman, une grande soeur, Lili, 5 ans et un petit frere, Jules, 2 ans. Une adoption en cours, en Ethiopie, pour agrandir la famille un jour, dans quelques annees.

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

Nous sommes en Australie depuis 1 an et demi. Nous avons vecu 3 ans en Nouvelle Zelande auparavent et 6 mois en Polynesie. Nous n’avons aucun contrat. Nous faisons toutes les demarches nous-meme, aussi bien la recherche d’emploi que les formalites. L’idee est de choisir d’abord le pays puis de s’y installer.

2- Comment se passe la scolarisation ? Y-a-t-il des ecoles francaises ? Y avez-vous mis vos enfants ou au contraire avez-vous opte pour le systeme anglais (ou autre) ? Avez-vous acces a d’autres pedadogies ?

Nous scolarisons nos enfants dans des ecoles Montessori dans chaque pays. C’est une stabilite pour eux, mais egalement une prolongation educative de la philosophie de la maison. Nous ne frequentons pas d’ecoles francaises et assez peu de francais.

3- Vos enfants sont-ils bilingues ?

Oui, completement bilingues.

(carte du monde realisee par Lili)

4- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

L’esprit communautaire des gens et le sentiment de liberte que j’eprouve venant de la tolerance des gens qui est accentue par le fait que je sois culturellement differente je crois.

5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ?

La diversite dans les alternatives, dans les modes de pensees. Je trouve la reflexion francaise assez binaire malgre le fait qu’elle soit profonde et etendue a une grosse majorite de la population. Ici les gens sont moins critiques mais pourtant moins cloisonnes dans des systemes de pensees. C’est edifiant.

6- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

La diversite alimentaire due a la diversite culturelle ! On trouve de tout sur Sydney. Meme des specialites francaises, a condition de mettre le prix.

7- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

Le manque de franchise. Il est difficile de delimiter les avis, les opinions de maniere generale. J’ai souvent le sentiment d’une homogeneisation intellectuelle. Pourtant c’est souvent de facade. C’est la facon australienne de s’exprimer et de communiquer, elle est « trop » diplomate. J’aime la gentillesse qui accompagne toutes les discussions, mais pour autant on peut etre gentil et franc.

8- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

Le burger a la betterave, j’adore ! Nan rien ne me choque. Je suis capable de gouter a des insectes a chinatown. Je suis super ouverte question nourriture, rien ne me semble etrange.

9- La vie est-elle chere ?

Oui ! Sydney est plus cher que Paris.

10- Cote conduite ?

A gauche ! Ca roule pour moi comme a droite. Nous n’avons pas de voiture par contre. On loue si besoin et on prend le bus. Je trouve inutile de posseder pour posseder et nous n’avons pas l’utilite d’une voiture en semaine.

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

Je pense que l’integration est aussi une question individuelle. Certains individus sont capables de s’adapter n’importe ou, d’autres non. Il y a des phases dans l’integration elles sont propres a chacun. En Australie c’est assez facile il me semble. Les australiens aiment beaucoup les francais. En tous cas ce que j’en ai ressenti.

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

Oui. Non, j’ai appris sur le tas, en pratiquant.

13- Decrivez votre rue/cadre de vie

On demenage souvent. Non seulement on aime changer de pays mais egalement de logement. En ce moment nous vivons dans un appart tres simple dans un quartier bobo, dans le centre, au dernier etage, avec vue sur les buildings de la city. On a une piscine. Meme si on aime les « lieux », je crois que nous restons simples dans nos facons de vivre. On est meubles en retape, deuxieme main, ect… Et avec le minimum.

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

Nous sommes souvent en vadrouille. La region de Sydney comme l’Australie sont incroyablement riches ! Ce qui est genial, c’est qu’a peine sorti de la ville, c’est l’aventure !

15- A quelle frequence « retournez »-vous en France ?

Nous sommes rentres 1 fois en 5 ans. Oui nous sommes terribles ! Heureusement, la famille se deplace et internet et les webcams, c’est genial…

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu’est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

Non, je ne pense pas que l’on revienne un jour pour le moment, mais je ne ferme pas non plus l’eventualite. Nous avons envie de continuer notre route autour du globe et nous nous arreterons le jour ou nous serons fatigues.. Je n’aime pas cette idee de me considerer comme appartenant a un pays. Mon coeur est reparti dans ceux que j’ai visite et ou j’ai vecu. J’ai grandit en France, mais pas que. J’ai eu mon fils en Nouvelle Zelande, ma fille a fait ses premiers pas en Polynesie, ect…

17- Face a quelle mentalite/habitude/defaut francais etes-vous + clement, avec le recul d’habiter a l’etranger ?

Je ne sais pas repondre a cette question. J’ai un oeil plus objectif sur la culture francaise et ses mecanismes. Je ne suis pas sure d’etre plus ou moins clemente.

18- Quel est le climat ?

Chaud ! Doux en hiver et caniculaire en ete. J’adore !

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes francaises ?)

Oui, je me suis detendue. Je suis plus relax, je n’arrive plus 5 minutes en avance mais plus souvent 5 minutes en retard. Je prend le temps de vivre. Je me couche plus tot aussi.

19- Y-a-t-il de la censure ?

Oui, c’est surprenant, mais internet par exemple est tres contrôle et filtre en Australie. Sinon la liberte d’expression est plutot forte.

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante » 😉

Hum… une rencontre avec un kangourou ? Au bord d’une route. Nous avons coupe le moteur. Nous sommes sortis de la voiture et nous l’avons observe, la a quelques metres de nous. Il a fait de meme et s’est approche. Puis au bout d’un certain temps chacun est reparti dans sa direction. Les enfants etaient fascines.

« De ma fenetre, je vois…. » :

La ville de Sydney, et la comme c’est la nuit, tous les buildings sont eclaires, c’est beau !

Merci Sandrine !

Vous pouvez retrouver Sandrine  sur le blog « Le monde des enfants », dont j’ai parle ici deja

clic

Elle avait jusqu’a peu un blog familial (Lili&Jules) et un blog professionnel, L’atelier Made In OZ (disparus dans un horrible Bug de sa plateforme…). J’en avais sauvegarde ces extraits :

Alors que j’etais enceinte de mon premier enfant, Lili, j’ai decouvert la pensee de Maria Montessori par la lecture de ses ouvrages, notamment sa theorie du precieux don de l’education mais aussi sa pensee sur l’environnement spatial de l’enfant. Ce fut un bouleversement magique, aussi bien dans ma vie de mere que dans ma vie d’architecte. Ces reflexions sont les vraies bases et fondations de l’atelier made in Oz.

Dans notre studio nous concevons l’environnement principal de l’enfant, sa chambre. Nous la realisons a son echelle, dans son univers et son imaginaire et avec son propre language.

Nous fabriquons de belles chambres pour les enfants, pas pour leurs parents

{Concept. L’idée d’un atelier wharolesque, un lieu d’expérimentations enfantines, d’expressions corporelles et philosophiques et de création spatiale. Ce lieu est virtuel et n’existe que dans notre imaginaire. Il réside sur la toile. Tous les echanges se font par ici.

Et que fabrique-t-on par ici ?
Des espaces pour les enfants. Des espaces pour les enfants contemporains, retros, cultives, vivants, delirants et qui aiment la vie tres tres fort.
Ici on experimente l’espace, les couleurs, la mode, la couture, la peinture, la photographie, les materiaux, la production pour les injecter ensuite dans les nids douillets de nos mignons}

Un programme tres allechant !

La semaine prochaine, on file a Kuala Lumpur !