Cécile, le métro qui sent bon, le jambon à l’eau et l’accent « cute »… à Pasadena (Californie))

11 03 2012

Cecile et Patrick, alias LesMouths, nous vivons a Pasadena, a 15kms au nord-est de Los Angeles depuis 2 ans.

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? (contrat d’Expatriation ou en duree indeterminee…) Est-ce la premiere fois que vous vivez a l’etranger ?

Nous avons demenage en Californie fin December 2009, pour a la base une aventure de 2-3ans qui s’est vite transformée en EDI (expatriation a durée indéterminé J) ! Je travaille dans un labo de recherche comme ingenieur chercheur (ce qui fait suite a mon post-doc de 2ans) et Patrick a un boulot type CDI egalement.

Ce n’est pas la première fois que nous vivons a l’etranger : j’avais passe presque 1 an a New-York pendant mes études et LeMouth a déjà vecu 14 ans en Afrique et 2 ans chez les British…

 Panorama de la Death Valley vu du Zabriskie Point

2- Comment se passe la scolarisation ?

Nous n’avons pas d’enfants donc je peux uniquement parler du vécu de nos collègues/amis. L’ecole « publique » ne commence qu’a 5-6ans, avant ils vont a la Pre-School ou a la creche. C’est payant et cela peu atteindre $1500/mois facilement quand les 2 parents travaillent et que les enfants font des jours complets.

Ensuite il y a des écoles publiques et privées jusqu’à la fin du lycée, les écoles publiques sont plus ou moins bien selon les quartiers de L.A., elles sont notées sur 10 ce qui donne des infos aux parents sur la qualité de l’enseignement, elles sont gratuites (ou très peu cheres). Les écoles privées sont très cheres, entre $15,000 et $30,000 par an selon les endroits…

Il y a 2 ecoles françaises a L.A. : les Lilas (Pasadena, Los Feliz et en OC je crois) et le lycée français vers Beverly Hills. Elles sont payantes mais il existe des systèmes de bourses pour les expats, plus ou moins importantes selon les revenus.

3- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

La gentillesse des gens, toujours serviables, toujours le sourire, jamais grognons ou de mauvaise humeur …!! La vie est beaucoup moins stressante d’un point de vue global. Le métro ne pue pas, il est a l’heure et jamais en greve, meme chose (ou presque) pour les bus. Les magasins sont ouverts jusqu’à 10h le soir donc pas la peine de courir en sortant du boulot, il y a le temps. Le dimanche tout est ouvert donc on a vraiment 2 jours entiers pour profiter du WE et faire ce que l’on veut et pas seulement 1.25 jour comme en France… enfin voilà, beaucoup de choses en fait !

4- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

La nourriture c’est toujours un peu complique quand on debarque dans un nouveau pays, on a l’habitude de ses marques françaises, on achete toujours la meme chose… ici forcement on ne trouve pas. Donc au début on essaye de faire la meme cuisine qu’en France avec les produits locaux mais c’est pas super (typiquement une quiche avec du jambon imbibe d’eau)… et puis on en vient a modifier nos habitudes alimentaires pour coller aux produits du dit-pays. Cela prend un peu de temps …

Ce que l’on ne trouve pas c’est du bon pain qui a un bon gout, du coup je fais mon pain moi meme, a la main. Ca prend un peu de temps mais c’est quand meme super bon ! Pareil, les chocolats et bonbons sont pas supers, (oubliez les fraises Tagada), les seuls que l’on va trouver seront dans les colis humanitaires envoyés par la famille/les amis !!

Ah et puis le saucisson …bah il n’y en a pas … enfin presque pas, car on en trouve chez Trader’s Joe du pas trop mal (Colombus pour ceux qui seraient en manque).

 

Exemples de colis humanitaires de compet

5- La vie est-elle chere ?

Oui la vie est assez chere mais les salaires sont plus eleves donc en comparaison je pense qu’on s’y retrouve assez vite. Les fruits et légumes sont chers par exemple mais l’electromenager, les voitures, l’essence le sont moins qu’Europe. Meme chose pour les fringues.

Par contre la sécu coute très très cher, de meme pour l’education des enfants et la retraite ! Donc selon la situation familiale et l’age, il faut vivre ici ou rentrer en France J !

Notre ancien appart nous coutait $1900/mois pour 80m2, 1 chambre et une mezzanine type loft … ca donne une idée et je pense qu’a Paris, proche du métro et d’un coin qui bouge, c’est globalement le meme prix, avec le taux de change.

 

Plats de suhis et makis pour $10 dans Little Tokyo

6- Cote conduite ?

Les ricains sont plutôt relax au volant et comme les voitures ont presque toutes une boite automatique, conduire ici est très agréable. Bon évidemment il y a pas mal de bouchons (18millions d’habitants oblige) mais cela reste correct. Ils ne klaxonnent pas, jamais, meme quand le gars de devant s’endort au feu rouge… Par contre ils ne savent pas vraiment conduire au sens propre du terme, il n’y a pas d’Auto-Ecole comme chez nous du coup il y en a certains qui sont un peu dangereux !!

Ah et puis un autre petit truc bien sympa, il n’y a pas de priorité a droite (une aberration a la française) et ca c’est bien pratique, faut juste faire attention et s’en rappeler quand on rentre en France !!

 

Plaque d’immatriculation personnalisee, « Love Mammoth Lake »

7- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

L’integration est facile, surtout pour nous vu que l’on côtoie 90% de français en dehors de nos boulots. On essaye de se faire des amis americains mais les modes de vie sont tellement différents des nôtres que c’est assez difficile. Arriver chez les gens a 3pm pour commencer a manger a 5pm et partir a 9pm, ca fait bizarre !

Mais on a quelques couples d’amis ricains tout de meme J.

8- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

Oui nous parlons tous les 2 anglais couramment, on a évidemment pris des cours a l’ecole comme tout le monde mais on a surtout appris sur le tas une fois dans les pays anglophones ! Il ne faut pas avoir peur de prendre la parole et de s’exprimer, les gens sont très compréhensifs et sont toujours ultra charmes de notre accent français … I loooove your accent, you are sooo cuuuute !!!

9- Decrivez votre rue/cadre de vie

Nous avons achete une maison il y a 9mois donc nous avons maintenant 2 chambres a l’etage avec chacune sa salle de bain, un grand garage au sous sol et une grande pièce a vivre+cuisine au rez de chaussée, avec un petit patio qui donne sur la rue. La résidence a piscine et jacuzzi, de meme que BBQ en libre accès. La rue est très calme avec de grands palmiers, très californien. C’est un quartier familial avec des enfants qui font du vélo, des gens qui courent avec leur chien, pas un bruit la nuit, c’est limite la campagne !!

Notre jardin/patio avec un citronnier et un BBQ dont on se sert toute l’annee !

10- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

Il y a des tonnes de choses a visiter aux alentours, on est a 30min de la plage, 30min des montagnes, 1h30 des pistes de ski, 1h du désert, 1h des vignoles de Santa Barbara. Dans L.A., il y a toutes sortes de rencontres sportives, des expos, des musées, des concerts… comme toute grande ville!

Je pense qu’on pourrait vivre 1an a L.A. en faisant quelque chose de different tous les WE. On essayait au début de faire pleins de choses et puis le temps passe et on devient plus pantouflard !

 

Le « Queen » Mary a Long Beach

 

« Getty Center » le long de la 405

11- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

On essaye de rentrer 1 fois par an au moins, 2 si possible (financièrement et « vacancierement »). On a environ 15jours de congés par an chacun donc ce n’est pas très facile ! A chaque fois que nos boulots nous envoient en Europe, on en profite pour passer le WE dans la famille, c’est toujours ca de gagne !

Au dessus des nuages sur un vol LA-Paris

12- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

Oui, on reviendra surement en France, un jour, mais on ne sait pas quand ni ou. Je devrais plutôt dire, on rentrera en Europe … apres l’Europe tout est a 1h ou 2h d’avion donc c’est plus facile !

Rien ne nous « degoute » en France mais pour l’instant on est plus séduits par le mode de vie californien et nos boulots nous plaisent beaucoup.  Mais comme je le disais plus haut, l’education des enfants coute très cher donc on refera la balance une fois que l’on en aura, et c’est possible que l’on decide de rentrer a ce moment la.

La famille et les amis nous manquent, mais par contre la mentalité des français ne nous manque pas : jamais contents, tout le temps entrain de râler ou de faire greve … c’est d’ailleurs comme cela que les américains nous perçoivent, toujours en greve (bonjour la réputation)!

13- Quel est le climat ?

Il fait beau 350jours par an et en moyenne il fait 25C donc ca se supporte plutôt bien J. Il ne pleut pas beaucoup, mais quand il pleut c’est pour de bon : pas de petit crachin breton qui ne sert a rien … non, de la vraie pluie qui inonde tout !

Ce qui est agréable c’est qu’il ne fait jamais très humide donc meme si il fait 35C, on peut encore respirer.

 

Photo prise a Santa Monica, un 1er Janvier … on était en T-Shirt !

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante » 😉

Une fois un petit pépé arrete mon chariot en plein milieu d’un supermarche et me demande d’un air suspicieux ce que c’est que ces trucs verts … c’etait des poireaux ! Il m’a demande comment je les mangeais, si c’etait bon, quel gout ca avait et puis il a fini par me demander d’ou je venais. Quand je lui ai dis que j’etais française il m’a répondu « Of course, you’re French ! » … Mais c’est bien sur, je mange des poireaux donc je suis française !!

 

Il m’arrive également de demander de l’eau sans glaçons et je dis « water without glass » au lieu de ice … alors forcement on me regarde bizarre, de l’eau sans le verre c’est toujours un peu complique !

« De ma fenetre, je vois…. » :

… ma rue et les magnolias qui la bordent mais je vais tricher et vous faire voir la vue des fenetres du Griffith Observatory de nuit … un must !

Vue de DownTown du Griffith Observatory

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Merci Cécile ! 

Son blog :

clic !

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La semaine prochaine, on ira soit découvrir le Japon avec Jérôme, soit Taïwan avec Virginie (je leur mets la pression :)), soit… vous ? Quelque part dans le monde ?

Si vous souhaitez témoigner, c’est par ici :

mariegervais2004 @ yahoo.fr (sans les espaces évidemment)

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Thomas, la dinde farcie, le vélo et Persian Square… à Los Angeles (USA)

26 09 2011


 

 

Figure 1 : le visuel de la pièce de 25 cents dédiée à la Californie

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? (contrat d’Expatriation ou en durée indéterminée…) Est-ce la première fois que vous vivez a l’étranger ?

Je vis à Los Angeles depuis près de 2 ans. Je suis arrivé dans le cadre d’un contrat de volontaire international, qui dure… 2 ans maximum. C’est donc bientôt la fin de l’aventure californienne pour moi et le moment de faire un petit bilan sur cette expérience. Avant de venir aux Etats-Unis, j’ai vécu 5 mois en Chine, à Shanghai, dans le cadre de mon projet de fin d’études.

 

4- Qu’-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

Les Etats-Unis sont un pays énorme et les mentalités diffèrent énormément d’une côte à l’autre (voire, plus localement, d’un Etat à l’autre). Globalement, ce qui est agréable ici, c’est l’ouverture et le côté souriant des gens. Même si ce n’est qu’une façade, et qu’il n’est pas forcément facile de nouer des relations profondes avec les américains, le premier contact est facile. Il est très facile d’entamer une conversation n’importe où : à la caisse du supermarché, en attendant le bus, en faisant la queue à l’entrée d’un concert…

Los Angeles est une cité très cosmopolite et il est intéressant de rencontrer toutes ces cultures et de pouvoir discuter aussi facilement avec n’importe qui.

 

5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ?

Sans parler du climat, qui correspond à celui des coins les plus agréables de France, Los Angeles est un des lieux où se concentre l’énergie créative humaine, dans tous les domaines. Pour peu que l’on s’abonne à quelques fils d’information, on se retrouve très vite avec un choix très vaste d’activités éducatives, culturelles, sportives, sociales… Il se passe énormément de choses ici, dans tous les domaines et ces évènements facilitent énormément les rencontres intéressantes. Revers de la médaille : le dynamisme ambiant peut parfois devenir frustrant lorsque deux ou trois évènements intéressants se déroulent en même temps. Il faut alors faire des choix, pas toujours faciles.

Autre point appréciable : l’accessibilité des gens. Les barrières hiérarchiques se font beaucoup moins ressentir au niveau professionnel et personnel et il est très facile d’entrer en contact avec des gens hauts placés. Il n’est pas forcément facile de retenir leur attention (il faut être très bon, ne pas hésiter à le dire et être prêt à travailler très très dur) mais même ces personnes importantes prendront généralement le temps de considérer le projet, quelle que soit la notoriété de la personne qui le présente. C’est aussi valable au niveau de l’emploi : quelqu’un qui montre qu’il a les capacités pour faire le travail sera considéré avec attention, quel que soit son diplôme.

 

6-Coté alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

Les Etats-Unis ne brillent pas par leur gastronomie… Au pays du burger on trouve surtout… des burgers. Côté appréciable cependant, même les fast-foods du genre McDonalds servent leur hamburgers cuisinés sur commande : pas de vieux burger traînant dans un rayonnage depuis 25 minutes ici ! Détail amusant, il n’est pas rare de trouver des burgers fait maison dans les diners et les restaurants américains, avec des garnitures amusantes voire complètement folles, comme le burger au chili con carne : steak plus salade/tomates/oignons plus chili complet (avec haricots, viande hachée, sauce tomate et poivrons) : impossible d’avoir encore faim après cela !

