Aurelie, ses petites voitures, sa clim’ trop froide et son the vert (Dr Stuart !)… a Dubai (UAE)

21 06 2010

Habitant a Dubaï, mon expérience n’est pas – sur ce blog – très exotique, mais a fenêtre différente image de la ville différente?

Voila 8 mois que l’on me compte parmi les expats’ de Dubaï, pour ma première véritable expérience de vie a l’étranger. Ici ce qui m’a tout de suite frappée c’est l’enthousiasme des gens – la grande majorité des habitants étant expatriée, tout le monde sait pourquoi il est la: pour le travail, pour mettre de l’argent de coté, pour une tranche de vie avant d’aller voguer vers d’autres rêves. Venus ici pour travailler, les gens, qu’ils soient chauffeurs de taxi, ‘nanny’ ou managers, ne subissent pas l’endroit ou ils vivent, ils ont choisi d’être la, et ça fait une grande différence de mentalité.

Bien sur comme partout on doit aller bosser, on râle un peu, on préférerait être à la plage, on attend toujours le week-end avec impatience… mais je ne ressens pas de morosité ambiante. On est tous la pour avancer, la ville elle même bouge, et elle bouge très vite, tout le monde est porte vers l’avant, on attend avec impatience que tel nouvel hôtel ouvre, telle station de métro… on regarde les tours prendre de la hauteur, les grues projeter leurs longs cous de tous cotés, on ne dit pas ‘qu’avant c’était mieux’… chacun a son futur a inventer, et la ville reflète cet état d’esprit.

Ce que je vois de la fenêtre de l’appartement est justement un de mes plaisirs ici: De ma fenêtre, je vois la mer, la ‘Palm’, la piste d’atterrissage des parachutistes de Dubaï, et aussi la ‘rue’ tout en bas, avec les mini-voitures, on a l’impression qu’on peut jouer avec (je suis au 38eme étage donc forcement tout a l’air petit en bas)!

Cette vue est un vrai spectacle. Je peux regarder les petits hommes qui tombent du ciel sous leurs voiles de couleur, leurs avions qui décollent… les gens a la plage, comme autant de fourmis minuscules.

De ma fenêtre je vois aussi l’Atlantis, ce grand hôtel-aquarium qui ressemble a un gros château Disney. Quelques fois on y voit un feu d’artifice, et un matin j’y ai vu un mirage… Une image reflétée et grossie des petits toits de l’Atlantis, flottant dans un ruban de sable… Preuve a l’appui!

Des choses qui m’agacent, il y en a… devoir travailler avec la clim’ a fond alors qu’il fait 35 degrés dehors, par exemple, ça m’agace… j’ai une pashmina dans le tiroir de mon bureau et je passe ma journée à boire du thé pour me réchauffer…ridicule non? La plupart de mes collègues aiment travailler dans le froid, des qu’il fait plus de 22 degrés dans les bureaux rien de va plus, ils suffoquent, ils étouffent, ils transpirent… (Quelle horreur!) Il faut croire que de ce coté la, je ne suis pas encore bien acclimatée.

Mais malgré ce syndrome bizarre mes collègues sont adorables, et j’apprécie beaucoup la diversité des accents, des mentalités, dans notre bureau d’une dizaine de personnes: il y a une anglaise qui a le cœur sur la main et qui ne déjeune que de chips, chocolat et Diet Coke; une soudanaise qui s’éclipse 3 fois par jour pour prier et que j’aime interroger sur sa religion, ses croyances, parce qu’elle est très ouverte d’esprit; 3 philippines dont l’accent musical emplit le bureau lorsqu’elles sont au téléphone; 3 indiens et 1 pakistanais, toujours souriants, et dont le dodelinement de la tête pour dire oui me laisse toujours un peu perplexe… et moi, la petite française qui boit du thé vert et essaie toujours de couper la clim’ des que les autres ont le dos tourné! Tout cela fait un joyeux mélange.


Je vis sans conteste dans un univers très différent de celui que j’ai connu a Paris. J’ai vécu dans un studio minuscule… a Dubaï les pièces sont ridiculement grandes, j’aimais tant les expos, le théâtre… ici je découvre que j’aime aussi m’asseoir dans le sable chaud du désert, faire des photos dans les dunes, regarder les chameaux. Est-ce que ça fait de moi quelqu’un de différent? Je crois que oui, que notre environnement nous change un peu, que parfois il nous oblige à nous ouvrir a des choses nouvelles et c’est ça qui me plait.

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