Elsa, la Vegemite, les kangourous qui broutent et les barbecues en libre service… à Canberra (Australie)

10 04 2012

La famille pour le moment ce n’est que nous deux et Coco the cat.

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? (contrat d’Expatriation ou en duree indeterminee…) Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

Je suis venue pour la première fois en Australie (Canberra) en 2007 pendant mes vacances universitaires. Je suis expatriée ici depuis 2009, j’ai un visa de résidence permanente. Mon fiancé est australien, il est professeur des écoles ici. Je suis le point de poursuivre mes études à l’université de Canberra pour devenir professeure aussi. Nous voulons revenir en France dans les 8 prochaines années, l’Australie c’est loin et la famille ça manque ! J’ai beaucoup voyagé mais c’est la première fois que je vis à l’étranger.

2- Comment se passe la scolarisation ? Y-a-t-il des ecoles francaises ?

Nous n’avons pas encore d’enfants ( on se marie en Juillet 2013 : ) ) mais on s’intéresse tout de même aux différentes pédagogies. Il y a une école unique ici à Canberra car il ne s’agit pas d’une école Française mais d’une école bi-nationale, franco-australienne : elle allie les deux programmes scolaires, les deux langues,etc. Il y a une école/collège Steiner, quelques écoles Montessori et beaucoup de jardins d’enfance qui s’intéresse à l’approche de Reggio Emilia.

4- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

Je suis fascinée par l’espace, c’est grandiose, la lumière est différente, les gens sont chaleureux et accueillants et la Nature est pleine de surprises et surtout je suis avec celui que j’aime qui est originaire d’ici ! J’aime aussi le mélange de cultures, ce melting pot où je trouve ma place en tant que personne d’ailleurs.

5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ? (en positif, cote mentalite principalement)

J’ai l’impression que les gens prennent plus le temps de vivre ici, ils sont bavards et curieux, ils vous mettent à l’aise de suite. Les gens d’ici ne font pas de manières, c’est à la bonne franquette !

6- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

J’adore faire des barbecues  les week ends (d’ailleurs il y a des barbecues en libre service dans tous les parcs et à la plage ici), c’est le côté convivial de la culture australienne. La cuisine française me manque beaucoup, je n’aime pas tous les fast food ici et les portions sont gigantesques ! Le fromage est très cher et pas très bon, moi qui l’aimais tant en france ! J’ai découvert la vraie cuisine asiatique ( je pense que la cuisine asiatique en France s’adapte à nos papilles françaises), je suis fan de la cuisine japonaise qui est très saine et tellement dépaysante !

7- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

Les plats les plus étranges sont peut être le kangourous et le crocodile, j’ai goûté ces deux plats et j’ai beaucoup aimé. Certaines tribus aborigènes mangent des plats beaucoup plus étranges je crois (comme des vers). Ah oui ! il y a aussi le vegemite ici (pâte noire très salée faite de levures), au début je n’aimais pas beaucoup mais maintenant j’adore, sur du pain grillé avec un peu de beurre et une tasse de thé. Ici, on en donne même aux bébés dès le plus jeune âge !

8- La vie est-elle chere ?

La vie est extrêmement chere ici !! Nos courses hebdomadaires (pour deux) qui sont simples (surtout produits frais) nous reviennent à 200 dollars.

10- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

La culture de la table me manque beaucoup, ici on ne reste jamais à table très longtemps – les australiens sont très actifs, ils aiment passer du temps à faire des activités (souvent sportives).

Ce qui m’énerve c’est le fait que tout est payant !! tout ! même le pain racis pour donner aux canards du lac, c’est vous dire ! Aussi, j’appréhende un peu l’Australie comme un monde à part : ils sont tellement éloignés du reste du monde qu’ils n’en parlent presque pas. Je me suis habituée aux horaires différents, le diner se sert très tôt et les soirées ne tardent pas.

 

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

Le communautarisme est assez important mais ne m’a jamais empêché de rencontrer d’autres nationalités.

13- Decrivez votre rue/cadre de vie

Le concept de rue est très différent ici, car les rues sont en fait des routes. Nous habitons dans un des plus vieux quartier de Canberra, dans une maison en briques rouges, style britannique. Des eucalyptus entourent la maison, au printemps un couple de magpie (genre de grosse pie qui attaque au printemps !) fait son nid devant chez nous. Nous avons aussi un opossum dans un autre arbre. A une centaine de mètres, il y a de grandes prairies où l’on peut voir les kangourous brouter à la tombée de la nuit.

vue depuis la telstra tower sur Canberra

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

Oui il est facile de partir en week end, nous sommes à 3 heures de route de Sydney. Il est agréable de faire du camping sauvage ici, il y a tellement de coins perdus à découvrir.

15- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

Je rentre en France pour juillet/aout tous les ans, comme ça j’ai deux étés dans l’année !