Autre point, plus ou moins appréciable, les portions sont énormes ! Pour les gros mangeurs, les Etats-Unis sont un paradis ! Burgers et même salades, tout est plus grand aux Etats-Unis ! et avec l’excellent système de doggy bags (des boîtes en carton permettant d’emporter les restes chez soi) pas de gaspillage : les restes serviront pour un prochain repas !

Figure 2: Pancakes à la myrtille pour le petit-déjeuner!

 

On ne mange pas non plus QUE des burgers aux Etats-Unis. Certaines fêtes, comme Thanksgiving, sont une occasion de goûter à des plats plus traditionnels. Chapon farci et sa sauce aux groseilles, plats de maïs, salades diverses et délicieuses tartes à la citrouille ou aux fruits sont au rendez-vous de ces diners pantagruéliques durant lesquels les familles se retrouvent, entourées de leurs amis proches, pour un excellent repas. Les Américains que j’ai rencontrés adorent d’ailleurs inviter des gens à cette occasion et mon premier Thanksgiving américain, passé chez de (presque) parfaits inconnus, rencontrés à peine quinze jours avant, a été une expérience que je n’oublierai jamais. Dès mon entrée dans la maison, je me suis senti comme un membre de la famille à part entière !

A Los Angeles, cité très cosmopolite, il est facile de goûter à des cuisines venues des quatre coins du monde, y compris française. Les diners dans les restaurants français sont cependant à consommer avec modération, car notre cuisine jouit d’une réputation de luxe, avec les prix qui vont avec. S’il n’est pas toujours facile de trouver des bons produits du terroir dans les supermarchés (saucisson, fromage fermier, terrines diverses, etc.) il existe cependant un certain nombre de boutiques en ligne et de supermarchés un peu haut de gamme où les trouver, pour peu qu’on y mette le prix, encore une fois. Je n’ai pas vraiment eu de « manque » en termes de produits français mais j’ai du modérer un peu ma consommation.

 

7- Y a-t-il des plats typiques « étranges » ?

 Rien de vraiment surprenant dans la cuisine américaine : pas de brochettes de grillons ou de tartare de serpent. Il y a quelques associations étranges, comme les glaces chocolat-bacon (qui ne sont pas mauvaises du tout, en fin de compte).

8- La vie est-elle chère ?

La vie est relativement bon marché, en général. Les prix sont très similaires à ceux pratiqués en France mais avec le taux de change, on en sort généralement gagnant en tant qu’expatrié. Certains produits peuvent être chers, comme les fruits et légumes bios et il faut apprendre à connaître les bons plans. Comme en France, suivant les chaînes de supermarché que l’on fréquente, deux produits à priori identiques pourront être vendus à des tarifs assez différents.

Il est possible de manger pour pas cher dans les restaurants et c’est sans doute une des raisons pour lesquelles peu d’américains cuisinent. Typiquement, un plat moyen coûte dans les 10-15 dollars et au vu des portions, pas la peine de demander un dessert ! Attention cependant, les taxes et le pourboire (inévitable) ne sont pas inclus dans les prix et, en fonction de l’Etat, cela peut facilement faire grimper la note de 20%.

L’essence n’est vraiment pas chère : environ 4 dollars (2.95 euro) par gallon (3.78 litres), cela fait un litre d’essence à moins de 80 centimes d’euro ! Et encore, la Californie est l’un des Etats où l’essence est la plus chère.

A l’inverse, le prix des loyers et des hôtels est assez élevé en général, même s’il varie beaucoup d’un Etat à un autre, d’une ville à une autre, voire d’un quartier à un autre (à Los Angeles). Difficile de trouver une chambre d’hôtel à moins de 100 dollars (73 euros) à Los Angeles. On peut atteindre les 75 dollars (55 euros) dans un motel et les 30 dollars (22 euros) dans un dortoir d’auberge de jeunesse. Il faut souvent ajouter 10 à 15% de taxes à ces prix et ni l’internet ni le petit-déjeuner ne sont compris. Niveau loyer, compter 500 dollars (370 euros) pour une chambre dans une collocation, autour de 1000 (740 euros) pour un studio et 1200 (près de 900 euros) pour un appartement avec chambre et salon. Point positif : à ces prix là, on a souvent un balcon, un petit jardin, voire une piscine commune à l’immeuble.

9- Cote conduite ?

Los Angeles est définitivement une ville placée sous le signe de la voiture : les transports publics sont assez peu développés et la ville est immense ! Ici, les gens en difficulté financière abandonnent leur logement avant de se séparer de leur voiture. Résultat : la circulation est souvent dense et se transforme tous les jours en cauchemar aux heures de pointe. Ce sont alors des kilomètres de bouchons qui se forment et paralysent certains points de la ville. Ces bouchons sont inévitables, malgré un réseau routier impressionnant ! Ici, les autoroutes sont souvent des deux fois cinq voies et même les grands boulevards urbains sont souvent larges d’au moins une demi-douzaine de voies.

Pour éviter cet enfer, je me suis trouvé un appartement situé suffisamment près de mon lieu de travail pour pouvoir faire le trajet quotidien en vélo. Una activité à haut risque, cependant ! Au royaume de la voiture, les deux roues sont bien souvent invisibles voire méprisés par les automobilistes. Il n’est pas rare de se faire ouvertement couper la route par un imbécile pressé ou plus intéressé par son téléphone que par ce qui se passe autour de lui. Il y a quelques pistes cyclables mais un petit trait de peinture blanche n’effraie pas les conducteurs de 4×4, qui mordent allègrement dessus quand cela les arrange.

 

10- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalités, les habitudes culturelles du pays ?

Mis à part le manque de considération envers les cyclistes, je trouve que les pires défauts des américains sont le simple revers de leurs qualités. Cette ouverture et cette facilité de communiquer dont je parle plus haut sont agréables mais dès que l’on cherche à creuser un peu, à approfondir les conversations ou à cimenter les amitiés, on se retrouve souvent confronté à la superficialité de ces rencontres. Une personne inconnue vous donnera l’impression d’être votre meilleur ami au bout de 5 minutes de conversation mais vous ignorera/vous aura oublié quand vous la croiserez le lendemain ! La bonne humeur ambiante a aussi souvent des allures de masque et les sourires un peu trop crispés pour sembler naturels.

En Californie (et à Los Angeles en particulier), il existe également une sorte de culte du corps assez troublant et parfois énervant. Beaucoup de personnes sont obnubilées par leur apparence, leur style vestimentaire, leur style de coiffure, leur bronzage. Dans la ville qui abrite Hollywood, il plane parfois un parfum de faux et un manque flagrant de naturel !

 

11- L’intégration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’intégrer et de rencontrer toutes sortes de nationalités ?

