Tiphaine, à la découverte d’un pays (presque) inconnu : au Guyana

1 11 2010

Bonjour,

Je suis Tiphaine. Je vis actuellement au Guyana, seul pays anglophone de l’Amérique du Sud géographiquement parlant mais qui fait partie des caraïbes. Je suis maman de deux petits gars de 7 et 10 ans et d’un petit trois qui montrera son bout du nez incessamment sous peu.

Nous sommes ici depuis un an maintenant et je ne sais pas vraiment pour combien de temps. Avant cela, nous avons vécu en Angola, au Timor oriental et au Vietnam.

Les garçons sont bilingues franco-portugais (leur papa est portugais). Il n’y a ni école portugaise ni école française ici à Georgetown (la capitale). Il y a bien une école américaine, mais qui est justement un peu trop américaine à notre gout et très sélective non pas sur le curriculum mais surtout vis a vis du portefeuille des parents… donc, nous avons choisi une école privée guyanaise qui est en lien étroit avec la Cambridge University et la London university. Sur un autre aspect, nous aimons beaucoup le fait que l’école travaille énormément sur la mixité sociale et le respect des uns et des autres (parce que le racisme est un gros problème ici au Guyana). Ah oui, détail important, la scolarité se fait donc en anglais (ce qui fait que les garçons sont maintenant trilingues).

Il n’y a eu aucun problème d’adaptation, même si l’un et l’autre ne parlaient absolument pas anglais il y a un an en arrière. Nous pensons très sérieusement à poursuivre le reste de leur scolarité dans la langue de Shakespeare. Je leur enseigne le français pendant une heure presque chaque jour après l’école. Leur père leur enseigne le portugais à peu près une fois par semaine.


Le Guyana est sans aucun doute le poste le plus facile que nous ayons eu jusque maintenant. On y trouve tout ou presque. Il y a l’électricité (même si un générateur n’est pas superflu) et de l’eau sans problème. C’est une ancienne colonie britannique, donc après 17h, tout est fermé….C’est un pays relativement bien organisé (bon, mettez quand même un bémol parce que cela reste un pays en voie de développement et que nous ne sommes pas ici par hasard).

Georgetown

Le plus « étrange » ici, c’est la tolérance religieuse : les religions se côtoient d’une manière que je n’avais jamais vue auparavant. A l’inverse, le clivage racial est très très présent et pesant. Il y a une lutte sans merci entre les guyanais d’origine africaine (noirs, descendants des esclaves) et indiens (qui sont arrives d’Inde, « importés » par les anglais). Les britanniques géraient leurs colonies en divisant. Ici ce n’était pas sur la foi des gens mais sur leur couleur que les luttes se créent…. Il n’y a pas beaucoup de descendants « blancs » des portugais qui sont venus s’installer ici et je n’ai pas vu un seul descendant britannique…. Ils ont du tous repartir au moment de l’indépendance.

Georgetown

La vie est chère parce que nous gardons un mode de vie européen au niveau de la nourriture. Donc le lait, les yaourts, ben oui, tout cela n’est pas donné… Cependant, le plus cher ici est l’électricité. La, tout le monde est concerné. Donc pour les adeptes de l’air conditionné, il faut gérer par l’économie!!!! De ce côté la, pour nous, pas de problème, parce que nous habitons une vieille maison coloniale très aérée.

Le Guyana est un pays magnifique. C’est donc coincé (pour vous resituer) entre le Venezuela, le Surinam (ancienne Guyane hollandaise) et le Brésil. C’est un carrefour extrêmement stratégique, il y a des problème de trafic de drogue, de diamant et d’or (ben oui…). Mais bon, franchement, il n’y a pas de danger quand on reste dans les endroits où il faut rester…. Il existe des lodges au milieu de la forêt amazonienne (vous pouvez visiter mon blog pour quelques photos). Ce n’est simplement pas donné…Donc, se balader dans le pays, oui, et il faut le faire. C’est juste qu’il y a un monopole de 3 ou 4 personnes sur le tourisme dans le pays, du coup, il n’y a pas de concurrence, et de ce fait, oui, c’est quand même assez astronomique quant aux prix qui sont proposés… Vous pouvez vous rendre au Surinam, à Paramaribo, la capitale, en voiture sans aucun problème (il faut compter à peu près 6 heures porte à porte) et pousser jusqu’au Brésil (la, c’est deux jours) pour la ville de Boa Vista.


Que vous dire de plus…. je relis la liste de Marie… ah, le retour en France. Le retour en France, c’est une fois par an, très peu de temps en fait parce que notre base à nous, c’est le Portugal, c’est la où nous avons notre maison ! Donc, pour ceux qui veulent nous voir, le plus simple c’est de passer là-bas parce que quand je rentre, je ne sors plus de chez moi !!!! Ben oui, un mois par an pour en profiter, il faut vraiment en profiter !!!!!!

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Vue de la fenêtre :

 

Merci Tiphaine ! (et bienvenue au bébé qui a peut-être déjà pointé le bout de son nez…)

Vous pouvez retrouver Tiphaine sur son blog :


La semaine prochaine, on va découvrir la vie d’Eric au pays des Volcans : l’Islande

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