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

Oui, nous voulons revenir en France. Les immenses étendues d’espaces vides mais remplies de beauté naturelle me manqueront beaucoup de retour en France (la France est 17 fois plus petite que l’Australie).

18- Quel est le climat ?

En été il fait très chaud (35 degres maximum) et en hiver assez froid ( -5 minimum) mais le soleil est toujours au rendez vous ! Les maisons ne sont pas adaptés à ce climat, donc en hiver il fait très froid !

Adventure race l’année dernière qui allie vélo, marche, canoë et bouée dans la rivière mais surtout beaucoup de fous rires!

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes francaises ?)

Je suis sûre que j’ai gardé des habitudes françaises et que j’ai pris des habitudes locales mais je ne saurais les nommer là ,tout de suite.

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante » 😉

Le week end dernier nous sommes allés nous promener dans un parc national du coin (Bungonia, NSW), sur le chemin du retour nous sommes tombés nez à nez avec un lézard d’environ 1m40 (genre iguane) – c’est le genre de rencontre improbable à Bordeaux !

 

« De ma fenetre, je vois…. » :

Un perruche, une rosella, rouge et bleu sur la branche d’eucalyptus. Un ciel bleu sans nuages. C’est peut être très cliché mais c’est bien ce que je vois depuis la fenêtre de ma cuisine.

***

merci Elsa !

J’attends vos témoignages, et c’est par ici : mariegervais2004 AT yahoo.fr !

Et notamment : je m’adresse aux Français qui vivent en Australie : est-ce que vous habitez tous sur la côté Est ? Personne dans un coin reculé du bush, ou sur la côté Ouest ?





Anne-Sophie, les Sugar glider, les tartines Margarine/Vegemite et les lampadaires neurasthéniques… à Canberra (Australie)

11 07 2011

Anne-Sophie, Alex et Thèse (mouton en peluche de son état, mascotte officielle), 63 ans à nous trois mais environ 8 ans dans la tête, originaires respectivement du Jura, de l’Ile de la Réunion et de Bordeaux, grelottant actuellement de concert à Canberra (parce que non, il ne fait pas toujours chaud en Australie !).

 

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? (contrat d’Expatriation ou en duree indeterminee…) Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

Nous sommes arrivés à Canberra il y a 11 mois et des poussières, ayant eu la chance de décrocher un contrat postdoctoral de trois ans au CSIRO.

C’est notre première aventure à l’étranger mais pas notre premier saut de puce. Ayant tous les deux quitté la Réunion il y a près de dix ans pour continuer nos études en métropole, nous sommes depuis longtemps maintenant habitués à vivre loin de nos familles… et à faire des cartons régulièrement !

4- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

L’impression qu’ici, si on s’en donne la peine, tout est possible. Les paysages extraordinaires, l’aventure à portée d’orteil, un sentiment de progression constante, la mentalité si détendue et joviale des Australiens.

5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ? (en positif, cote mentalite principalement)

Une sérénité, une absence de stress extrêmement agréables. Ici, grands chefs et petits scarabées discutent sans souci, s’appellent par leurs prénoms et prennent le café ensemble. Et à cinq heures, c’est le chef qui vous rappelle de rentrer chez vous pour profiter de votre soirée !

Sérénité qu’on retrouve dans la vie de tous les jours, les gens se sourient facilement, se saluent dans la rue. Il y a ici une absence de défiance de l’autre réellement apaisante.

6- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

Les barbecues à l’australienne (la viande ici est tout simplement fabuleuse), la possibilité de trouver, même dans une « petite » ville comme Canberra, des dizaines de restaurants allant du Coréen à l’Ethiopien en passant par le Malais, etc. Le choix de cidres, incroyable ! Les kits pour fabriquer sa propre bière (première cuvée maison prévue ce printemps pour nous…)…

Pas de manque particulier, nous avons la chance de trouver vraiment de tout, même des croissants presque comme en France. Ah si ! les fromages non pasteurisés, interdits de séjour.

7- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

La Vegemite ! De l’extrait de levure en pâte à tartiner, équivalent local de la Marmite. Une institution australienne, une horreur pour qui n’a pas grandi au toast de Vegemite. Voir certains collègues se préparer amoureusement des tartines de margarine et de Vegemite pour le déjeuner a de quoi faire frémir…

8- La vie est-elle chere ?

Les logements sont chers, les loyers peuvent donner le tournis… Mais maisons comme appartements sont immenses comparés à ce que nous connaissons : ici, il n’y a pas de taxe d’habitation !

En tant que papivore acharnée, j’ai dû revoir un tant soit peu ma consommation de volumes en tout genre, les livres étant assez chers ici. Heureusement, la vitesse de lecture en anglais dans le texte est bien moindre que celle en français !