De façon paradoxale, il est beaucoup plus facile de nouer des amitiés avec d’autres expatriés (toutes nationalités confondues) qu’avec les américains « de souche », pour les raisons que j’évoquais plus haut. On peut dire que les communautarismes sont plutôt développés car de nombreux quartiers concentrent une communauté en particulier. Los Angeles dispose ainsi de son Chinatown mais également d’un Koreatown, Little Tokyo, Persian Square, Little Armenia et beaucoup d’autres. Si les communautés ont tendance à former une espèce de mosaïque, elle n’est cependant pas très cloisonnée et permet en fait de se plonger dans l’ambiance de tel ou tel pays simplement en visitant un quartier.

 

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

Pas de problèmes avec l’Anglais, même si les américains décèlent encore parfois mon accent Frenchie. La présence de nombreux immigrants multiplie par contre les accents et certains ne sont pas toujours évidents à comprendre. Pas de cours formels mais les conversations sont un excellent moyen de s’améliorer en Anglais.

 

13- Décrivez votre rue/cadre de vie

Je vis à Westwood, le quartier à proximité du campus de UCLA (University of California, Los Angeles), en plein cœur de Persian Square,  le quartier iranien. Cela donne un mélange assez étrange de multiculturalisme (de nombreux étudiants internationaux fréquentent le campus) avec une forte teinte de Moyen Orient. Des restaurants perses s’échappent de succulents fumets de mouton et d’agneau grillés, les devantures des échoppes sont couvertes d’arabesques calligraphiées et les fragments de conversation entendus dans la rue sont aussi souvent en Farsi qu’en Anglais. Plusieurs magasins de tapis parent leur devanture de somptueux modèles, dont certains font plus de 12 mètres carrés. Le soir, dans les cafés, les habitants du quartier viennent discuter, prendre un thé bouillant et jouer au backgammon.

 

Figure 3 : Un soir à Persian Square

 

En remontant vers le campus, les boutiques se font plus éclectiques : beaucoup de magasins de vêtements, de petits restaurants étudiants, de salons de coiffure, de bars. Le Chinois remplace le Farsi comme deuxième langue la plus entendue et la moyenne d’âge chute drastiquement. Les ordinateurs portables remplacent les plateaux de jeu aux terrasses des cafés (qui sont plutôt des Starbucks).

 

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses à visiter aux alentours ?

A Los Angeles, il y a deux sortes d’Hommes : ceux qui ont une voiture et ceux qui dépriment… Même s’il est théoriquement possible de se déplacer dans Los Angeles via le système de bus (le métro se cantonne principalement au centre ville), c’est s’exposer à des temps d’attente longs (la desserte est fréquemment aléatoire), des trajets interminables (la ville est immense : 71 * 49 km) et des rencontres étranges avec les bus freaks («les fous du bus ») dont certains sont à la limite de la schizophrénie (mais on rencontre aussi des gens très sympas et passionnants, c’est juste une question de chance). Et dès qu’on veut sortir de la ville, cela devient compliqué. Il y a bien les bus longue distance mais les stations sont peu nombreuses, les destinations limitées et les horaires pas toujours pratiques.

La voiture est donc fortement recommandée en ville et quasiment indispensable si on veut en sortir un peu. Pour éviter les frais de parking si l’on n’a pas de garage, il est possible de louer une voiture le temps d’un week-end. Les prix sont assez bas et il y a souvent des offres intéressantes, pour peu qu’on ait plus de 25 ans. Louer une voiture dans ces conditions peut revenir aussi peu cher qu’une trentaine de dollars plus l’essence.

Au niveau des choses à voir, si Los Angeles ne contient pas beaucoup de monuments touristiques, elle regorge cependant de trésors et il y en a pour tous les goûts ! Hollywood et son signe légendaire (dont on ne peut malheureusement pas trop s’approcher), le walk of fame et les cinémas célèbres ; Santa Monica, Venice et Malibu avec leurs plages et leurs petits coins cachés ; Mulholland drive, Sunset Boulevard, Bel Air, Beverly Hills et autres noms/quartiers légendaires ; les musées ; les gratte-ciels du centre ville ; les studios de cinéma… les guides touristiques regorgent d’endroits à ne pas manquer. Mais Los Angeles, c’est aussi les graffitis magnifiques trouvés au coin d’une rue, les petits espaces cachés dans un entrepôt où l’on peut découvrir des œuvres d’art ou écouter un concert, le dépaysement d’une après-midi passée à Chinatown ou à Little Ethiopia, les petites randonnées dans les nombreux parcs qui occupent les montagnes aux alentours.

Bref, si Los Angeles offre une expérience moyennement riche et variée au touriste (qui préfèrera sans doute San Francisco, Chicago ou New-York), c’est lorsqu’on y vit qu’elle se dévoile vraiment (comme beaucoup de villes, en fait).

 

Figure 4: Los Angeles, vue du Griffith Observatory

 

Figure 5 : palmiers et tours : bienvenue dans le centre ville

 

15- A quelle fréquence « rentrez »-vous en France ?

Je suis rentré deux fois en France en deux ans, une fois en été, près d’un an après mon arrivée, puis pour la fin de la même année.

 

16- Avez-vous prévu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne pas envie de revenir habiter en France ?

Je pense que je finirai par rentrer en France pour de bon, un jour… peut être. Ca ne fait pas vraiment partie de mes plans pour l’instant car mes derniers voyages m’ont vraiment donné l’envie de continuer à parcourir le monde : deux ans ici, trois ans là, le temps de vraiment découvrir les pays.

 

17- Face a quelle mentalité/habitude/défaut français êtes-vous + clément, avec le recul d’habiter a l’étranger ?

Aucun ! Mes expériences à l’étranger m’ont d’ailleurs convaincu que le penchant national des Français pour la grogne était en fait assez pénible. Certes, la vie est parfois difficile mais vivre en France n’est, de loin, pas un calvaire et râler à propos de tout, dans son coin, plutôt que de dire franchement ce qui ne va pas à la personne concernée n’a jamais fait avancer le schmilblick.

 

18- Quel est le climat ?

Le Sud de la Californie a un climat méditerranéen donc hiver doux et été agréable. Quelques grosses pluies vers janvier/février mais en dehors de ça, le climat est plutôt sec. Los Angeles est réputée pour son climat exceptionnel et cette réputation est bien méritée ! Il fait rarement gris, les températures ne descendent quasiment jamais en-dessous de zéro (et dans ce cas, c’est la nuit) et une petite brise marine ventile agréablement l’air en été. Bref, parfait !

 

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes françaises ?)

J’ai sans doute gardé l’habitude de passer du temps à lire ou dessiner à la terrasse d’un café, activité inhabituelle dans le mode de vie californien, où il est presque mal vu d’avoir du temps libre : il faut être actif, tout le temps ! Rouler en vélo et marcher beaucoup pour aller d’un point A à un point B sont également des habitudes que j’ai conservées, au royaume du « jamais sans ma voiture ».

Côté habitudes américaines, le côté consumériste de la société américaine est vraiment pernicieux et c’est un effort de volonté perpétuel de ne pas y succomber (cartes de fidélité, réductions dignes des périodes de solde tous les 10 jours, achat en ligne)… j’ai cédé quelques fois. J’ai par contre résisté à l’idée de passer tout mon temps libre à courir sur un tapis roulant dans une salle de sport ! Globalement, je pense que ce séjour m’aura fait devenir plus sociable, plus enclin à engager une conversation sans raison, avec n’importe qui, sur n’importe quel sujet, voire à rejoindre une conversation entre de parfaits étrangers.

19- Y-a-t-il de la censure ?

Il n’y a pas vraiment de censure à proprement parler (rien de comparable avec ce que j’ai pu voir en Chine, par exemple) mais l’information est très fréquemment manipulée par les médias. Les journaux et les chaines d’information sont très souvent politisés, très fortement pour certains, et l’information qu’ils donnent est souvent objective au point d’en être biaisée. Il vaut donc mieux savoir ce qu’on lit/regarde et ne pas s’affoler quand deux sources semblent parler de deux choses différentes alors qu’elles couvrent un même sujet.

En termes de violence, peu ou pas de censure. Ce n’est par contre pas le cas des contenus sexuels, qui sont souvent assez fortement censurés. La dichotomie peut sembler étrange mais les américains en sont conscients et l’expliquent à travers l’histoire du pays. Les Etats-Unis ont été bâtis dans la violence et la culture populaire, à travers les films d’action et les comics (bandes dessinées dont les plus célèbres concernent les super-héros), est remplie de violence. Le sexe est cependant vu d’un plus mauvais œil, ce qui s’explique par le caractère puritain de beaucoup d’américains dans ce domaine.

A noter aussi que tous les « gros mots » sont bippés à la radio. Autant dire que lorsque l’on tombe sur un morceau de rap, on se croirait en train de décoder du code morse !

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « dépaysante »

Hum… pas facile ! Vivre à Los Angeles, c’est un peu se retrouver dans un épisode de série télé américaine. Ironiquement, certains des moments où je prends le plus conscience de l’endroit où je me trouve sont lorsque je reconnais ma rue ou un quartier voisin sur le grand écran !

Envie d’en savoir plus ? N’hésitez pas à visiter mon blog : 

 

Et pour voyager un peu +, sur les voyages de Thomas : par ici

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« De ma fenêtre, je vois…. » : 

La fenêtre de mon appartement étant plutôt mal située (un grand panneau publicitaire bouche l’essentiel de la vue), voila ce que je vois souvent de la fenêtre de mon bureau, avant de rentrer chez moi :

 

Figure 6 : Coucher de soleil sur Santa Monica Boulevard

 

 

Merci Thomas pour ce témoignage qui tombe à pic !

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Je suis en recherche URGENTE de nouveaux témoignages : alors si vous êtes vous-même, ou si vous connaissez des Français habitant à l’étranger, de Lisbonne à Tombouctou, en passant par Vladivostock et Tataouine, écrivez-moi, c’est par ici et c’est gratuit ! mariegervais2004 AT yahoo.fr

 





Elisabeth, les colibris et Jason Statham… à Los Angeles (USA)

18 07 2011

Moi, Elisabeth, 36 ans, en doctorat de sciences de l’éducation + mon mari qui veut rester anonyme, 38 ans, chef monteur de films + les enfants : Emma (presque 12 ans), Titouan (quasi 10 ans) et Violette (bientôt 4 ans et demi)

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? 

Nous avons quitté la France au mois d’août 2010, pour des vacances d’un mois et demi à Montréal où mon mari travaillait… et nous avons enchainé avec 3 mois à Philadelphie et depuis 6 mois, nous vivons à Los Angeles où nous avons choisi de rester.

Nous ne sommes pas sous contrat d’expatriation mais sous contrat local, mon mari n’a pas de travail fixe, il est freelance et nous sommes donc totalement libres de rester ou de partir (il a la chance d’avoir un visa renouvelable quasiment indéfiniment et de pouvoir obtenir facilement une carte verte).

Mon mari travaille dans le cinéma, un producteur et un réalisateur ont aimé son travail et l’ont donc contacté. Nous n’avions absolument pas planifié de venir, et nous n’en n’avions pas spécialement envie.

Nous n’avons pas prévu de durée spécifique à notre vie ici.

J’ai déjà vécu plusieurs mois à Londres et plusieurs mois à Phukhet (en Thaïlande), quand j’étais jeune étudiante et j’ai un peu voyagé aussi (Cameroun, Egypte…).

2- Comment se passe la scolarisation ? Y-a-t-il des ecoles francaises ? Y avez-vous mis vos enfants ou au contraire avez-vous opte pour le systeme anglais (ou autre) ? Avez-vous acces a d’autres pedadogies ? (Montessori, Steiner…)

En France, nos enfants n’étaient pas scolarisés. Nous étions une famille homeschooleuse (= école à la maison).

Finalement, en janvier Titouan a intégré une école publique ici en 4th grade (CM1), il poursuivra en 5th grade en septembre, Violette va à la preschool 2 jours par semaine et Emma fera sa rentrée en 7th grade (5ème) en septembre à la middle school publique dont nous dépendons. Le but principal est qu’ils soient parfaitement bilingues.

Ils feront du français, de l’histoire et de la géo à la maison afin de garder un niveau suffisant pour pouvoir passer le brevet et le bac en candidats libres.

A Los Angeles, il y a deux écoles françaises : le Lycée Français et le LILA. La scolarité y est extrêmement chère, ces établissements sont loin de chez nous et je n’aime pas l’école française donc je n’y mets pas mes enfants (on verra éventuellement pour le niveau lycée).

Il existe des tas d’écoles privées américaines avec des tas de pédagogies, mais la plupart sont horriblement chères!

3- Vos enfants sont-ils bilingues ?

Non, ils ont commencé l’apprentissage de l’anglais il y a moins de 6 mois. Titouan et Violette par immersion à l’école et Emma avec des cours d’ESL (English as Second Language). Les deux ainés sont fluent et Violette commence à bien se débrouiller.

4- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

 Ma famille 🙂

Les gens sont globalement extrêmement gentils de prime abord.

C’est une culture différente mais pas tant que ça, donc ça aide.

Le fait de parler anglais aide bien aussi.

Mais je ne suis pas hyper enthousiaste à l’idée de rester ici pour l’instant

5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ? 

Pas grand chose, lol!

J’avais une chouette vie en France et les Etats-Unis étaient loin d’être un rêve pour moi. Et je perds pas mal de choses en venant (mes études, le droit de travailler, mes activités, mes amis…).

Niveau travail pour mon mari, évidemment, c’est autre chose : quand on travaille dans le cinéma et qu’Hollywood vous appelle, difficile de refuser.

6- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

J’adore les fruits et les légumes bios que je me fais livrer à domicile chaque semaine. Et les fruits coupés en morceaux et arrosés de jus de citron qu’on achète dans les parcs!