Pour ce qui de la vie de tous les jours, l’alimentation n’est pas plus chère qu’en France et les produits souvent de meilleure qualité. L’essence est bien moins chère (même si les Australiens vous diront que maintenant, elle est bien plus chère qu’avant !).

10- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

La pub à la télé ! Les coupures sont excessivement fréquentes, les films s’allongent en conséquence et la dernière coupure a lieu juste avant le générique de fin… Total, voilà bien six mois qu’on n’a pas rallume la télé ! Et finalement, on s’en passe très bien.

Sinon, rien qui nous agace vraiment. Peut-être parce que tout est encore trop neuf et que nous avons les yeux pleins d’émerveillement ?

9- Cote conduite ?

Côté gauche ! Les premiers tours de roue ont été un tantinet hésitants mais les réflexes ont été très vite pris. La seule difficulté ? Les sorties de parking, sans marquage au sol, certaines habitudes refont surface… Heureusement, on se reprend bien vite !

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

L’intégration a été tres facile. Nous avons été très bien accueillis, guidés pour nos premiers jours un peu perdus. Les Australiens sont très chaleureux, souriants, patients et prêts à aider l’étranger déboussolé (lors de nos recherches de logement, n’ayant pas encore de voiture, nous nous déplacions en bus –un poème à Canberra mais c’est une autre histoire- et nous avons assisté, médusés à un débat entre le chauffeur et cinq des passagers pour nous aider à trouver l’arrêt de bus le plus proche de notre prochaine visite !).

Canberra mélange avec bonheur des gens de toute nationalité. Nous côtoyons ainsi, dans le cadre du travail, des Australiens, des Néerlandais, des Argentins, des Indiens, des Chinois, des Egyptiens, des Français, des Anglais, des Iraniens, des Vietnamiens, des Néo-Zélandais, des Kenyans, des Bhoutanais, des Bangladais, etc.

Sydney Opera House : photo prise sur Circular Quay un soir d’avril. On a beau adorer vivre a Canberra, ca fait du bien parfois de prendre une bouffee de grande ville ! 

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

Nous parlons anglais tous les deux avec parfois quelques ratés… qui font bien rire les collègues ! Pas de cours avant de partir ou en arrivant mais une progression tout en douceur une fois l’oreille habituée à l’accent parfois carabiné…

13- Decrivez votre rue/cadre de vie

Nous habitons à Dickson, un des suburbs du centre-ville de Canberra. La capitale australienne n’ayant rien d’une capitale classique, nous vivons entourés d’arbres, d’oiseaux et de possums. Notre rue est très calme et, comme toutes les rues de la ville, dotées de lampadaires neurasthéniques. Un régal quand il s’agit d’observer les étoiles ou de dormir sans être gênés par des lumières parasites, une aventure certaine quand il s’agit de se déplacer à pied (j’envisage d’investir rapidement dans une lampe frontale). Beaucoup de maisons, principalement en briques, quelques petits immeubles (deux étages maximum, cinq à six appartements et un étendoir à linge pour chaque dans le backyard). Pas de volets mais des stores, des jardins donnant sur la rue non clôturés et des robinets installés spécialement sur chaque pelouse pour le jardinage et les travaux d’extérieur.

Notre appartement, situé en rez-de-chaussée, est immense compare à ce que nous avions en France. Moquette au sol et fuites au plafond, comme la plupart des logements de Canberra ! Nous bénéficions d’une grande cour avec terrasse et herbe synthétique, très pratique en été, l’herbe reste bien verte même en cas de sécheresse…

Green Patch Beach : une de nos plages preferees a Jervis Bay. Sur la photo, elle est « bondee »… Les plages dans la region ne sont jamais noires de monde, c’est tres surprenant mais aussi vraiment tres, tres agreable ! 

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

Oui et oui ! Si la ville de Canberra n’a pas la folle énergie de Melbourne ou Sydney, il y a énormément de balades à faire aux alentours, surtout pour qui aime marcher. Il suffit d’un petit quart d’heure de voiture pour se retrouver au beau milieu du bush, entourés de kangourous et sans un humain a des kilomètres à la ronde, c’est un véritable bonheur !

Nous sommes en vadrouille tous les week-ends, notre vaillant destrier à moteur enchaine sans répit les kilomètres (près de 20.000 km à son actif en neuf mois, une paille !). Canberra est idéalement située, à deux heures environ de l’océan mais aussi des montagnes (dont le plus haut sommet australien, le Mount Kosciusko et ses 2228 mètres). Il est même possible de skier, nous n’allons d’ailleurs pas tarder à aller fouler la poudreuse australienne.

 

Gibraltar Rock : la plus belle randonnee qu’on ait faite en ACT, a 40 km de Canberra. On surplombe toute la region, juches sur d’enormes boulders, c’est absolument extraordinaire, d’autant qu’on n’entend que les oiseaux.

15- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

Pour l’instant, nous n’envisageons pas de rentrer en France avant la fin de ces trois ans. Nous encourageons famille et amis à venir nous voir à la place !

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

Nous aimerions au contraire beaucoup nous installer ici ! La vie à l’australienne nous convient parfaitement, loin du stress et de la grisaille ambiante. Le pays est si vaste, si jeune que tout reste à découvrir, tout reste à faire. Et aussi bête que cela puisse paraitre, parler anglais nous manquerait trop pour rentrer en France. Si l’aventure australienne doit se terminer, elle sera sans doute suivie d’une autre aventure ailleurs.

18- Quel est le climat ?

Canberra, à notre grand désarroi quelques mois par an, fait partie des régions australiennes bénéficiant d’un vrai hiver. Ces dernières semaines, par exemple, le thermomètre flirte allégrement avec les -5̊C au matin et a bien du mal à se hisser aux environs des 14̊C dans la journée. Souci, l’isolation thermique doit être un gros mot ici, les maisons ne sont absolument pas adaptées à de telles températures : simple vitrage de rigueur, chauffage insuffisant, etc. De quoi grelotter sans interruption de juin à septembre, éponger sans relâche les litres de condensation qui se déversent des fenêtres… et cultiver des moisissures sur les murs !

Heureusement, le printemps sera bientôt là, les arbres commencent à bourgeonner à tout va. L’été à Canberra est très chaud, très sec, parfois étouffant et le risque de bushfires loin d’être négligeable. L’automne est superbe, les arbres se parent de rouges, d’oranges, de jaunes mais aussi de roses et de pourpres, le ciel retrouve un bleu clair, craquant et les journées sont très douces.

 

des perruches que nous avons tres souvent dans le jardin, de vrais petits arc-en-ciel a plumes !

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes francaises ?)

Le sacro-saint barbecue, le bacon n’ egg roll du petit-déjeuner, le « No worries » et le « How’s going, mate? », les déplacements en voiture (c’est mal !) font partie des habitudes locales que nous avons adopté avec beaucoup de facilité.

Nous avons garde l’habitude de manger tard ou du moins plus tard que les Australiens qui, en hiver, dinent à cinq heures et demie… Très étrange, au départ, de voir les restaurants se remplir aussi tôt ! Et très étrange aussi de voir lesdits restaurants fermer leurs portes aux environs de neuf heures et demie !

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante »

En arrivant en Australie, on a comme une légère appréhension face aux serpents/araignées/méduses/pieuvres/insérez ici l’animal ou la plante de votre choix potentiellement mortels qui semblent pulluler un peu partout. On tremble à l’idée de tomber nez à nez avec une de ces fameuses bestioles, sans trop oser l’avouer. On apprend bien vite quelques précautions à prendre, comme secouer ses chaussures et ses vêtements avant de les enfiler, porter des gants quand on jardine, on ne trempe pas un orteil dans l’eau si on croise la moindre tentacule échouée sur le sable, etc. Et puis, un jour de déménagement, on se retrouve nez à mandibules avec une redback dodue à souhait et, loin de trembler, on se précipite sur l’appareil photo et on est excites comme des puces à l’idée d’avoir enfin vu notre première araignée mortelle…

 un sugar glider, tombe de son arbre tout a cote de mon labo (d’ou la paillasse et les bouteilles en pagaille), recueilli par un collegue et relache le soir venu

Sur une note plus mignonne, il n’est pas rare de croiser des kangourous dans les rues des suburbs situés en périphérie de Canberra, kangourous pas du tout peureux, tranquillement occupés à choisir du bout des dents les brins d’herbe les plus tendres.

un troupeau de kangourous a Yankee Hat Rock, au sud de l’ACT. On marche au beau milieu de centaines de kangourous pas inquiets pour un sou.

« De ma fenetre, je vois…. » :

De la fenêtre du salon, nous voyons… les maisons en brique du voisinage mais aussi et surtout des oiseaux par dizaines (perruches, perroquets, cacatoès, magpies, etc.), des possums qui galopent sur les palissades le soir venu, un petit bout du Mount Ainslie quand les arbres sont nus et les étoiles tous les soirs, comme si nous étions en pleine campagne (oui, Canberra, c’est un peu la campagne !)

D’une de mes fenêtres au laboratoire, je vois… la Telstra Tower qui domine Black Mountain, des oiseaux qui jouent, grignotent, se chamaillent et se content plumette dans tous les arbres du campus et parfois des sugar gliders tombés d’une branche…

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Merci Anne-Sophie, je suis convaincue, l’Australie est en passe de rejoindre le Canada dans mes rêves d’expatriation… !

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Je suis ENCORE et TOUJOURS à la RECHERCHE de TEMOIGNAGES

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