A LA, il est extrêmement facile de bien manger, je trouve tout ce que je veux en bio, du bon chocolat, du bon pain, du fromage au lait cru et même des croissants (si, si).

Impossible de trouver du «vrai» saucisson sec par contre et des trucs trés spécifiques. Rien ne me manque vraiment, mais en ce moment, je rêve de manger des moules-frites (ça existe, hein, mais je vais attendre mon retour en France) et de me gaver de yaourts nature en petits pots individuels et de crèmes desserts en tout genre!

7- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ?

Etranges, non, mais les américains peuvent aller trés, trés loin dans la malbouffe!

Les menus de la cafétéria sont tout un poême, burritos, pizzas, nuggets (evidemment industriels, rien de fait sur place). Je n’ose imaginer les dégats pour les enfants qui y mangent du 1st au 12th grade! La lunchbox est donc obligatoire!

8- La vie est-elle chere ?

Oui et non.

Les choses importantes sont trés chères : logement, éducation, santé. Le manque de protection sociale est aussi à prendre en compte si on est sous contrat local. Mon mari n’a pas de travail fixe et entre deux contrats, pas d’allocation chômage! Et s’il reste trop longtemps sans travailler, il perd également son assurance santé.

Je trouve le cinéma, les DVD et les musées chers aussi. Internet-TV-Téléphone sont absolument hors de prix.

Par contre, les vêtements et les restaurants sont bien meilleurs marchés.

9- Cote conduite ?

C’est THE point noir de LA. C’est une ville noyée sous les voitures dans laquelle personne ne marche. Une copine américaine me disait que marcher plus d’1/2 block était impensable pour l’angelenos moyen!

Nous oui, puisque nous n’avons pas de voiture. Mon mari va travailler en vélo ou en bus et je me déplace à pied.

Sinon, globalement, les gens conduisent assez mal, klaxonnent beaucoup et ne regardent pas s’il y a des piétons ou des cyclistes. Par contre, ils ne roulent pas trop vite.

10- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ?

Leur obsession absolue de la voiture «you are what you drive» (vous êtes ce que vous conduisez), trés typique de LA!

Leur côté fataliste et résigné, je trouve les américains absolument pas combatifs, quand on souligne une injustice ou une inégalité, la réponse obtenue est souvent «yes, but what can we do?» (oui, mais que peut-on faire?)

L’enthousiame excessif et trés superficiel pour les gens ou les choses qui fait qu’on a souvent l’impression qu’ils se foutent de notre gueule et qu’ils sont trés hypocrites et qui ne débouche sur rien de plus profond.

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

Oui et non. C’est une culture suffisamment proche de la nôtre pour que l’intégration soit facile. Mais les américains ne sont pas des gens avec lesquels il est facile de devenir ami, ou même juste «bon copain». C’est quelque chose qui ressort beaucoup quand on discute avec d’autres expats qui sont ici depuis longtemps : la plupart n’ont pas de vrais potes américains, et encore moins d’amis. Les relations sont trés agréables et trés faciles, mais elles ne vont jamais trés loin.

Ceci dit, ma seule bonne copine ici est américaine. Il y a donc des exceptions.

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

J’ai fait 4 ans et demi d’anglais au collège et au lycée. Je n’avais pas parlé anglais depuis 15 ans… et ça va trés bien. Je peux discuter de tout avec les gens, je les comprends, je peux lire et regarder un film (je garde les sous titres anglais dessous mais plus par sécurité que par réel besoin).

Je vais peut-être prendre des cours une fois par semaine à partir de septembre pour vraiment m’améliorer, histoire de faire moins de fautes quand je m’exprime quand-même et d’avoir un vocabulaire un peu plus élaboré.

13- Decrivez votre rue/cadre de vie 

A notre arrivée à LA, nous avons sous-loué une maison pendant 6 mois. Et là, nous avons loué un grand upper duplex (beaucoup de maison ici comprennent deux logements qui partagent le jardin), plus de 200m2, 3 grandes chambres, plein de lumière, du parquet partout, une vraie cheminée, nous sommes trés contents.

J’aime bien le fait que les maisons soient équipées de lave-linge et sèche-linge + cuisine équipée (frigo, four, lave-vaisselle).

Trouver une maison de 3 chambres n’a pas été si facile et je ne parle pas de 4 chambres!

Notre quartier est trés bien situé, trés central, on peut tout faire à pied, il y a bcp de lignes de bus, c’est trés vert et trés fleuri.

Je vis à une rue d’écart de Laëtitia qui a également témoigné pour ce blog.

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

La Californie est un état sûrement magnifique. mais pour partir en week-end il faut du temps et un peu de sous + un véhicule. Nous n’avons aucun des trois donc nous ne sommes pas sortis de la ville pour le moment.

Et puis, après 2 pays et 3 villes, nous sommes contents de nous poser un peu sans nous sentir obligés de «visiter» (en 10 mois, nous nous sommes baladés à Montréal, Ottawa, Philadelphie, l’arrière-pays amish, New-York et LA). Nous sommes là pour longtemps, nous avons le temps.

15- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

En France, nous avons notre maison. Elle va être louée à des étudiants et sera donc disponible tous les étés. Je compte donc rentrer une fois par an pendant 6 à 8 semaines tous les étés. Je veux que mes enfants n’oublient pas qu’ils sont français, et j’ai envie de voir mes amis, ma famille, de manger de la baguette et du camembert, de flâner dans les librairies et de me promener dans des jolies rues.

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

 Je ne me vois pas mamie aux Etats-Unis mais rien n’est prévu. Quand on en aura marre, on rentrera. la question est surtout liée au travail de mon mari, tant que c’est mieux ici, on ne rentre pas, sinon aucun intérêt pour nous de rester.

17- Face a quelle mentalite/habitude/defaut francais etes-vous + clement, avec le recul d’habiter a l’etranger ?

Le chauvinisme, les râleries, le sentiment de supériorité (les américains ont le même).

J’aime bien le côté polémiqueur de mes compatriotes, on ne s’ennuie pas à table avec des français, c’est vivant, ça parle fort et ça s’engueule mais au moins, ça bouge. Ici, tout est plus lisse, on ne parle pas des sujets qui fâchent.

18- Quel est le climat ?

Il est réputé comme un des plus agréables au monde.

Je ne suis pas convaincue, j’aime bien avoir de vraies saisons, j’aime la pluie et je n’aime pas la chaleur.

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes francaises ?)

Je fais mes courses à n’importe quelle heure, n’importe quel jour.

Je mange plus à l’extérieur aussi.

Mais pour le reste, je vis plus ou moins comme avant.

19- Y-a-t-il de la censure ?

Non. Sauf pour les F*** à la télé. Et certains films sont remontés afin de ne pas heurter le public américains (dans les exemples connus et récents : Taken et The King Speech, l’un est moins violent ici et l’autre ne contient plus de gros mots).

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante » 😉

Ms enfants se sont baignés dans la piscine d’un tréééééééés gros producteur et Jason Statham est venu chez moi et m’a fait la bise (il sent bon *love*)

« De ma fenetre, je vois…. »

plein de fleurs, des colibris et les collines d’Hollywood!

Merci Elisabeth !

J’aimerais bp savoir comment ils ont pu retirer les gros mots dans « Le discours d’un roi »?? Ils ont supprimé une scène entière ou ils ont mis « saperlipopette et crotte de biquette » à la place ??

Le blog d’Elisabeth :

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La semaine prochaine, retrouvons Charlotte pour une visite de Bruxelles 

Et après… pause vacances !

N’hésitez pas à m’écrire si vous souhaitez témoigner : mariegervais2004 -at- yahoo.fr

J’ai besoin de témoignages pour la rentrée !!!!





Laëtitia, le sundae au bacon, les barbecues entre voisins et Brad Pitt… à Los Angeles (USA)

2 05 2011

Nous sommes 3 Français, arrivés ici par le travail. Laëtitia et Benjamin sont mariés depuis mai 2009, et Jérôme, ami de longue date et maintenant colocataire.

1- Depuis combien de temps habitez-vous dans ce pays ? Pour combien de temps ? 

Laëtitia et Ben: On vit ici depuis janviers 2010, soit un peu plus d’un an. On a un visa renouvellable, qui nous permet de rester ici jusqu’à 6 ans. On a jamais vécu à l’étranger avant, mais on en avait très envie. Ben était déjà venu aux Etats Unis en vacances, moi jamais. Mais on a foncé tout de suite. Si on doit rentrer en France, je pense qu’on essayera de partir encore ailleurs. On y prend goût.

4- Qu-est-ce qui vous fait vous sentir bien dans le pays ?

A peu près tout, le temps, les gens, l’ambiance générale. Dés les premiers jours, j’ai su que c’était l’une des meilleures décisions qu’on ait prise. Tout le monde me disait que c’était la nouveauté, et que bientôt je verrai les défauts. Mais non, je suis toujours dans la phase “ passion” avec Los Angeles. This is my town! Je m’y sens complètement chez moi ( si nos amis et la famille pouvait venir y vivre, ce serait quand même pas mal ), même si parfois je me surprends à penser ou dire: quand on rentrera en France…

J’ai du mal à me voir vivre ici pour toujours. J’ai besoin de changements régulièrement.

5- Qu’est-ce que vous y trouvez que vous ne trouviez pas en France ? (en positif, cote mentalite principalement)

Le bien-être, la sérénité au quotidien ( parce qu’on a quand même des coups de stress, quand il s’agit de trouver un docteur par exemple ), le temps idéal qui fait qu’on n’a pas peur d’attraper les 40 maladies qu’on se chope en France en hiver ( je carburais avec des grippes, des gastro, des angines à répétition d’octobre à mai, là j’ai eu deux petits rhumes et une angine ). J’adore sortir dans la rue. En France, j’étais devenue complètement agoraphobe. Impossible de sortir avec du rouge à lèvre sans subir des assauts de pervers, impossible de porter un vêtement original sans être moqué ( là je peux sortir avec un plat de nouilles sur la tête, personne ne dira rien ). Ici, tout le monde se parle, que ce soit aux courses, dans le bus, à la plage… Je n’ai plus peur de passer devant un groupe d’ouvriers en pause, ou devant une bande de jeunes. La moindre file d’attente devient un salon de thé. Au début, c’est un peu choquant d’être abordés innocemment par des inconnus, qui ne vont ni vous demander de l’argent, ni essayer d’avoir votre numéro de téléphone. Ils veulent juste discuter et sont très curieux, et pas pudiques du tout. Je ne comprends pas pourquoi cette ville à la réputation d’être superficielle et les gens opportunistes, ce n’est pas le cas. Ha oui, j’aime aussi beaucoup que mon courrier ne soit plus volé, et mes colis ouverts. Avis aux postiers.

6- Cote alimentation, qu’est-ce que vous adorez ? A l’inverse, y-a-t-il qq chose qui vous manque et que vous ne trouvez pas ?

Je ne suis pas très nourriture, mais j’adore qu’on puisse s’arranger pour avoir des plats végétariens. Ce que je préfère au restaurant? Les serveurs, adorables, et patients.

7- Y a-t-il des plats typiques « etranges » ? 

Séverine dans son interview parle des patates douces en gratin avec du marshmallow. Ca me semble classique à côté de KFC, qui l’année dernière a sorti un sandwich au poulet, avec à la place du pain….deux escalopes de poulet. C’était dans la liste des inventions les plus ridicules de 2010. Récemment, j’ai aussi découvert le sundae ( glace ) avec des morceaux de Bacon dedans, chez Denny’s.

 

8- La vie est-elle chere ?

Oui, plutôt. Même si honnêtement, on a un appartement qui serait introuvable en Ile de France. On est en plein milieu de Los Angeles, une ville de 18 millions d’habitants, et on se dirait dans une petite ville, si ce n’est les hélicoptères et les sirènes. C’est calme, vert, ensoleillé… Pour les courses, il y a moyen de payer moins cher. On est fan des magasins 99cents, où on trouve de tout, des kiwi bio à l’aspirine, en passant par les tuperwares et les tests de grossesse.

9- Cote conduite ?

J’apprends à conduire ici, et j’adore ça! Hurler sur les gens me détend. Je plaisante à peine! Par contre, je n’arrive pas à savoir comment je pourrai conduire sur les minuscules routes françaises avec une manuelle. Je préfère pas y penser. J’aime trop les autoroutes à 16 voies.

10- Qu’est-ce qui vous agace le + dans les mentalites, les habitudes culturelles du pays ? 

Hmmm, je trouve qu’ils se laissent marcher sur les pieds. Ils n’ont pas appris à râler comme les Français, qui se plaignent pour un rien. Il y aurait de grandes choses à faire en deux, trois mouvements de masse. Il faut aussi qu’ils arrêtent de prendre leur voiture pour aller au bout de la rue ( nos voisins font ça… c’est pas une façon de parler, ils le font vraiment! ), et j’en ai aussi ras le bol des arrosages automatiques à 3h de l’après-midi en plein soleil.

11- L’integration est-elle facile ? Y-a-t-il un communautarisme fort ou au contraire est-il facile de s’integrer et de rencontrer toutes sortes de nationalites ?

L’intégration est très facile, il faut tomber sur des gens qui sont déjà en groupe, comme par exemple les voisins. Les nôtres se connaissent depuis parfois 20 ans, on fait des barbecues, des apéro, Noël… Sinon on fréquente beaucoup les collègues. On ne connaît que peu de Français, et c’est très bien comme ça. Grâce à mes cours d’anglais, je fréquente tous les jours plein de nationalités différentes, des Coréens, des Iraniens surtout. C’est très enrichissant. On peut enfin parler des préjugés sans se faire taxer de racistes, et en rigolant de nous-même. Ce sont deux pays qui m’attirent beaucoup du coup.

12- Connaissez-vous la langue du pays ? Avez-vous pris des cours ?

Je commence à bien maîtriser et à apprécier l’anglais. J’en ai fait 7 ans à l’école, comme tout le monde à peu près, et comme beaucoup de gens, en arrivant ici, je ne comprenais pas qu’on me fasse répéter sans arrêt. Là, je prends des cours d’anglais au lycée de Beverly Hills. En deux semaines, j’ai vu la différence, j’ai compris rapidement ce qui n’allait pas. Ce qui m’a encore permis de faire un reproche à la France: système d’apprentissage des langues: 0 pointé. Je peux maintenant parfaitement tenir une conversation et plus personne ne me fait répéter. J’aime bien corriger les autres du coup, et j’aime bien qu’on me corrige. Je n’aurai jamais cru aimer l’anglais…

13- Decrivez votre rue/cadre de vie

Notre cadre de vie est particulièrement sympathique. On est entre Beverly Hills et Hollywood, au milieu de tout. Miracle Mile est une très vieux quartier, avec plein de musées, dont le fameux LACMA et le tar pit ( un lac de pétrole ). Notre bâtiment a 80 ans environ. Pratiquement tous les bâtiments de la ville font moins de 3 étages, à cause des normes sismiques. On est au rez de chaussée, avec terrasse et deux places de parking, un petit jardin devant, un grand parking où on fait pousser des tomates et des citrons et où on se rassemble pour les barbecues. On est juste à côté d’un très grand axe de la ville, et pourtant on entend rien du tout. C’est très pratique pour le bus notamment.

Les garçons vont au boulot à pied en 10 minutes, on a un centre commercial à ciel ouvert à 15 minutes à pied, avec un cinéma, plein de restaurants… Si on déménage, j’irai à Venice beach, mais pas ailleurs.

 La rue

14- Est-il facile de partir en we ? Y’a-t-il beaucoup de choses a visiter aux alentours ?

Trop, trop de choses à voir. Je pense qu’on a bientôt achevé Los Angeles en elle-même. On est déjà allés à San Francisco, Las Vegas et San Diego. Cette année, on va faire les parcs nationaux, et on revient d’une semaine à Hawaii.

Le Tar Pit 

15- A quelle frequence « rentrez »-vous en France ?

Jamais. J’irai peut-être seule en septembre, rien de sûr encore. Je suis très curieuse de voir mes réactions, si ma vision de la France aujourd’hui est exagérée, ou si vraiment, j’avais des raisons de ne pas m’y sentir bien…

16- Avez-vous prevu de revenir vivre en France un jour ? Qu-est-ce qui ne vous donne PAS envie de revenir habiter en France ?

On n’a pas encore pris de décision à ce sujet, on verra le moment venu. Peut etre que dans un an et demi, on en aura marre et on voudra rentrer… Peut être que comme maintenant, rien que d’y penser, on aura le coeur déchiré… Je ne connais personne qui est revenu de Los Angeles. Même des familles avec enfants qui n’étaient pas très enthousiastes à l’idée de venir en premier lieu. Les Français, l’état politique du pays, ne me donnent pas du tout envie de rentrer. On dit souvent qu’on va brûler nos passeports ! Par contre, on évite d’en parler à certains Français qui prennent très mal qu’on leur préfère les Etats Unis ( pays des obèses et des armes à feu, et rien d’autre ). Le temps aussi ne me donne pas envie, les maisons moches, les villes très petites au final, le manque de mixité ethnique et de découvertes… Je pense qu’on voyagerait beaucoup si on devait rentrer.

17- Face a quelle mentalite/habitude/defaut francais etes-vous + clement, avec le recul d’habiter a l’etranger ?

J’ai découvert qu’en fait, ce n’était pas moi qui avait un problème en France, ou l’humanité. Je me sentais mal dans mon pays, pourtant on a déménagé plusieurs fois ( Nancy, Versailles ). Et donc je n’ai pas hésité à partir. J’aurai dit oui pour n’importe quel pays, même la Mongolie. Et une fois ici, j’ai compris que je n’allais pas si mal que ça, et que c’était la France qui me rendait mal à l’aise. Je pense que maintenant que je sais ça, j’aurai plus de facilité à faire abstraction de mes envies de meurtre. Je pense que j’ai pris énormément confiance en moi ici. Je suis fière en fait, d’avoir réalisé ça.

18- Quel est le climat ?

Californien. Il paraît qu’on a eu une année dégueulasse en 2010, et que 2011 sera pire. Ca me va parfaitement. On est géographiquement au niveau du sud du Portugal, mais on a un climat méditerranéen.

 

19- Avez-vous des «habitudes » ? (Pris des habitudes locales ? Ou au contraire garde des habitudes francaises ?)

J’ai pris l’habitude de ne plus aller chez le médecin chaque semaine. J’ai pris l’habitude qu’on soit très poli avec moi, j’ai pris l’habitude de calculer les taxes quand on fait des achats ( elles ne sont pas incluses ), j’ai pris l’habitude de nos nouveaux amis, de connaître mes voisins, des tremblements de terre, d’aller à la plage, des fringues de marque très bon marché… Tout est différent, mais pas trop.

19- Y-a-t-il de la censure ?

A la télé, oui beaucoup. Mais on ne la regarde jamais. Au quotidien, il y a beaucoup de sujets qu’on doit éviter. La politique, ça peut vite heurter. Les blagues sur les prostituées ou la mort, ça passe pas super non plus ( et il faut être très prudent avec le harcèlement sexuel, du coup on raconte des blagues de Toto… ). Pour le reste, ça ne les dérange pas qu’on se moque d’eux, de leur nourriture ou leurs habitudes, ils nous traitent de puristes et c’est fini! On est souvent les seuls à venir avec de la salade et des légumes aux soirées.

20- Vous pouvez terminer sur une anecdote « depaysante »

Dernièrement, on mangeait en terrasse un après-midi à Santa Monica, et Ben me dis: hé, c’est Brad Pitt!

Est-ce qu’on aurait pensé pouvoir raconter ce genre de choses un jour?

« De ma fenetre, je vois…. »

Dans l’appart, on est au rez de chaussée, donc on ne voit pas grand chose…

Mais du boulot, au 25ème, Downtown LA:

( vers le nord de la tour, le signe Hollywood, vers l’ouest, la mer. Pratique pour voir le temps qu’il fait à la plage, car il peut être radicalement différent d’ici )

Merci Laetitia pour ce témoignage vivant et agréable. On a envie de partir !! (moi en tout cas :))

Et j’adorerais visiter La Brea (Tar Pit) qu’on a découvert dans un documentaire. Pour les fans des fossiles et de la faune de l’âge des glaces, c’est par 🙂

Si vous voulez suivre les aventures de Laetitia, c’est par ici :